1

Ridiculisé par Eric Zemmour, Omar Sy, le pote de Weinstein, arrête la promotion de « Knock »

Profitant de son tour des plateaux pour présenter “Knock” où il reprend le rôle tenu par Louis Jouvet (bientôt James Bond serait noir et la marquise de Merteuil, noire, lesbienne et unijambiste), une des têtes de gondole du politiquement correct français, Omar Sy, a cru bon de s’en prendre à Eric Zemmour.

De l’Omar à l’américaine (il habite Hollywood après avoir fait partie du trio gagnant de Trappes avec deux charmants personnages bien connus des Français : Anelka et Jamel Debbouze), voici la recette : traiter le plus célèbre polémiste de France de «criminel», et demander qu’il ne soit plus jamais invité sur les plateaux de télévisions et de radios car il n’avait «pas envie d’être traîné dans la boue avec les cochons».

Remarquons que le mot “cochon” fait un tabac en ce moment.

Sur twitter, il faut balancer son cochon, pour Omar Sy, en faire un de Zemmour. Est-ce pour faire plaisir aux musulmans dont on sait l’amour pour cet animal ?

Mais visiblement, M. Sy n’était pas Mister No quand il frayait avec un “cochon” d’Hollywood nommé Weinstein. Il est vrai que lorsqu’on vient d’être admis dans la ferme des animaux hollywoodienne, on ne regarde pas qui vous donne la gamelle.

Eric Zemmour a répondu à l’acteur. «Je veux simplement lui signaler qu’un criminel, c’est quelqu’un qui a commis un crime. Je sais bien que de Trappes à Hollywood il n’a pas eu le temps de maîtriser la langue française. Je pourrais l’attaquer en justice pour diffamation.»

https://youtu.be/WM-Wx0H1f-g

Sy, K.O., a décidé d’arrêter la promotion du film. On se passera de ce guignol.

Après Cantat, l’assassin à coups de poing de Marie Trintignant qui fait sa promotion avec une chanson de soutien aux migrants, Sy qui se comporte comme une vierge noire tombée de son socle, on se demande comment ces gens-là, osent de telles attitudes.

La réponse se trouve peut-être sur Slate.fr.

Isaac Chotiner y interviewe un ami de son père, Peter Biskind, auteur en 2005 d’un livre intitulé Sexe, mensonge et Hollywood, livre qui a, en partie, pour sujet les frères Weinstein, Harvey et Bob. Mais, contrairement à ce qu’indique son titre, Sexe, mensonge et Hollywood ne s’intéresse pas aux débordements sexuels d’Harvey Weinstein, pas à sa bite en folie et ses paluches tentaculaires.

 Peter Biskind

Biskind dit à Chotiner que dans «les années 1970, le sentiment général, et je pense que ça a toujours été vrai à Hollywood, et que ça remonte à l’époque du cinéma muet, c’était que les règles ne s’appliquent pas à eux, ce qui était d’ailleurs le nom du dernier film de Warren Beatty [“The rules don’t apply”, traduit en français par “L’exception à la règle”]. Ils le vivent au quotidien. Ils ne sont pas contraints par la morale civile, on peut dire ça comme ça.

— Vous voulez dire que les règles ne s’appliquent pas et que donc ils trompent leurs femmes et ils couchent avec 150 personnes par an, ou qu’il est permis de tripoter une femme ou de l’agresser ? interroge Chotiner, légèrement abasourdi.

— Ça dépend. C’est comme cette histoire avec Roman Polanski. Il n’avait aucun scrupule. Je suis convaincu qu’il était persuadé de ne rien faire de mal. Et en fonction de la personne et des limites que ça atteignait, je pense que le sentiment général était qu’on pouvait faire ce qu’on voulait et s’en sortir sans problème

Peter Biskind nous éclaire sur le comportement du showbiz et des journaleux et des politicards : la morale qu’ils chantent, qu’ils jouent, qu’ils votent, qu’ils encensent ne s’applique pas à eux.

Ils peuvent coucher avec des gamines de treize ans comme Polanski, s’empiffrer de cocaïne dans des fêtes monstrueuses à Cannes ou à Hollywood, demander à ce qu’une jeune actrice les regarde prendre leur douche ou pendant qu’ils se masturbent, envoyer des courriels avec une photo de leur sexe en chaleur comme le fit Antony Weiner, mari de la principale conseillère d’Hillary Clinton, sans voir où est le problème.

A leurs yeux, les seuls délinquants qu’il faut traquer sont les délinquants “idéologiques”, ceux qui comme Zemmour, comme Richard Millet combattent leur simulacre compassionnel.

Marcus Graven