Rêve dégagiste anti-Macron en théâtre de rue « Anti-Vax »

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Partiellement improvisé. Les différentes scènes peuvent être présentées indépendamment.  Pour toute utilisation ou mise en scène, merci de citer mon nom. Merci à J. Bosch pour « La nef des fous » et à G.Brassens et quelques autres chanteurs.

Scène 1 

Spectateurs debout autour d’un espace vide.

Musique : On entend le début de  « Ne me piquez pas » sur l’air de J. Brel, « Ne me quitte pas ».

https://www.youtube.com/watch?v=j6rAMGfaNvA

Un chanteur de rue mal habillé chante ce début, sans musique. Deux policiers l’approchent munis de matraques.

Policier 1 : Vous êtes en triple infraction !

Chanteur : Et pourquoi ?

Policier 2 : Primo, il est interdit de chanter dans la rue sans autorisation préfectorale.

Policier 1 : Deuxio, c’est une chanson subversive, et même criminelle, vue la Situation Sanitaire.

Policier 2 : Tertio, vous chantez sans masque !

Chanteur : On peut pas chanter masqué !

Ils l’emmènent. De la foule surgit un acteur :

L’homme courageux : C’est insensé ! Honte à la police du dictateur Macron ! Sauvons-le !

Il harangue la foule.

L’homme courageux : Aidez-moi ! Et vous, vous, vous, venez …

On espère que les spectateurs vont venir l’aider.

Une actrice émerge de la foule :

La froussarde : Ils ont raison, bouclez-le, c’est un anti-vax.

L’homme courageux : Et la liberté d’expression ? Et les Valeu-eurs de la République ?

Il cherche à tirer l’homme des mains des policiers.

La froussarde : C’est un criminel ! I’veut m’rend’ malade, j’veux pas crever !

La suite dépend des réactions des spectateurs… Improvisation à prévoir.

Une infirmière, munie d’une énorme seringue (ou d’un clystère), s’attaque comiquement à des spectateurs et surtout aux enfants pour les piquer.

L’infirmière : Une toute petite piqure pour protéger ta mamie ! Tu pourras lui faire des bisous !

On entend à nouveau « Ne me piquez pas ».

Remarque : Une autre parodie de Brel avec un « clip » amusant de 4 minutes est en ligne. (Pour la voix, je préfère la première).

https://youtu.be/rRvkWSYZAmU

Scène 2 

 Musique : Brassens, extraits de  « La rose, la bouteille et la poignée de main» :

Car, aujourd’hui, c’est saugrenu
Sans être louche, on ne peut pas
Fleurir de belles inconnu’s

On est tombé bien bas, bien bas

https://www.youtube.com/watch?v=PPyOpUd99k8

Un homme jeune (genre Franjo sur internet) aborde une jeune femme.

H : Bonjour Mademoiselle, pourriez-vous me prêter un passanitaire pour cinq minutes ?

F1 (hargneuse) :  On dit plus « mademoiselle », c’est phallocrate !

H (sirupeux) : Je voulais rendre hommage à votre charme juvénile. Je vous offre cette rose rouge qui convient à votre teint.

F1 :  Vas te faire foutre !

H  (chante Brassens) : On est tombé bien bas bien bas !

Le même aborde un homme. On entend Brassens

Car, aujourd’hui, c’est saugrenu
Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus
On est tombé bien bas, bien bas

H : Bonjour Monsieur, pourriez-vous me prêter un « sanitario », juste cinq minutes, le temps d’aller pisser dans un café. Autrement, j’peux pas entrer. J’peux vous offrir un coup à boire ! [Il sort de sa poche une demi-bouteille de rouge]

H2 (méprisant) : Ils en vendent au café-billard dans la ruelle, 150 euros ; c’est pas cher, ils les font en 10 minutes. En plus, ils vendent du crack. Vous avez la tête à ça !

H (Il se tortille en serrant les cuisses) : C’est urgent. On pourra boire un coup.

H2 : (Il éclate de rire). Ca te fera pisser un peu plus. (Sentencieux)  La prostate est la meilleure et la pire des glandes. Bon courage !

H  (chante Brassens) : On est tombé bien bas bien bas !

Il aborde un homme ou une femme

H : Bonjour Monsieur, pourriez-vous me prêter un passe-partout. C’est pour embrasser ma vieille mère. Elle va bientôt mourir dans son repaire à vieux.

Il lui tend une main hésitante. L’homme s’éloigne avec dégoût.

H3 ou F2 : Epargnez-moi vos sales virus ! Sinon j’appelle la police ! Vous serez vacciné de force. [S’éloigne en riant.]

H  (chante Brassens) : On est tombé bien bas bien bas !

Musique de Brassens

Car, aujourd’hui, c’est saugrenu
Sans être louche, on ne peut pas
Serrer la main des inconnus

On est tombé bien bas, bien bas

Scène 3.

Musique d’église orgue, banale sortie de messe.

Un prêcheur.

Prêcheur : Mes bien chers sœurs--frères, notre Saint-Père le pape vous enjoint la vaccination covidienne. C’est un acte d’amour, une œuvre de solidarité humaine, de compassion envers les-plus-fragiles et de soutien à toutes celles--ceux qui travaillent à notre santé. Les légers inconvénients qui peuvent en résulter, pour ceux qui n’auront pas suffisamment prié Notre-Dame des 7 douleurs et Sainte Rita, la patronne des causes perdues, ne sont rien à côté des souffrances de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui s’est sacrifié…

La foule l’interrompt.

H1 : Ton pape, il est payé combien par Big Pharma ?

F1 : Et les prières ? Dieu s’en fout ? Les prières, ça doit remplacer les vaccins !

H2 : Ton dieu nous balance des virus car il s’emmerde. Ça l’amuse de nous voir crever de peur, et nous quereller.

H3 : Diviser pour régner ! Les dictateurs sont solidaires !

F2 : Il nous refait l’coup du Déluge. Tout doit disparaître, sauf ses copains de Wall Street. Et renaîtra une armée d’esclaves !

H2  : Ce pape est la marionnette des francs-maçons !

H1 :  Derrière les gouvernements, il y a les banques. Et derrière les banques, il y a Qui ? Hein, Qui ?

Les deux policiers empêchent la foule de tabasser le prêcheur.

Musique : Dvorjak , Symphonie du Nouveau Monde , 4ieme mouvement, Allegro con fuoco (1 ou 2 minutes).

https://www.youtube.com/watch?v=ym4-1RN8nIc

Scène 4

Musique : Brassens, « Mourir pour des idées », extrait.

https://www.youtube.com/watch?v=iZpNgSaYWts

Un militant harcèle des hommes et femmes mêlés aux spectateurs.

Militant : Bonjour Monsieur, c’est une pétition à signer pour l’Union Européenne.

Jeune (H ou F, accent loubard de banlieue ) : C’est quoi vot’ pétition ?

Militant : Réhabiliter Auschwitz pour les non-vaccinés.

Jeune : C’est quoi Auschwitz ?

Militant : Un camp d’extermination des parasites.

Jeune : Très bien, je signe.

Autre victime.

Militant : Bonjour Monsieur, c’est une pétition à signer pour l’Union Européenne.

Homme (dans les 70 ans, poli) : C’est pour quoi ?

Militant : Réhabiliter  Auschwitz pour les non-vaccinés.

Homme :  Salopard, tu roules pour qui ? « Si j’avais un marteau[1] », tu finirais à l’hosto !

Militant (il pleurniche) : C’est mon boulot. J’touche 5 euros par signature. J’en ai besoin pour bouffer. Un petit geste, s’vous plaît…

Homme (doctoral) : La dictature n’est pas le seul fait du dictateur. Elle s’alimente à tous les niveaux. Bon courage ! Autrement dit, va crever.

Avec une femme

Militant : Bonjour Madame, c’est une pétition à signer pour l’Union Européenne.

F : Qui demande quoi?

Militant : Réhabiliter Auschwitz pour les non-vaccinés.

F : Vous y allez un peu fort ! Je veux bien qu’on les oblige, mais de la à les gazer…

Militant : En Chine, ils ont ouvert un immense camp de quarantaine. Il manque juste le four pour ceux qui résistent. L’Union Européenne doit se hisser à la hauteur de la Chine, et même plus haut.

Musique : Brassens, « Mourir pour des idées ».

Autre extrait que le début.

Référence : https://www.lefigaro.fr/international/la-chine-ouvre-un-centre-de-quarantaine-ultramoderne-pour-se-premunir-du-covid-19-20211022

Scène 5 :

Musique : Brassens, « Les oiseaux de passage »

https://www.youtube.com/watch?v=wRdXZRZ5lkE

Ô vie heureuse des bourgeois
Qu’Avril bourgeonne ou que Décembre gèle
Ils sont fiers et contents
Ce pigeon est aimé, trois jours par sa pigeonne
Ça lui suffit, il sait que l’amour n’a qu’un temps

Homme et femme, ils se connaissent.

H (visqueux) : Chère amie, comment allez-vous ?

F : On fait aller ! Les temps sont durs !

H (sur le ton de la confidence) : Vous avez fait des stocks ?

F : De quoi ?

H : Du riz, des pâtes, du café, des conserves…

F : Pourquoi ?

H : Tout va manquer. Les guerres vont éclater. En Chine, en Israël, en Russie. Bon, c’est loin ! On leur vendra des avions et des bombes, et on regardera les explosions à la télé ! [Il ricane]

F : Vous croyez ?

H : Et les volcans s’y mettent: aux Canaries, au Japon, au Guatemala, en Indonésie. Et sur le Soleil aussi, il y a des volcans. Et ça va planter l’internet ! Gaïa et l’Univers se révoltent contre l’humanité qui a trop péché. La Fin du Monde, de Notre Monde raciste que nous aimons tant, est proche !

F : Vous exagérez, notre Président, jeune et dynamique, va nous protéger !

H : Des guerres et des volcans ?

F :  Des pénuries, les volcans sont loin. Et Ursula, la bonne mère, c’est Notre-Dame de l’Europe !

H : Ils sont complices !

F : Des volcans ?

H : Non de la Phynance Internationale, des maîtres de Davos et du Bilderberg, de Soros, des marchands de vaccins empoisonnés… Leurs avions sèment dans le ciel des produits chimiques pour provoquez un Déluge !

F : Vous délirez !

Deux policiers s’approchent par derrière pour écouter.

Policier1 :  Dialogue subversif !  On l’arrête ?

Policier2 : Monsieur, nous vous arrêtons.

Primo, vous répandez de fausses nouvelles et des secrets d’État,

Deuxio, vous incitez la population à douter du Gouvernement.

Euh, t’as pas une autre idée ?

Policier 1 : Tertio, vous parlez sans masque dans l’espace public.

Policier2 : T’es sûr qui ya rien d’autre ?

Policier1 : Ca suffit pour l’embarquer.

L’homme courageux (s’adresse à la foule) :  Et la liberté d’expression ? Et les Valeu-eurs de la République ?

Les deux policiers : Et l’Urgence Sanitaire. On vous embarque tous les deux ! [Il siffle] On vous vaccinera de force ! [Ils rigolent.]

Musique : Sirène de police.

Scène 6 :

Musique : « On vient te dire que t’es viré… » sur la musique de Gainsbourg, « Je viens te dire que je m’en vais ».

https://www.youtube.com/watch?v=kqErVWGJ2ZY

Debout sur 2 caisses de vin, l’acteur est masqué Macron (on trouve des masques) et il prêche, hystérique.

Macron : Nous sommes en guerre contre Le Virus.

Les acteurs lui tournent le dos et incitent tous les spectateurs à en faire autant.

La foule (les acteurs, incitent la foule à reprendre) : Non, contre toi! Non, contre toi !

Macron : L’Europe, l’Europe, l’Europe[2] !

La foule (les acteurs,  incitent la foule à reprendre) : L’Europe nous tue ! L’Europe nous tue !

Musique (15 secondes) : « On vient te dire que t’es viré »

Macron : Avec Davos !

La foule (les acteurs,  incitent la foule à reprendre) : Davos nous ruine ! Davos nous ruine !

Macron : Vaccinez-vous !

La foule (les acteurs,  incitent la foule à reprendre) : C’est des poisons ! C’est des poisons !

Macron : Avec moi contre le retour des heures sombres….

La foule (les acteurs,  incitent la foule à reprendre) : Les heures sombres, nous y sommes déjà !

Les acteurs et la foule sortent Macron de la scène à grands coups de pieds.

Musique finale : « On vient te dire que t’es viré… »…

Bruno Courcelle

[1]Citation d’une chanson connue des « boomers ».

[2]Citation. https://www.youtube.com/watch?v=zufecNrhhLs

 

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8 Commentaires

  1. Bruno, vous avez davantage d’imagination que l’agence de pub du gouvernement.
    Il s’agit d’un clip qu’on nous passe et nous repasse à la télé, où l’on voit, dans la rue, un homme et une femme d’un certain âge qui semblent aller à la rencontre l’un de l’autre … Est-ce pour une rencontre ? Deux solitaires veulent-ils repartir ensemble sur le chemin de la vie ? On est pleins d’espoir pour eux …
    Hélas, on déchante vite. On voit l’homme rentrer dans une pharmacie. Il a rendez-vous mais pour la troisième injection qu’il attend avec impatience et réclame avec insistance au pharmacien.
    Voilà, c’est cela l’esprit macronien, le romantisme de notre époque. Des enfants faits avec des seringues, des gens qui ne pensent plus qu’à se faire vacciner …

  2. peut être que le poudré d’enculé présidentiel et sans vaseline
    se fera en direct à la TV une ligne de Coke et pour se la sniffer
    à la paille et par le cul et ceci toujours en live et à la TV bougnoule !

  3. « Qu’ils viennent me chercher » a déclaré une fois Macron ulcéré que l’on découvre ce que valait son conseiller/garde du corps. Il aurait fallu que des milliers de français se mobilisent pour que son souhait se réalise. En attendant il faut le dégager aux prochaines élections de 2022. S’il passe de nouveau pourrons-nous sauver notre pays ?

  4. Qu’est ce que ce grand con va nous dire Mardi, il trouve qu’il ne nous a pas assez emmerdé ce fainéant qui préfère les peoples qu’a son propre peuple qu’il ferme sa gueule

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