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Riposte Laïque et le mythe éculé du Juif et de l’argent

 

J’assiste avec désarroi à une forme d’hystérie frappant certains contributeurs de Riposte Laïque concernant le CRIF. Bien qu’ayant personnellement écrit de virulents articles – sur des médias juifs – contre cette organisation inutile, bien que je considère que le CRIF ne représente que lui-même et non la communauté juive, et bien que je regrette amèrement le sort injuste réservé à Marine Le Pen par les présidents successifs du CRIF (Marine n’a de cesse, depuis des années, de dénoncer l’antisémitisme !), je ne peux cependant que m’interroger sur la teneur d’articles écrits par des auteurs de Riposte Laïque concernant cette institution. Je m’étendrai surtout sur l’article de Paul Le Poulpe intitulé, « Diner du CRIF : 800 invités, 900 euros chacun, 720 000 euros la soirée ».  

Paul Le Poulpe , qui nous a habitués à bien mieux, écrit : « Le dîner du CRIF est une bonne affaire pour le trésorier du CRIF mais un peu moins pour les finances de l’État français. »

Paul Le Poulpe fait dès lors montre de malhonnêteté intellectuelle en faisant croire que le CRIF fait payer les repas de son dîner annuel en faisant au passage un bon petit bénéfice sur le dos de la collectivité nationale (l’accusation est grave).

Cela est faux car le CRIF, comme des milliers et des milliers d’ associations françaises, a légalement le droit de recevoir des dons et de l’argent qui seront en partie défiscalisés pour les donateurs. De plus, le CRIF ne fait certainement pas payer tous les invités de son dîner annuel. Les comptes de l’auteur du texte sont donc erronés.  

Les propos de Paul Le Poulpe sont fallacieux mais surtout dangereux dans une France encline, par la faute principalement des islamo-gauchistes, à faire passer une fois encore les juifs pour les dangereux suppôts de la « finance internationale », prétendument intéressés uniquement par l’appât du gain .

Dans une France qui se vide de ses citoyens juifs à cause des attaques des djihadistes et de leurs complices (tels Edwy Plenel ou Alain Soral, pour ne citer qu’eux), les propos aux accents maurassiens et soreliens (je parle ici de Georges Sorel) de Paul Le Poulpe ne font qu’entretenir une ambiance malsaine qui fera à moyen terme de la France, et de l’Europe en général, un vaste territoire Judenfrei

Frédéric Sroussi