Robert Ménard met le nez dans le caca à Valls et à tous les faux-culs de gôche

Newly elected mayor of Beziers, supported by the French far right Front national party (FN) Robert Menard, poses after his first municipal council on April 4, 2014 in Beziers.     AFP PHOTO / SYLVAIN THOMAS
Robert Ménard sort d’une conférence de presse rendue nécessaire, suite au véritable lynchage que ses propos sur le nombre d’élèves d’origine musulmane dans les écoles de sa ville (évalué à 64 %) ont suscité. Le moins qu’on puisse dire est que le maire de Béziers n’y a pas été de main morte, et a mis le nez dans le caca à tous les faux-culs de gauche, premier ministre en tête. Savourez cette conférence de presse dans son intégralité, et prenez connaissance, ensuite, pour compléter, de l’argumentaire de Caroline Alamachère, qui confirme l’imposture des donneurs de leçon et autres procureurs, qui veulent interdire tout débat sur la réalité de l’immigration, et nier le réel.


°°°°°°°°°°°°

Dans l’émission Mots Croisés, Robert Ménard a déclaré avoir établi une liste des noms des enfants de sa ville afin de mesurer la proportion d’enfants d’origine arabo-musulmane, précisant selon lui qu’il y aurait à Béziers 64,6 % d’enfants « de confession musulmane ». Il a ajouté qu’il avait à cœur de connaître « la vérité » du terrain, de faire « le tour des écoles » et de constater « ce qu’il en est ». Une démarche informative qualifiée d’ « imbécillité » par la LDH.
A l’heure où se vote une loi liberticide de fichage national, les statistiques ethniques et le fichage en fonction de l’appartenance religieuse étant interdits en France, le tollé n’a pas manqué, d’autant que le vilain a précisé : « Je sais que je n’ai pas le droit, mais on le fait ». Ce n’est pas très bien, Robert, de contrevenir à la loi quand on est un édile de la République ! Marianne lui fait d’ailleurs bien la leçon, rappelant vertement à Ménard qu’il n’est plus très digne d’être républicain.
Dans un étranglement lui aussi républicain, Najat Vallaud-Belkacem a sorti sa gousse d’ail en fustigeant la méchante extrême droite, tandis que l’ineffable Taubira, elle qui avait déclaré, on ne sait trop à partir de quelles statistiques ethniques, que « les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre », s’est fendue d’un point Godwin en se remémorant ses souvenirs de guerre : « L’esprit de 1939 est de retour, les mêmes vieux démons et ces balafres faites à la République. La même lâcheté sur des enfants ».
Deux membres du conseil national du PS ont décidé de saisir la CNIL afin de laver l’affront anti républicain biterrois, l’occasion pour eux de faire usage d’un second point Godwin : « Cela fait des décennies dans notre pays que l’on n’a pas entendu parler d’un élu qui ficherait des enfants au titre de leur religion supposée. On atteint des limites qui n’avaient pas été franchies, probablement, depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est un scandale absolu », s’est ainsi insurgé Mehdi Ouraoui qui a lui aussi manifestement connu la guerre et qui, peut-être, se souvient encore du fumet des rutabagas dans son tajine…
Et puisque décidément cette guerre n’en finit plus d’être utilisée à des fins de censure, on comprendra d’autant mieux cette pratique très en vogue d’avoir recours à la dénonciation, une pratique dont la gauche était d’ailleurs coutumière en ce temps-là…
« Nous vous saisissons donc aujourd’hui en vue d’enquêter sur ce scandaleux fichage d’enfants, qui est non seulement illégal, mais profondément révoltant pour tout républicain », se sont donc justifiés les deux trublions socialistes.
Le torero de Matignon, jamais dernier à se renier, s’est joint aussitôt aux lamentations ambiantes : « Honte au maire. La République ne fait aucune distinction parmi ses enfants ». Une condamnation plutôt cocasse de sa part, lui qui en 2009, alors qu’il était encore maire d’Evry et se plaignait du manque de « blancos », annonçait en fanfare vouloir présenter un projet de loi à l’Assemblée Nationale préconisant le recours aux statistiques ethniques ! Un internaute à l’époque avait défendu la proposition, estimant que c’était le « devoir d’un état de savoir de quoi sa population est faite », tandis qu’un autre ajoutait que mieux valait « se rapprocher de la réalité plutôt que
 d’entretenir soupçons et fantasmes ». C’était oublier un peu vite que la gauche n’aime pas la réalité…
Soutenu par Patrick Lozès, alors président du CRAN, Manuel Valls précisait même que « pour certains, les statistiques ethniques mettraient en cause les valeurs de la République, alors qu’au contraire, c’est l’absence de mesures concrètes qui est à craindre ».
Oui, l’Alzheimer c’est moche…
Mais que dire alors de la ville de Montpellier dont l’actuel maire, socialiste et membre d’une association célébrant les Montpelliérains de souche, fait passer aux parents d’élèves un formulaire demandant si leurs enfants mangent du porc ou non ? N’est-ce pas un fichage confessionnel ? Ou encore de ce dispositif à Villeurbanne imposé en 2012 par le maire socialiste Jean-Paul Bret et consistant à distribuer des jetons de couleur aux élèves en fonction de leur confession pour le choix des menus avec ou sans porc ?
Formulaire-de-demande-de-repas-sans-viande-ou-sans-porc-2
La loi Informatique et libertés de 1978, modifiée en 2004, déclare interdit le traitement des « données personnelles faisant apparaître les orientations politiques, religieuses, syndicales, sexuelles, l’état de santé ou les origines ethniques et raciales ». Des dérogations sont cependant accordées aux instituts d’études et aux organismes publics, or, qu’on sache, la mairie de Béziers est elle-même un organisme public, ce qui rend donc la démarche de Robert Ménard tout à fait légitime.
Les instituts de sondages pratiquent ce type de fichage autorisé par la CNIL à des fins d’études. Par exemple en 2009 l’Ifop avait fait paraître un sondage portant sur les religions dans lequel apparaissait la religion des répondants. Si les noms ne sont jamais mentionnés dans les rapports par déontologie professionnelle, les cabinets d’études les possèdent néanmoins puisque ces études sont faites par téléphone ou au domicile des interviewés. Les instituts possèdent donc, de fait, des statistiques basées sur la confession ou les idées politiques d’un échantillon de personnes donné, même s’il leur est interdit de les communiquer.
De la même manière, pour la propre étude de ses concitoyens et en toute confidentialité, Robert Ménard a souhaité connaître le nombre d’enfants de confession musulmane dans sa ville. Et après ? S’il était passé par un institut de sondage au lieu de faire cela lui-même, quelle différence cela aurait-il fait ?
Un an après la modification de la loi, soit en 2005, la CNIL se faisait déjà des nœuds au cerveau pour savoir comment la contourner, soudainement désireuse de mesurer les éventuelles discriminations à caractère ethnique, religieux ou culturel. Car comment identifier un problème si l’on n’a pas le droit d’effectuer une enquête chiffrée sur ce problème ?
« Il faut selon moi renoncer au critère de l’origine, car tout d’abord il stigmatise et perpétue le statut de migrant de l’individu. Or, l’oubli des origines est fondamental dans la relation migrant avec le modèle socioculturel dominant (…). Les minorités visibles sont le plus souvent nées en France. La recherche d’une ascendance étrangère trahit en fait un désir de les maintenir dans un statut allogène », disait le commissaire à la diversité et à l’égalité des chances Yazid Sabeg en 2006. Autrement dit, selon lui, les autochtones seraient coupables de considérer les descendants d’immigrés nés en France comme des allogènes perpétuels alors que dans le même temps les allogènes eux-mêmes sont constamment incités par l’ensemble de la gauche à ne surtout pas oublier leurs origines passées et donc à ne  surtout pas s’assimiler. Mohamed devrait donc donner à sa descendance un prénom à consonance arabo-musulmane lui rappelant les origines de ses grands-parents mais nous n’aurions pas le droit de lui faire remarquer que ce prénom n’est pas de chez nous !
En 2006 la CNIL donnait son aval pour une étude menée par l’ORES (Observatoire Régional des Etudes Supérieures) sur le traitement des prénoms auprès d’étudiants « indicateur d’une identité “stigmatisable” ou non », spécifiant bien qu’il ne s’agissait aucunement de statistiques ethniques. Les prénoms d’origine arabe ou musulmane étaient triés à partir de la liste des prénoms des inscrits. On peut notamment apprendre grâce à cette étude que c’est le prénom qui détermine la réussite des études et l’avenir dans une filière spécifique et en aucun cas la culture dans laquelle baigne l’élève. Ainsi on découvre que « avoir un prénom arabe ou musulman favorise le “redoublement” », une information qui gagnerait à être largement diffusée afin de réduire les risques de redoublement des enfants musulmans !
Les Biterrois de confession musulmane aurait tout intérêt à connaître les résultats de cette étude avant l’accouchement…
Etude-prenoms-musulmans-ORES
Etude-prenoms-arabes-musulmans
Un rapport sur la diversité datant de 2007 prévoyait que « la mesure de la diversité peut nécessiter le recueil et le traitement de données à caractère personnel ». En page 7 y est indiquée la méthode consistant à étudier les prénoms et permettant « de recueillir les informations sur l’origine sociale d’un individu, sur l’origine géographique et sur une appartenance religieuse supposée. De surcroît, le prénom est par lui-même une variable susceptible de provoquer une discrimination ou une inégalité de chances ». Cette statistique ethnique-là serait donc autorisée dès lors qu’elle permettrait de favoriser des individus répertoriés comme allogènes, et donc par effet logique, de discriminer les autochtones. En dehors de cet usage « républicain » à l’inégalité flagrante, le recueil de ces données est jugé non avenu et raciste.
En 2012 François Héran, démographe, ex-directeur de l’Ined, déclarait : « Aveugle à la couleur, la République antiraciste opérait déjà les yeux bandés. On lui demande de viser plus que jamais à côté de la plaque »…
Caroline Alamachère
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/12/12/01011-20091212FILWWW00698-valls-pour-des-statistiques-ethniques.php
http://www.lepoint.fr/societe/la-bataille-des-cantines-01-11-2012-1693976_23.php
http://www.ifop.com/media/poll/1053-1-study_file.pdf
http://www.afmd.fr/documents/livre_blanc_afmd.pdf
http://www.univ-lille-nord-de-france.fr/telechargement/ores/04-05_B_R001.pdf
http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/dossier/diversite/RapportdiversiteVD.pdf
 

image_pdf
0
0