Revenu de Mélenchon, je commence à comprendre les rouages de la fausse démocratie

Publié le 3 septembre 2012 - par - 3 175 vues
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Ancien partisan acharné de Jean-Luc Mélenchon, j’ai rompu définitivement avec lui, suite à sa grotesque campagne législative d’Hénin-Beaumont, et son appel à voter pour des socialistes qui se comportent, dans cette région, comme une véritable mafia. J’ai donc, dans un article récent, expliqué pourquoi je ne croyais pas un mot des protestations de Jean-Luc Mélenchon contre les cents jours de Hollande-Ayrault.

http://ripostelaique.com/melenchon-allume-hollande-va-t-il-nous-prendre-pour-des-imbeciles-encore-longtemps.html

J’ai réfléchi durant toutes les vacances, et, pour moi, les choses s’éclaircissent de plus en plus. J’ai été longtemps, par candeur, le jouet d’un grand théâtre qui s’appelle démocratie. Certes, je mesure qu’en France, il y a une pluralité d’opinion, nous ne sommes pas dans une dictature fasciste, ni dans un régime stalinien avec le parti unique, le journal unique du parti, et une seule chaîné d’Etat où ne parlent que les dignitaires du régime. Les choses sont mieux habillées.

Il y a certes une pluralité politique, il y a des associations démocratiques et des organisations syndicales. Et bien étudions tout cela.

A quoi sert Mélenchon ? A faire croire au bon peuple qu’il y a, à gauche, une véritable alternative qui pense qu’il faut faire davantage de social, être plus méchant avec les patrons, et être moins répressifs avec les clandestins et les roms. Dérangent-ils vraiment le système et le PS ? Ils le dérangent tellement que, Front de gauche ne comportant que 9 députés, les socialistes, d’une manière très coloniale, ont demandé à six de leurs élus d’outre-mer de renforcer Front de gauche, leur permettant ainsi d’avoir un groupe parlementaire et tous les avantages qui vont avec.

Le stand de mes anciens camarades de Front de gauche, à la grande brasserie de Lille…

 

A quoi servent les dégénérés Verts ? A faire croire au bon peuple qu’il y a un vrai débat de société, sur les énergies disponibles, et qu’il faut approfondir un tel débat, vital pour notre avenir. Dans les faits, les écolos, comme les autres, bouffent dans la gamelle du PS et du système, placent leurs petits copains partout où ils peuvent, et protestent contre le cumul des mandats, alors que Mamère et député-maire et Voynet sénatrice-maire.

A quoi servent les incapables qui se réclament de la droite, et qui ont réussi, en dix ans, à tout perdre au profit de la gauche ? A faire croire au bon peuple qu’il y a un véritable enjeu de société dans le débat gauche-droite, et que le vrai clivage se situe là.

J’ai réfléchi également aux rôles des syndicats. La CGT, après avoir appelé à voter Hollande, se sent obligé de préparer sa journée de mobilisation de rentrée. Comme Mélenchon, nous prennent-ils pour des imbéciles ? Ils n’ont plus de syndiqués, et ne vivent que grâce au bon vouloir du patronat et de l’Etat, qui leur paye un nombre de permanents suffisants pour maintenir leur appareil, et faire manger les bureaucrates. Pareil pour la CFDT, FO ou les gauchistes, et, écrivant cela, j’ai le plus grand respect pour les syndicalistes de terrain, qui essaient de se battre au quotidien pour de meilleures conditions de travail.

J’ai bien sûr approfondi le rôle des associations, et principalement des anti-racistes. Le verdict est clair, elles n’ont pas d’adhérents, et ne vivent que des subventions de l’Etat et de structures régionales, pour imposer une vision multiculturelle de la société qui convient aux patrons et au système capitaliste.

Finalement, toute cette clique politicienne, associative, syndicale partage la même vision du monde, à peu de détails près. Ils n’aiment pas la France, et préfèrent un monde sans frontières. Ils n’aiment pas les Français, et préfèrent les citoyens du monde. Ils n’aiment pas la souveraineté nationale, ils préfèrent l’Europe fédérale. Ils n’aiment pas le vote du peuple, ils préfèrent les ONG et le vote des députés. Le système les paie, et fort bien, pour, tout en donnant l’impression de la démocratie, il y ait une pensée unique, relayée par ailleurs médiatiquement par des journaleux aux ordres, imprégnés d’idéologie gauchiste.

C’est pourquoi – et j’ai mis le temps à le comprendre – à l’unisson, ils cognent tous comme des brutes contre le seul parti qui représente véritablement une alternative, et font tout pour diaboliser sa présidente, empêchant ainsi tout débat, et verrouillant toute alternative.

J’ai l’impression, en trois mois, d’avoir compris plus de choses qu’en dix ans de militantisme pour Mélenchon.

Joël Locin

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