Rokhaya Diallo, si l'islamophobie est un «nouveau racisme», alors l'islam est une «nouvelle race»…

Rokhaya Diallo – militante associative française et chroniqueuse pour la télévision et la radio – n’est pas la première personne à déclarer que «l’islamophobie est un nouveau racisme». De ce fait, elle n’est pas la première à parler sans savoir ce que les mots signifient, car, jusqu’à preuve du contraire, une religion ne saurait être une race.

Le Petit Robert définit ainsi ces deux termes :

– Religion : «Ensemble d’actes rituels liés à la conception d’un domaine sacré distinct du profane, et destinés à mettre l’âme humaine en rapport avec Dieu».

– Race : «Groupe ethnique qui se différencie des autres par un ensemble de caractères physiques héréditaires (couleur de la peau, forme de la tête, proportion des groupes sanguins etc.) représentant des variations au sein de l’espèce».

Rokhaya Diallo a donc tort sur ce point. Mais si elle avait raison, ce serait plus grave encore… et d’abord pour les inconditionnels de l’islam !
En effet, si l’islamophobie est un racisme, alors l’islam est une race, et si l’islam est une race, alors les inconditionnels de l’islam sont au mieux racialistes, au pire racistes, puisqu’entre le racialisme et le racisme il n’y a qu’un pas, que le concept de «pureté raciale» permet aisément de franchir.
Que martèlent les islamistes sinon que l’islam est la pureté même, et qu’à ce titre, tout ce qui n’est pas conforme à l’islam est impur, donc à combattre ?
Que disent les racistes sinon que, dans la hiérarchie des races, la race supérieure doit être préservée de tout croisement, c’est-à-dire de toute impureté ? Et que peut être la race supérieure sinon la race qui a su conserver sa pureté d’origine ?
En conséquence, Rokhaya Diallo et quelques autres seraient bien inspirés de s’adonner à l’axiomatique, et, par suite, aux démarches hypothético-déductives : cela clarifierait les débats en général, et les débats sur l’islam en particulier, car, n’en déplaise à quiconque, on n’a pas fini de parler de l’islam !
Notons toutefois que ce n’est pas en terre d’Islam qu’on parle de l’islam : en terre d’Islam, c’est l’islam qui parle, et il parle comme bon lui semble, ce qui est son droit le plus strict. Chez nous, donc, c’est à nous de parler de ce que bon nous semble, y compris de l’islam, car c’est aussi notre droit.
Or, s’il nous semble bon de parler de l’islam, c’est parce que l’islam bouscule notre Droit. N’est-ce pas l’islam qui fustige les laïques, les juifs, les chrétiens, les apostats, les athées, les homosexuels, bref tous ceux qui ne sont pas conformes à la loi coranique ? N’est-ce pas l’islam qui prône la dhimmitude, l’infériorisation de la femme, les mariages forcés, la polygamie, les crimes d’honneur, les sanctions corporelles ? N’est-ce pas l’islam qui s’illustre par des prêches antidémocratiques ou des appels à la guerre sainte ? Bref, n’est-ce pas l’islam qui porte atteinte aux valeurs de la République ?
Si la critique de l’islam était du racisme, il y a longtemps que la France aurait été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Si tel n’est pas le cas, c’est parce que la critique de l’islam est tout autre chose. Qu’est-elle donc ? Rien… hormis la défense de nos valeurs, et, par suite, des Droits de l’Homme.
Maurice Vidal

image_pdf
0
0