Révolution : mode d’emploi pour prendre le pouvoir

  • « La Révolution, c’est l’affaire des révolutionnaires. »
  • « Et c’est quoi, un révolutionnaire ? »

Un révolutionnaire, c’est quelqu’un qui brise sa routine, qui sort volontairement de sa zone de confort, quelqu’un qui veut violer les lois du moment pour en imposer d’autres. Un révolutionnaire, c’est quelqu’un qui va chercher ailleurs que dans la médiocrité de son quotidien la justification de ses actes de violence. C’est quelqu’un qui agit pour quelque chose de plus grand que lui, qui le dépasse et qui compte plus que sa propre vie (le Communisme, la Nation, la Foi, la Race…). Il est prêt à souffrir pour ça (la mort, il n’y pense pas, ça reste une abstraction et somme toute, probablement, juste un mauvais moment à passer).

Le révolutionnaire vit « hic et nunc » : pas de plan-retraite, pas de flirt avec la voisine à grosse poitrine, pas d’abonnement Netflix à prolonger…

Il se consume pour sa cause, son seul amour. Un type de personnalité très particulier, car tout le monde n’en est pas capable. Les cas extrêmes ? Les anarchistes russes fin XIXe (À lire, « Les Justes » de Camus). Et les islamo-terroristes de notre quotidien – suicidaires, ne l’oublions pas (!), qui veulent briser notre volonté de rester des Occidentaux.

Mais pour le cas français, à savoir un peuple orphelin d’un État qui le protège, pas besoin de devenir ces bêtes de guerre : il s’agirait juste de récupérer le contrôle de l’État, aux mains des mondialistes.

Trois grandes considérations à connaître, pour qui veut devenir un Révolutionnaire (ce qui est illégal et puni par la Loi… à bon entendeur) :

1/3 – LA LOI

La loi est le résultat d’un rapport de force au sein de l’hémicycle de l’Assemblée : copinage, magouilles, clientélisme, pots-de-vins… Vous croyez que ça n’existe plus au prétexte qu’on a Internet ? Quel rapport ? Les lois qui nous contraignent sont le produit d’un marchandage inavouable, qui sert des intérêts particuliers (vous connaissez la chanson…). La Justice, par contre, ça n’a rien à voir : elle est d’essence divine et donc imputrescible (contrairement aux juges qui soi-disant la délivrent : ils l’enchaînent, plutôt). Elle est aussi irréductible et immortelle.

Le peuple français subit un matraquage pavlovien depuis des décennies, ce qui annihile son sens critique : NON, ce qui est légal n’est pas forcément juste, parfois c’est carrément le contraire (et réciproquement : l’acte illégal est parfois la digne chose à faire). Le viol d’une loi n’est pas, dans l’absolu, un crime absolu contre le Bien. Si on a pu dire qu’une Église, c’est une secte qui a réussi, un État, c’est mutatis mutandis, une mafia qui a réussi. C’est par l’épée que « Paris » est devenu le centre législatif de la France (demandez donc au duc de Bourgogne). Y a rien de (droit) divin là-dedans.

Comme si hors du cadre de la loi, l’air devenait subitement irrespirable, le sol s’ouvrait sur les enfers, vous trouviez du sang dans vos selles en violant la loi. En vérité, vous créez vos propres chimères… Une illustration : qui n’a jamais voyagé en train sans un billet valide mais sans avoir été contrôlé ? Qui l’a su ? Le petit Jésus ? Vous étiez dans l’illégalité… eeeet rien ! L’air est donc bel et bien respirable, hors du cadre de la loi.

Ce qui compte vraiment pour l’équilibre de la société, c’est d’une part de laisser s’exprimer la morale naturelle (l’Éthique : même les grands singes conçoivent le vol ou le meurtre dans leurs sociétés « primitives »), et d’autre part de protéger la morale collective (la Tradition : telle des panneaux de circulation pour rester dans le droit chemin). Si la police disparaissait du jour au lendemain, vous iriez voler votre voisin, violer votre voisine, au motif que personne ne vous en empêcherait (du genre « The Purge », série US où on peut commettre tous les crimes possibles une nuit entière, sans être inquiété par des poursuites judiciaires) ? La jeunesse, c’est vrai, est de moins en moins éclairée par la morale et, funeste alternative, elle suit de plus en plus les normes d’en haut, sans remise en cause rationnelle : « on obéit parce qu’on doit » (comme à un vulgaire führer mono-couille). Raison de plus pour mettre à bas cette société corruptrice.

L’Occident doit urgemment devenir nietzschéen, de peur que Kant ne le mette encore vif en terre. La Révolution est un verbe émancipateur, de libération, une langue vivante qui parle aux cœurs et aux âmes : la Révolution, c’est Jupiter qui tue son père Saturne, lui et son verbe mortifère. La Révolution tue des individus, pas des sociétés…

2/3 – LE POUVOIR

Kant a émasculé l’Occident. Sa philosophie, ses préceptes, toute son œuvre suinte la réaction élitiste bourgeoise. S’incliner devant les symboles du « pouvoir » en place, obéir à l’uniforme, exacerber ce fétichisme infantilisant, ‘y a rien de mieux pour asservir la masse.

Mais comme disent les Africains, le mensonge peut courir pendant un an, la vérité le rattrape en un jour. Car il n’existe nulle part cette sorte de chose qu’on appelle un « lieu de pouvoir » : durant le Haut Moyen Âge, la Maison du Roi (l’Administration) suivait le roi dans ses pérégrinations. Et de fait, ce n’est pas parce qu’il occupe l’Élysée que Macron serait doté de super-pouvoirs. Le chasser du pouvoir, ça ne veut rien dire !!!

En vérité, le pouvoir, ce n’est pas un attribut qu’on brandit (comme un bâton de maréchal), c’est une variable qui opère dans le cadre d’une relation d’opposition (le rapport de force – 1re année de Science Po). Un peu comme le feu, qui n’est pas un élément du tableau de Mendeleïev mais bien le résultat d’une réaction physico-chimique (1re année en physique-chimie). Et donc ? Et bien, pour rappel, quand le savant désigne du doigt la lune dans le ciel nocturne, l’idiot regarde le doigt. Ce qui fait donc la force de Macron, c’est l’obéissance de 150 000 policiers, c’est-à-dire autant de fonctionnaires en uniforme et armés. Sans son arme (la lune), le policier n’est qu’un fonctionnaire en uniforme (le doigt), et sans son uniforme… une petite bite !!! (une pensée compassionnelle pour les Gilets jaunes mutilés). C’est donc l’arme qui fait la force du policier, pas l’uniforme.

150 000 policiers pour protéger Macron et son verbe mondialiste… mais qu’est-ce que ça pèse contre 65 millions de Français en colère ? 100 000 gendarmes en sus ? Quand bien même ! Et puis, combien parmi eux veulent en finir avec l’État mondialiste, eux aussi ?

3/3 – LA MATIÈRE

On ne fait pas la Révolution en projetant des ondes psychiques contre son ennemi (comme dans le film « Scanners », de David Cronenberg), même les Russes n’y arrivent pas. La Révolution se pense avec la tête (le réseau, le projet alternatif, le chef…), mais ne se réalise qu’avec les mains, dans le concret, par la transformation de la matière. Il faut se salir, suer, prendre des risques, des coups, des balles…

Ne rêvez pas : la bête se défend toujours, elle résiste mordicus.

La guerre, c’est terrible mais ceux de 14 l’ont faite sans être tellement différents de nous, petits prolos de 2020. J’ai tué un cochon de 100 kg, une fois : je l’ai d’abord assommé au merlin, puis tchac… un coup de couteau dans la carotide (j’ai mis un récipient en dessous pour récupérer le sang et j’en ai fait du boudin noir sucré : grosse spécialité de la Gaule belge). C’est la première fois qui compte… entraînez-vous avec des poulets, vous verrez, ça vient tout seul.

Le plan de bataille de la Révolution (contre l’État mondialiste, pour l’exemple) doit être conçu par des experts. Ceci étant, il est toujours possible de spéculer sur ses éléments, ses caractéristiques et ses étapes. À mon sens, ça devrait commencer par une grève générale et sanglante : qu’ils comprennent qu’on n’est pas des rigolos (!) et que cette fois, « c’est la bonne », ensuite on occupe physiquement les nœuds stratégiques régionaux (eau, électricité, carburant…), et enfin on fait tache d’huile. Inutile de lancer le truc en Corse ou en Guadeloupe : regardez où est la lune !!!

Il ne peut y avoir de Révolution, en France, que tant que l’armée reste neutre…ou fasse elle-même le boulot.

Note finale : toujours pensez ex–ante l’immédiat – après Révolution ; pas de vacance de pouvoir : dans le cas français, « vous savez qui » en profiteraient pour piller, violer, tuer… et proclamer un caca-lifat.

Geoffrey Delavallée

 

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7 Commentaires

  1. 40 ans de votes et d absentions et de parties de peches a la truite !!!
    voila ou ca nous mene !!!
    Vous aimez bien la sodomie!!! Vous etes des expert de SM!!!

  2. Ah! Vous sortez quand le petit manuel du révolutionnaire? On a hâte de le lire. Illustrez-le de croquis bien explicites. Mais entre le fantasme et la réalité il y a une montagne enneigée.. Et pour gravir une montagne enneigée, il faut avoir une sacrée connaissance de ses dangers. Et pour croire en une révolution, il faut un but, mais surtout savoir ce que l’on veut en faire. On se contentera de bien voter, les révolutions ne se déclament pas, ce sont des brindilles qui les allument souvent. Regardez les GJ, partis du 80 km/h. Qui aurait pensé qu’une limitation de vitesse aurait eu ces conséquences?

    • mais les GJ n’ont rien fait !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      des pleurnichards, des tarlouzes !!!!!! et ce n’est pas les 80km/h qui ont entraîné le mouvement (la goutte d’eau…).

      je ne suis pas stalinien mais tu peux être sûr que si staline revenait parmi nous, tu verrais vite la différence entre un communiste en fer et le PCF…

  3. Ce n’est pas une révolution qu’il nous faut mais une contre-révolution pour effacer 1789 et reprendre la marche de notre Histoire.

    On est en république communiste (maçonnico-communiste pour être précis). Regarde autour de toi, toute l’économie est en cours de centralisation. On va bientôt être comme la Chine communiste. C’est ça que tu veux ?

    Le communisme est un des ennemis de l’humanité.
    99% des vrais Français aspire juste à une vie tranquille et en paix avec ses voisins et pour ça, il faut des règles et de l’ordre, pas d’une bande d’ados attardés qui se prend pour ché guevara.

    Rien à foutre du communisme, ce n’est pas notre régime, ici c’est la France, une terre ROYALE, tu comprends le Belge ?! Ta terre aussi c’est une terre ROYALE, Clovis est né à Tournai, tu l’as renié ?

    • je n’ai pas vu mon billet passer en première page – c’est que RL fait tourner très vite (et c’est un problème). D’où ma réponse tardive…

      Michel Drac a fait une vidéo très juste sur youtube : l’Ancien Régime, c’est le communisme qui fonctionne : chacun à sa place, une place pour chacun.

      le communisme est réactionnaire par rapport au kapitalisme, ça aussi tu dois le comprendre.

      tu es un ignare en économie : ce qui est fascinant, c’est que plus l’économie capitaliste devient super-capitaliste et plus des gens comme toi la qualifient de communiste. Tu n’as pas les yeux en face des trous…

      non seulement Clovis est né à Tournai mais Charles Martel est né à Andenne (également en Wallonie) – c’est MOI le patron, ici (plus que toi en tous cas).

  4.  » Mode d’emploi pour prendre le pouvoir  »
    ###$$$$$
    Surtout ne pas suivre le mode d’emploi de type Marxiste néo-communisme à la Geoffrey Delavallée.
    Il y a d’autres voies à explorer que de rafistoler de vieilles recettes empoisonnées par des ingrédients nuisibles à la santé des nations.
    Geoffrey manque de jugeotte , tout simplement.
    Il fait parti du problème au lieu de la solution.
    Un délirant de plus sur ce site.
    Et RL qui fait de la place à cet huluberlu et censure entre autres la communauté scientifique qui fait consensus par opposition aux Pierre Lefèvre , les Delépine et compagnie qui sèment la division dans nos rangs.
    Triste réalité de ce site…

    • le communisme sauvera la France de l’islamisme, de la paupérisation, de la débauche…

      résumer le communisme à staline, c’est être idiot.

      La puissance industrielle allemande provient du rôle dirigeant de l’État – théorisé en temps de guerre par Otto Neurath, qui a inspiré Lénine…

      tu recherches la puissance ou la médiocrité ? reste ce que tu es si tu choisis la seconde option

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