Révolution dans la basse-cour : des journalistes du Canard enchaîné se syndiquent !

 

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On en apprend de belles au Canard enchaîné. Figurez-vous qu’aucun des journalistes de l’hebdomadaire crypto-maçonnique n’était jusque-là syndiqué ! Tradition maison, paraît-il : la direction estimait que la création du moindre syndicat contrevenait à la « culture d’indépendance » (sic) du palmipède… Dans le genre tartuffesque : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », c’est assez gratiné.

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Christophe Nobili, l’un des journalistes attitrés de l’hebdomadaire, vient de créer une cellule syndicale SNJ-CGT. Nobili a rapidement été rejoint par une quinzaine de collaborateurs, dont onze sont des salariés en CDI. Outre des CDI, le palmipède de gauche emploie en effet des CDD ainsi que des petits pigistes jetables, histoire de pouvoir les foutre à discrétion à la porte de la basse-cour lorsque les bénéfices laissent à désirer. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », vous dis-je…

Pour être précis, la rédaction du journal compte vingt-deux journalistes et une dizaine de cadres et d’employés en CDI, et une dizaine de collaborateurs qui cumulent cet emploi avec leur retraite. Il compte aussi pas mal de « petites plumes bénévoles », au rythme de production aléatoire : essentiellement des planqués de ministères ou de staffs de partis politiques, qui, contre un petit billet, livrent au Canard les derniers potins dont ils ont eu l’écho dans leur volière. Ce qui fait au total 49, 45 équivalents temps plein (ETP).

Le « directeur des publications et de la rédaction », Nicolas Brimo, et le « président des Éditions Maréchal-le Canard enchaîné », Michel Gaillard, ont fait des pieds et des mains pour que le nombre d’ETP reste au-dessous de la barre fatidique des 50. Au-delà, la création d’une cellule syndicale devient en effet obligatoire. Ce qui, on s’en doute, ne fait pas du tout l’affaire de la bande à Brimo et Gaillard, lesquels préfèrent, nous l’avons dit, la « culture d’indépendance » revendiquée avec panache par l’hebdomadaire, mais aussi, et sans doute surtout, la « culture de l’entre-soi » qui leur permet de garder la haute main sur l’ensemble les plumes du Canard.

« La direction vit la création de cette cellule comme une déclaration de guerre, glousse un des nouveaux syndiqués. On dirait qu’on a commis un crime de lèse-majesté. »

Pour Gaillard, le fait que Nobili ait choisi le SNJ-CGT lui reste en travers de la gorge : « Le SNJ-CGT, ça nous rapproche du Syndicat du livre, c’est sympa », peste le gros patron du palmipède. Nobili objecte que la philosophie du SNJ-CGT est beaucoup plus plan-plan que celle d’Info’com-CGT ou du SGLCE,  réputés pour leurs méthodes expéditives.

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Une chose est certaine : l’exercice de la démocratie laisse quelque peu à désirer au sein du Canard. Ce qui explique sans doute la création de cette cellule syndicale dont l’idée a germé dans la tête de Nobili fin 2021 lors d’une conférence de rédaction, au cours de laquelle un rédacteur et un directeur menacèrent d’en venir aux mains, le premier reprochant au second d’être traité comme un vulgaire larbin par la direction.

« Nous les vieux, on a le cuir épais », ironise un « ancien » du Canard. « Mais il faut arrêter, et changer cette façon de s’adresser au personnel », ajoute-t-il. En clair, les gros patrons du Canard ne sont peut-être pas les philanthropes épris de vérité et de justice sociale qu’on pourrait imaginer à première vue.

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Sans parler des histoires un peu plus glauques encore :

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Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 

 

 

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19 Commentaires

  1. Je n’ai jamais aimé le « Canard »… qui aime un peu trop patauger dans les eaux croupies et les déjections fétides de la politique, dans ce qu’elle a de plus retords et méprisable !
    Avec son compère Charlie hebdo, répugnant torchon nihiliste, ces deux titres sont la honte de la presse française, et la preuve que la liberté de la presse est bien imparfaite, car ayant beaucoup trop tendance à tirer les esprits vers le bas, au lieu d’essayer de les tirer vers le haut dans le but de servir le bien commun !

  2. Pour plagier Robert Lamoureux :
    « Le mercredi matin le Canard était toujours vivant »…

  3. « l’hebdomadaire crypto-maçonnique » ?
    Plus personne n’ose un truc aussi ridicule, sauf Dubost

    • A la différence de beaucoup de parleurs, Henri agit depuis pas mal d’années dans le camp patriote, et pas seulement sur son clavier ! Alors, les critiques stériles ça va bien !

      • « l’hebdomadaire crypto-maçonnique » ?
        Plus personne n’ose un truc aussi ridicule, sauf Dubost & Demassieux

  4. les zélites du canard vont bientot être décorés de la légion d’honneur par macron!
    le fondateur disait que la légion d’honneur il ne fallait pas la mérité ! faire du passé table rase…

  5. « hebdomadaire crypto-maçonnique » ?… C’est sans doute le seul à mériter d’être lu! Combien de scandales a-t-il révélés… les homards de De Rugy etc. C’est un vrai journal qui mérite d’être respecté.

    • Oui MAIS: Toutes les affaires déclaré par le volatile en question n’a jamais mis vraiment en danger le régime communiste républicain ! Alors faire des gorges chaudes la belle affaire ces écrits de rebellitudes…

      • Oui, nous sommes navrés mais nous sommes nombreux à ne pas vouloir renverser la République et restaurer je ne sais quel Jean XX.

  6. Il n’y a plus de liberté syndicale en France. Les syndicats se sont tous opposés à MLP et Zemmour. Aucun n’a invité les travailleurs français à voter pour eux. Quand vous avez un pépin en entreprise, ils ne font preuve d’aucune inventivité. Leur révolte est de la poudre aux yeux. En litige avec mon employeur (public), je n’ai obtenu aucun soutien d’un syndicat auquel j’avais adhéré pour les besoins de la cause. Par contre, pour m’inviter à « faire barrage à l’extrême-droite », je recevais un mail toutes les semaines! Il a fallu que je fasse une requête en justice en me débrouillant tout seul. Les syndicats actuellement servent à légitimer l’action des employeurs lors de grandes messes (comités, conseils etc.) auxquels ils sont convoqués. Si vous voulez vous battre, contester, dénoncer un détournement de pouvoir, bien souvent ils ne seront d’aucune utilité.

    • Ça ,c’est vrai ,les syndicats ne sont là que si vous n’avez besoin de rien .
      Ce sont des généralistes de la politique .Ils ignorent totalement les besoins particuliers des salariés et seraient bien en peine de les remplacer dans leur travail.
      En plus ,ils sont jaloux les uns des autres ,comme des gosses dans un bac à sable .

  7. Je lis Le Canard dans les supermarchés et je constate que l' »hebdomadaire satirique paraissant le mercredi » est, en fait très, très peu rebrousse-poil. Depuis le début de la crise sanitaire, par exemple, il vote Macron; il appelle, comme tout le monde, à « faire barrage »… La star de l’hebdo, Jean Clémentin, collabore avec les rouges de l’est et soutient le goulag … « Rebelle » ? Où ça ?

  8. Le plumitif de base du canard se révolte contre les vieux « malards «  repus ,alimentés par des fuites organisées par des fonctionnaires indelicats.soit la révolte des apprentis journaleux dopés au politiquement correct contre leurs anciens . Les arrivistes contre les parvenus . Tous à gauche ,bien sûr. On rejoue topaze..les anatidés prospèrent dans la merde. Une once de syndicalisme en remettra une couche.en cas de disette on engage des humoristes sur France Inter. Pas un sou pour ce « faf à train »

  9. Depuis qu’ils ont arrêté « Je suis partout » je ne lis plus la presse.

  10. Louis-Marie Horeau, figure incontournable du Canard après 40 ans de service accompli et « confidentiel ». Depuis qu’il est apparu à la télé pour faire couler Fillon, il s’est retiré dans ses terres de la banlieue parisienne.
    On lui doit l’enquête qui a permis de dévoiler les détournements de Fillon.

  11. Les pisse copies d’un bon torchon pro communiste ne pouvait pas se syndiquer ailleurs qu’à la CGT, autre organe coco. Le héro Clémentin a été  » attiré par le bloc de l’EST lors de sa couverture du conflit indochinois où il fut écœuré par les méthodes de l’armée coloniale française  » Il ne voyait sans doute les faits que de l’œil gauche lui évitant de voir les immondes saloperies des viets vis à vis des populations tonkinoises. En bon coco, il a du approuver ses amis de la CGT SNCF qui tabassaient les soldats français blessés, rapatriés par trains pour être soignés à Paris. Le Conard Déchainé, très bon pour emballer le poisson ou allumer le feu, avec des gants pour ne pas se salir les mains.

  12. Dès octobre 2000, comme tous les autres merdia imprimés de francekipu, à l’exception de VA, le canard est non seulement entré dans le troupeau des soumis, mais il s’est glissé devant. Par exemple, fin 2001, alors que l’immonde consacrait un gros article à mon insignifiant « petit site satirique juif », le canard a consacré, une fois une page entière, et une autre fois une demie page, en reprenant les mensonges de « l’immonde » et des Amalgames Fange Pourriture. Parmi ces mensonges, une tentative d’attentat contre le ténia chiracaille, par des extrémistes juifs, complices des fanatiques d’extrême droite. Rien que ça… Ca situe le niveau du volatile palmé…

  13. Au fil du temps, le Canard a appris à lever la patte droite comme qui vous savez.

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