Rien ne changera si les braves gens ne changent pas

Manifestants-11-janv-2015La manifestation du 11 janvier pour manifester contre les violences islamistes a été interdite par les autorités, qui se réclament de la liberté d’expression et qui prétendent lutter contre les violences djihadiste. Ceci est à mettre en parallèle avec toutes les violences actuelles de l’islam à travers le monde. Et ceci ne fait que souligner l’incohérence des réactions de notre société pilotée par des dirigeants manipulateurs uniquement intéressés par leurs ambitions personnelles.
Suite à l’attentat du 7 janvier contre Charlie hebdo une grande vague d’indignation s’était levée en défense de la liberté et contre les attentats répétés au nom d’Allah. Cette vague a réuni toutes les tendances de pensée, y compris les musulmans eux-mêmes. Dès lors on aurait pu croire que cette dynamique positive aurait pour résultat d’une part de défendre une réelle liberté d’expression, d’autre part de s’opposer fermement aux dérives violentes de l’islam. En fait en ce qui concerne la liberté d’expression on s’est mis à encenser Charlie hebdo, qui a oublié la règle fondamentale de la liberté qui est de s’arrêter là où commence la liberté des autres.
Il n’y a pas de liberté sans respect, car sinon la liberté de chacun est menacée par la liberté des autres. Et dans le même temps certains voulaient interdire que des courants de pensée autre que les leurs, comme le FN par exemple, puissent s’exprimer sur le même sujet. Ce sont les mêmes qui dernièrement ont condamné Éric Zemmour. De quelle liberté d’expression parlons-nous ? D’une liberté blasphématoire que l’on condamne puis que l’on encense, ou la liberté d’interdire ceux qui pensent autrement que ce que l’on voudrait imposer ? Car c’est un point commun fondamental entre l’islam et l’idéologie collectiviste, c’est de vouloir imposer sa pensée unique, au nom d’Allah ou au nom du bien de tous.
Comment Allah le miséricordieux pourrait-il vouloir que l’on s’entre-tue pour lui ? Et comment peut-on prétendre agir pour le bien de tous quand on ne fait que défendre les privilèges de certains ? Et pour ce qui concerne une opposition ferme aux violences de l’islam nous assistons à une lutte contre le djihadisme mais en clamant haut et fort qu’il n’a rien à voir avec l’islam, alors qu’au contraire le djihad vient de l’islam. Qui pourrait prétendre qu’il puisse y avoir un islam sans Coran et sans l’exemple de Mahomet ? Or les règles de violence et d’hégémonie sont bien écrites dans le Coran et dans les autres documents relatant la parole du prophète, dont tous ceux qui ont bien voulu étudier son histoire savent qu’il fut un homme sanguinaire et sans respect pour les autres. Comment peut-on espérer endiguer la violence, si on ne s’attaque pas aux racines de la violence ? On assiste ainsi à un carnaval grotesque où en définitive le mouvement d’indignation contre la violence de l’islam et pour la liberté d’expression se traduit simultanément par :

  • l’apologie d’une liberté d’expression outrancière et insultante, qui souligne les divisions et attise les violences,
  • accompagnée de l’interdiction de la liberté d’expression, que ce soit d’Éric Zemmour, du FN, ou de la manifestation qui était prévue ce jour précisément pour protester contre les violences islamistes,
  • et de la répétition à satiété par nos dirigeants et autres partisans du politiquement correct que « l’islam est une religion de paix et d’amour », alors même que simultanément sur la terre entière l’islam démontre le contraire et qu’il suffit de lire le Coran et la vie de Mahomet pour constater que ce sont les racines mêmes de l’islam qui engendrent la violence et la volonté hégémonique.

Le constat est simple : on ne fera rien sans lucidité, courage et cohérence. Trois vertus fondamentales qui semblent infiniment étrangères à notre société. Car il faut rappeler que les plus nombreux sont les braves gens, mais ils n’ont pas compris que par une tolérance déplacée ils soutiennent les pires principes. Le mal existe, parce qu’il fait partie de la nature humaine, mais il ne se développe que parce que les braves gens laissent faire. Tout excès est un défaut, y compris et surtout l’excès de certaines vertus : l’abus de liberté tue la liberté, l’abus de tolérance laisse la place libre à l’intolérance. Il n’y a peut-être que l’excès de lucidité qui ne serait pas un défaut… mais nous en sommes très loin !
Hollande et Valls nous répétaient qu’il n’y avait aucun risque de terrorisme et le ministre de l’intérieur Cazeneuve disait « l’incitation au djihad n’est pas un délit ». Devant l’attentat de Charlie hebdo on  aurait donc pu supposer que leur responsabilité en la matière allait encore aggraver leur très mauvaise réputation, c’est l’inverse qui s’est passé, tout simplement parce qu’ils ont dit que ce n’était pas bien d’agir comme cela : qu’auraient-ils pu dire d’autre ? Et, tout fiers de leur gloire retrouvée, ils ont guidé le peuple à être tous Charlie, au mépris de la véritable liberté d’expression. Et au mépris de tout courage face à l’islam.
Les musulmans sont persuadés de leurs croyances : comment les plus ouverts d’entre eux pourraient-ils en changer alors que les braves gens qui les entourent disent eux aussi que l’islam est tolérant, que c’est une religion de paix et d’amour ?
Raymond Riche

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