Riposte Laïque, aujourd’hui, c’est Radio-Londres durant les années d’occupation

Publié le 27 septembre 2014 - par - 1 194 vues
Share

Ri7RL-ramada haniJ’ai tant à vous dire. J’ai surtout tant à apprendre de vous. Depuis près de deux mois maintenant, je me nourris au feu sacré de Riposte Laïque. Je veille souvent très tard en attendant que le flux dépose sur mon ordinateur la livraison du jour. Je guette fébrilement l’arrivée des derniers articles de RL (Riposte Laïque) comme mes grands-parents, il y a sept décennies, attendaient fébrilement, l’oreille collée au poste de TSF, les derniers communiqués de RL (Radio Londres). Nous y voilà ! C’est bien de cela qu’il s’agit : Riposte, aujourd’hui, est le Radio Londres des années de l’Occupation, vécue à Paris par ma mère et ses parents et dont elle m’a transmis la mémoire, inlassablement, jusqu’à son dernier souffle. Ses souvenirs sont les miens, à présent, par la magie de la transmission qui fonde l’inconscient collectif d’un peuple, d’une nation, d’une patrie.

Il existait à l’époque des Sections Spéciales, créées par Pierre Pucheu, tribunaux iniques chargés de condamner les patriotes, les résistants, au mépris de toutes les lois et de toute justice. Aujourd’hui, dans toutes les juridictions de France et de Guyane, des cohortes de magistrats gauchisants, de procureurs francophobes et islamophiles, jugent des patriotes, des résistants au moyen de lois faites sur mesure pour complaire aux nouveaux occupants. Le délit de blasphème (et d’offense aux orthopenseurs) a été rétabli en France, en attendant de l’être dans toute l’Europe. Un silence de mort va bientôt s’abattre sur notre pauvre pays, avant la nuit islamique, définitive, qui marquera la fin de notre culture multiséculaire.

A l’époque, des renégats (avec un r comme Richonet) dénonçaient leurs anciens compagnons d’armes aux autorités d’occupation pour s’attirer leurs bonnes grâces. Aujourd’hui, un Richonet (avec un r comme renégat) dénonce ses anciens amis aux collabos qui nous gouvernent pour – attention, c’est du billard à plusieurs bandes ! – donner des gages d’islamophilie aux judéophobes dont il compte rejoindre les rangs, en vertu du vieux principe selon lequel les ennemis de nos ennemis sont nos amis ! Le nouveau foyer du triste sire s’appelle Égalité et Réconciliation ; le lobby-ONG qui veut mettre en place un arsenal juridique pour bâillonner, punir, rééduquer (dans des camps ?) les patriotes d’Europe qui oseront déroger à la novlangue s’appelle Conseil Européen pour la Tolérance et la Réconciliation. Réconciliation, collaboration, la rime est riche…

« J’entre dans la voie de la collaboration » (Pétain à Montoire, 1940).

« J’entre dans la voie de la réconciliation » (Juppé à Paris, débuts de l’État Islamique de France et d’Occident [EIFO : penser à demander à Fabius ce que donne l’acronyme arabe afin d’éviter tout amalgame avec l’immense majorité des musulmans, adeptes d’une religion de paix, d’amour et de tolérance], 2020 ?, 2025 ?…).

Tolérance : que de crimes on commet en ton nom !

En 1942, Pierre Laval déclare : « Je souhaite la victoire de l’Allemagne ».

Le 17 mai 2003, Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République ».

En 2020, 2025 ?, M’bala M’bala, Plenel, Belkacem, Soral, Fabius, Juppé, etc. : « Je, tu, il, nous souhaitons la victoire de l’islam ».

En 1942, Darquier de Pellepoix dirige le Commissariat général aux questions juives.

En 2020, 2025 ?, Soral de Pellepoix dirige le Commissariat général aux questions j… sionistes. Son sous-directeur a pour nom Dieudonné M’bala M’bala et son chef de cabinet Maximilien Richonet.

Une différence tout de même : en 1944, le gouvernement des collabos s’exile à Sigmaringen, chez l’ennemi, mais ne l’empêche pas de quitter le territoire…

En 2014, le ministre Case-naze érige une muraille judiciaire (et téléphonique) pour que les ennemis restent sur le sol national !

Pour ceux qui, hélas, sont passés entre les mailles du filet et éprouvent le désir légitime de revenir exercer leurs talents dans notre pays de mécréants, Éric Ciotti a trouvé la solution : les binationaux devront être déchus de leur nationalité française. — Et ceux qui sont seulement Français ?, interroge l’interviewer du moment, que l’on sent inquiet ; — Ceux-là ne peuvent pas être déchus, répond la terreur des djihadistes qui blêmissent en l’écoutant, car la loi ne permet pas de fabriquer des apatrides. Ouf ! Nous avons eu chaud ! Encore un peu et il rétablissait la double peine…

Est-ce qu’un jour, une fois dans ma vie, avant de passer… l’arme à gauche (!), est-ce qu’une fois au moins je vais entendre un journaliste rétorquer : — Mais monsieur, une loi peut être changée ; ce que le peuple a fait (ou plutôt ses représentants indignes), le peuple peut le défaire ; c’est bien lui le patron, non, dans un pays démocratique ? Et ces nouveaux apatrides auront cinquante-sept pays qui leur ouvriront les bras et leur offriront gîte, couvert et nationalité…

Bien sûr, le plumitif des ondes n’a rien dit, il a laissé poursuivre l’orateur, impitoyable : ces fils d’Allah de retour sur le territoire devront être, selon lui, placés dans des centres de rétention, afin d’y être rééduqués, dé-radicalisés avec des moyens conséquents puisqu’il faudra payer psychiatres, psychologues, éducateurs pour se relayer au chevet de ces pauvres jeunes gens emportés, bien sûr, par leur romantisme juvénile (n’est-ce pas, Nicolas Gardères) et qui se seront laissé aller à quelques grosses bêtises : deux ou trois viols, cinq ou six assassinats à l’arme blanche, deux décapitations pas plus ; enfin, qui n’a pas commis de telles erreurs dans sa jeunesse ? D’Antonin Artaud à la décollation artisanale, il n’y a qu’un pas ; de Bernanos, qui déclarait que Hitler déshonorait l’antisémitisme (sic) aux grands cimeterres sous la lune, un soupir, un rêve… Décidément, les hommes comme nous, trop vieux sans doute, oublieux de leurs jeunes années, ne comprendront jamais rien à la jeunesse, à ses emballements, à ses folles passions !…

A tout péché miséricorde, donc. J’espère que l’on n’ira tout de même pas, dans ces nouveaux centres de réadaptation, jusqu’à priver ces enfants perdus de repas halal ou à les empêcher de faire leurs dévotions de chameliers cinq fois par jour, ce serait trop cruel !

Tout cela est vrai, c’était hier matin, 23 septembre, sur Europe 1 (sauf erreur de ma part) ; c’était Éric Ciotti, député UMP, futur ministre, peut-être, après la réélection de Sarkozy de Tarascon en 2017… Dormez tranquille, braves gens, les hommes du guet et de l’UMPS veillent sur votre sommeil !

Nos aïeux, décidément, manquaient d’imagination : s’ils avaient eu la chance d’avoir un Éric Ciotti à leur disposition, ils auraient su quoi faire des hommes de la division Das Reich après la grosse bêtise d’Oradour-sur-Glane : quelques mois de soins attentifs, dispensés avec douceur par psychologues, éducateurs, psychiatres et sociologues dûment mandatés à cet effet, et nous aurions vu ces farouches guerriers repartir pour la Germanie, emplis de nobles sentiments tout neufs, en chantant à tue-tête Le temps des cerises.

Je dois dire que les hommes d’alors, qui ne savaient encore rien de Bourdieu, de Gérard Miller ou de la théorie du genre (qui n’existe pas, on ne le répétera jamais assez) auraient plutôt été tentés par la méthode Noiret dans Le vieux fusil. Oserais-je l’avouer ? Moi aussi ! J’espère que cela ne va pas passer pour de l’incitation à la haine et à la violence envers ces nouveaux romantiques qui nous font l’honneur de revenir égorger chez eux (puisqu’ils sont chez eux chez nous, comme disait l’autre).

Il y a sept décennies, lorsque mes chers grands-parents (qui furent tous deux médaillés de la Résistance) tendaient l’oreille vers RL (Radio Londres), ils savaient que, malgré la rigueur de leur interminable hiver, ils ne devaient pas douter de l’existence du printemps. Ils savaient que tôt ou tard viendraient la délivrance, la libération et l’été radieux.

Aujourd’hui, je me désaltère à la source pure et claire de RL (Riposte Laïque), mais je sais que nous avons déjà perdu la partie. Ils sont trop forts, trop nombreux, trop bien armés. Ils feront tirer sur les Français, en cas de guerre ouverte, comme aujourd’hui ils emprisonnent les cambriolés et laissent courir les cambrioleurs ; comme ils persécutent les victimes, qui n’ont pas eu le bon goût de mourir sous la torture et se sont défendues, et libèrent, excuses à la clé, les agresseurs qui ont manqué leur coup. A chaque papier brillant, étayé, indiscutable de RL répondent cent, mille mensonges, tout au long de la journée, qui s’infiltrent dans les cerveaux de manière subliminale comme une invisible lèpre de la pensée.

Article RL du soir : espoir !

Journal d’Inter du matin : chagrin !

Je m’en veux de penser cela. Je m’en veux davantage encore de songer à l’écrire, surtout ici où se succèdent tant de valeureux combattants qui ne baissent jamais les bras. Mais à qui dire son désespoir, sinon à ses amis, les vrais, les seuls, à cette famille que je viens de retrouver alors qu’il ne restait plus rien de la mienne, à cette fratrie en commune patrie qui nous réunit, malgré les différences de points de vue entre ceux qui croient au Ciel et ceux qui n’y croient pas, ceux qui crient Vive le Roi ! et les autres Vive la République ! Tous, en tout cas, se rejoignent pour crier Vive la France ! avec parfois la voix qui se brise, tant ces mots résonnent loin et fort au plus profond de nous…

Mais savoir que nous avons déjà perdu, que la France a déjà perdu, ne signifie pas renoncer à se battre, bien au contraire !

Cyrano, celui de Rostand, se bat à un contre cent et déclare :

Que dites-vous ?… C’est inutile ?… Je le sais !

Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès !

Non ! Non ! c’est bien plus beau lorsque c’est inutile !

Je sais bien qu’à la fin vous me mettrez à bas ;

N’importe : je me bats ! je me bats ! je me bats !

Cyrano, le nôtre, qui n’a sûrement pas choisi par hasard son nom de plume et de guerre, se bat à un contre mille avec ses mousquetaires qui, flamberge au vent, bataillent comme des diables et s’exposent aux coups de l’ennemi : « C’est bien plus beau lorsque c’est inutile ».

Alors à la fin, si nous succombons sous le nombre,

Il y a quelque chose que, malgré eux, nous emporterons avec nous,

Sans un pli, sans une tache,

Et c’est…

notre panache !

Vive la République ! Vive la Nation ! Vive la France !

Raphaël Delahaut

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.