Richard Descoings, coeur à gauche, mais portefeuille à droite !

Publié le 26 décembre 2011 - par - 5 630 vues
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M. Descoing, directeur du prestigieux Institut d’ Études Politique, est -il un homme de culture ? Je ne puis pas répondre à cette question. Par contre, ce qui est plus sur, c’est qu’il n’aime pas la culture, plus précisément la culture générale, car il propose de supprimer cette épreuve pour le concours d’entrée. Surprenant, n’est ce pas, de former les futures élites censées de travailler dans fonctions d’importance dans notre pays, sans avoir une idée de la culture. Et encore moins de ce qui est la connaissance de l’histoire et l’intelligence des meilleurs esprits que notre pays a connu ! Pour voir ce qu’il nous prépare ce « brillant » formateur…

Ceci, nous explique-t-il, pour permettre l’accès à l’entrée de Science Po aux jeunes de la diversité et aux plus démunis. L’initiative louable, si ce n’était pas un leurre, car pour arriver à ce but, une bien meilleure solution aurait été de proposer plus de bourses aux plus méritants de ces jeunes, tout en maintenant un niveau correct du concours. Car, ce qu’il propose M. Descoing, c’est simplement de former des étudiants au rabais ; merci pour les élèves qui ont vu leurs frais d’inscriptions  augmentés d’une manière sensible, par l’initiative du même Richard Descoing.

Mais, il y a peut-être une explication à tout cela, ce serait le manque d’argent !

Car l’argent (public, bien sur) doit avoir d’autres priorités d’après M. Descoing. Dans ce but, il s’est entouré, d’un un comité de rémunération restreint, composé de cinq membres, des bons amis. Jusqu’ici, rien d’anormal. Ce qui est moins, c’est que les « copains » votent en catimini (pas de rapport d’activité, pas de comptes rendus !!) des rémunérations aberrantes pour le brave directeur (presque 150000 € annuel, soit en moyenne le triple de la rémunération d’un président d’université). On apprend que la même somme fut acceptée pour son directrice adjointe, Mme Nadia Marik, ce qui pourrait-être un beau signe de partage. Manque de pot, on apprend que l’heureuse bénéficiaire n’est autre que la propre épouse de M. Descoing. Les bonnes affaires (sur le compte de l’argent publique) se font en famille.

La seule information qui nous manque, c’est le montant des jetons de présence perçus par MM. Pébereau, Louis Schweitzer et consorts, membres de ce très discret comité de rémunération.

Pour l’instant, aucune réaction de la part du couple Descoings-Marik qui n’ont pas l’intention de gâcher leurs bonnes vacances au Brésil avec des broutilles du genre.

Un geste appréciable, l’ensemble des membres du bureau du Comité d’Entreprise de l’IEP a donné sa démission en bloc, pour marquer leur désapprobation quant à ce que j’ose nommer détournement de fonds publics. Pour quand la démission de l’ honteuse bande de prévaricateurs composant le comité de rémunération ?

Occasion de se rappeler que notre belle langue (que M. Descoing souhaiterait peut-être la remplacer par le rap, pourquoi pas ?) possède des allocutions de choix : « Charité bien ordonné commence par soi-même » et j’ajoute « CŒUR A GAUCHE, PORTEFEUILLE A DROITE »

Sorel ZISSU

Décembre 2011

PS. J’apprends qu’un micmac s’est produit, par la publication d’un faux courriel de démission de ce triste sire. C’était un canular, quel dommage…

Pour expliquer les raisons des super bonus encaissés par lui-même et son épouse, M. Descoing n’avait pas le temps, les vacances brésiliennes l’en empêchaient ! Mais pour protester sur la fausse rumeur de démission, il a trouvé de suite la parade. Comment renoncer à la bonne vache à lait qui est sa fonction et l’argent qui en découle ?

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