Rokhaya Diallo reproche aux Français de ne pas voir qu'elle est blanche !

Rokhaya-Diallo
A 17h ce dimanche il faisait 23° à Paris, 38° à Linguere au Sénégal et 34° à Banjul en Gambie.
Ces différences climatiques expliquent la variabilité du taux de mélanine entre les populations de ces deux derniers pays et celle de la France. Il n’y a pas à juger d’une quelconque valeur particulière favorisant les uns ou des autres, c’est juste un fait immédiatement visible pour qui a des yeux.
Rokhaya Diallo, née en France de parents sénégalais et gambien, paraît manifestement honteuse et complexée par ses origines qu’elle n’aspire qu’à renier, contrairement à Christiane Taubira qui, elle, au contraire n’a de cesse de les revendiquer pour mieux y opposer notre propre territorialité originelle au point même de laisser planer une menace.
Rokhaya Diallo a la peau noire de par ses origines africaines, tout comme en Asie on a les yeux bridés. Ce n’est évidemment pas un problème, c’est juste un fait physique visuellement remarquable, de la même manière qu’on constate que quelqu’un a les cheveux roux ou les yeux bleus. La différence c’est que tout le monde sait pertinemment qu’une personne à la peau noire a des origines africaines plus ou moins éloignées et que les pays européens, de par leur climat tempéré, ne peuvent avoir été le creuset originel des individus noirs. Il n’y a pas là matière à s’en émouvoir outre mesure.
Pourtant Mme Diallo se vexe qu’on lui demande d’où elle est, alors qu’elle est née en France : « Au quotidien, les personnes noires, arabes ou asiatiques déplorent le 
fait qu’ils sont toujours questionnés sur une provenance, ils sont
 perçus comme des gens qui viendraient d’ailleurs ». Et bien oui, c’est une démarche de curiosité bienveillante. Les Français n’aiment rien tant que l’exotisme, la découverte des cultures du monde. Cela n’a rien de méprisant ou d’insultant, bien au contraire. Dans n’importe quel pays du monde, une personne identifiée comme n’ayant pas les critères physiques caractérisant l’ensemble de la population locale se verra poser cette question « where are you from ? ». Cette interrogation qui défrise tant Mme Diallo n’est en rien une spécificité française, elle est l’expression d’une cordialité mondialement partagée.
De même, quand au nord de la Loire on demande à quelqu’un qui a un accent chantant d’où il vient, est-ce du racisme ? Venir de quelque part, avoir des origines d’ailleurs devrait-il être considéré comme une tare telle pour Rokhaya Diallo qu’il ne faudrait pas en parler ?
Il n’est d’ailleurs pas rare de croiser des gens venus du continent africain porter autour un pendentif à la forme de leur pays d’origine.
Et quand à la fête des voisins ou la kermesse de l’école chacun apporte un plat de « son pays », c’est l’expression de quoi ? Et promouvoir l’apport diversitaire de la miss Côte d’Or 2015 élue sous « les hourras de félicitations » quand aucune miss Sénégal n’a jamais été blanche, est-ce que l’inconscient collectif des Sénégalais ne serait pas un peu à revoir ? Faut-il en conclure que là où un Sénégalais aurait la légitimité d’être intrinsèquement noir un Français ne saurait prétendre à la même légitimité d’être intrinsèquement blanc ? Quelle est cette logique qui impose à un peuple qui n’a pas émis explicitement le souhait de se mixer à la mode américaine (pays volé par des migrants génocideurs au peuple indien originel) quand dans le même temps on vante « l’identité noire » spécifique des pays africains ?
En France il est suspect d’être curieux en demandant à quelqu’un ses origines mais un Thuram, du seul fait qu’il soit noir, a le droit de demander à faire une photo entre blacks excluant les blancs. L’inverse vaudrait plainte, mais à part cela on prétend que nous serions tous égaux en droits…
« Dans l’inconscient collectif français, les gens qui ne sont pas blancs viennent d’un autre pays ». Le fait est que jusqu’à il y a quelques dizaines d’années, les Français, n’en déplaise à Mme Diallo, étaient blancs jusqu’à preuve du contraire. Nous possédons encore des millions de photos anciennes pour en attester. Faudrait-il s’en excuser et s’interdire de se référer à nos racines lointaines et récentes pour ne pas heurter le complexe de Mme Diallo ?

Paris-des-annees-60
Parisiens dans les années 60

On pourrait rétorquer que « dans l’inconscient collectif des Gambiens, les gens qui ne sont pas noirs viennent d’un autre pays ». Et viendrait-il à Mme Diallo l’idée de leur faire également la leçon du multiculturalisme ou bien seuls les Français sont-ils tenus de subir ce totalitarisme-là qu’on n’exige d’aucun autre peuple ? Et si Mme Diallo croise un Sénégalais d’origine chinoise, considérera-t-elle que son inconscient lui joue des tours si elle voit dans cet homme aux yeux bridés un Asiatique ? Et que dire alors des différentes ethnies hiérarchisées au sein d’un même pays alors qu’elles en sont toutes issues ?
On constatera que l’inconscient collectif de nombre d’allochtones renvoie sans la moindre ambiguïté possible les Français à leur propre état de « blancs ».
Crevez-bandes-de-sales-blancs
Pute-blanche
Je n’ai donc pas le sentiment « inconscient », moi, que le racisme soit du côté des blancs…
Et si on demande à un enfant de n’importe quelle région du monde de dessiner un petit Sénégalais, quels crayons de couleur, à votre avis, va t-il utiliser ? Et pour un petit Norvégien, un petit Français ?
Inconscient-collectif-R.Diallo
Des millions d’originaires d’ailleurs mais nés en France revendiquent le pays de leurs grands-parents comme étant le leur, brandissent des drapeaux étrangers lors des mariages, n’ont de cesse de fantasmer en évoquant le pays de leur cœur, celui où ils vont en vacances mais dans lequel ils ne sont que de simples touristes, d’ailleurs pas toujours très appréciés des autochtones.
Les-pieds-en-France-le-coeur-au-bled
« En France, on a encore l’image d’un pays qui reste blanc où les citoyens non blancs sont quelque part des accidents ou des présences marginales alors qu’ils sont de plus en plus nombreux ». Ah oui ? Et d’où lui vient cette information ? Y a t-il des statistiques ethniques quelque part ou bien son inconscient lui dit qu’il y a quand même vachement plus de gens qu’avant qui ne sont pas originaires de ce pays ?
Dans le Nouvel Obs, un étudiant relatait son expérience. Alors qu’il faisait la connaissance d’une nouvelle collègue, il lui a demandé d’où elle venait, à quoi elle a répondu : « Bah, de France ». Béchir, c’est son nom, se reprend rapidement « Je veux dire, tu es de quelle origine ? ». Bien entendu, Béchir croit bon de justifier que sa question n’avait rien de raciste mais sous entendait dans sa formulation que sa collègue, n’ayant manifestement pas le type picard, devait forcément avoir des origines extra-hexagonales qu’il était désireux de connaître. Quel mal y a t-il à cela ? Mettant la question sur le compte d’une simple maladresse de sa part, Béchir a souhaité se dédouaner à bon compte en faisant le parallèle avec une autre anecdote mettant en cause cette fois une vieille dame originaire de notre pays « qui semblait de prime abord très bienveillante ». Après s’être enquis des origines de l’étudiant, la retraitée peu perméable à la propagande actuelle a répliqué « mais enfin, Béchir, ce n’est pas français tout de même ». Bien entendu, cette fois pas de doute possible, c’était bien une sale raciste qui lui faisait remarquer en toute spontanéité que son prénom n’était pas d’origine française.
En clair, Béchir s’arrogeait le droit de constater l’origine d’une personne mais condamnait le même constat venant de quelqu’un d’autre. On pourrait d’ailleurs lui faire remarquer que les Vietnamiens, eux, donnent des prénoms français à leurs enfants naissant en France par désir de s’assimiler dans un pays auquel ils ont à cœur d’appartenir, prouvant par cette démarche leur respect pour sa culture.
Notre étudiant concluait son article en se revendiquant « Franco-plus », c’est à dire plus français que les Français d’origine, mais à part cela le critère d’origine n’entrerait pas en ligne de compte, non, non…
On ne saurait trop conseiller à Mme Diallo de consulter un thérapeute pour ses petits complexes et lui demandons son indulgence quant à notre incapacité à la voir comme une blanche.
Caroline Alamachère

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