Le rôle des communistes français dans la guerre d’Indochine

Publié le 21 mai 2016 - par - 25 commentaires - 2 295 vues
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MElenchon-Tsipras-Laurent« Félicitations au succès du Vietminh. Nous sommes de cœur avec lui. Nous envoyons aux troupes du Vietminh notre fraternel salut et notre témoignage de solidarité agissante » – (Journal communiste « L’Humanité » du 6 mars 1952)

Après le bombardement du port de Haiphong, le 23 novembre 1946, par la Marine française, le Viet Minh, dirigé par Hô Chi Minh, président de la République démocratique du Viêt Nam (dont l’indépendance a été proclamée à Hanoi le 2 septembre 1945), décide de lancer, le 19 décembre 1946, une offensive ayant pour but la « libération » de la ville de Hanoï. À 20 heures, une explosion dans la centrale électrique de la ville annonce le début de l’insurrection. De nombreux ressortissants français sont massacrés et des maisons pillées.

Hô Chi Minh appelle tout le peuple vietnamien à se soulever contre la présence française : « Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée… Que chacun combatte le colonialisme ! ». C’est le début de la guerre d’Indochine. Elle va durer huit ans.

La France avait engagé sa parole auprès du Viêt-Nam, dirigé alors par Bao Daï. Elle n’était plus un pays affrontant une rébellion nourrie par la Chine et l’URSS, elle était la représentante d’un système, le « monde libre », face à un détachement d’un régime ennemi, le « communisme ». Et le général Catroux, ancien gouverneur général de l’Indochine, d’écrire dans Le Figaro du 21 juillet 1953 : « Il n’est pas en effet loisible à la France de rompre à sa convenance le combat, parce que la guerre d’Indochine n’est pas seulement sa guerre contre le seul Hô Chi Minh, mais celle du monde libre, auquel elle est liée, contre le communisme ».

Dès le début de ce conflit, les communistes français n’eurent de cesse de procéder à une critique et à une condamnation de cette « sale guerre » qu’ils appréciaient, à l’instar d’Etienne Fajon « comme une guerre injuste, réactionnaire, menée contre la liberté d’un peuple ». Dès lors, tout fut mis en œuvre pour venir en aide au « peuple vietnamien opprimé » et la consigne émise par la direction centrale du PCF : « Refus de la fabrication, du transport et du chargement du matériel de guerre destiné à l’Indochine », immédiatement appliquée, notamment par les syndicalistes de la CGT.

La presse communiste devenait quotidiennement plus incisive en stigmatisant à outrance la présence française en Indochine, la qualifiant de « poison colonialiste » et Léon Feix d’écrire dans L’Humanité du 24 mars 1952 : « De larges masses participeront effectivement à la lutte anticolonialiste dans la mesure où nous saurons extirper de l’esprit des Français, en premier lieu des ouvriers, le poison colonialiste »… tandis que Jean-Paul Sartre, n’avait de cesse de fustiger dans la revue « Temps Modernes », « l’action criminelle des soldats français ». Dès lors, les communistes français allaient, à leur façon, participer activement à ce conflit…

Dans les usines d’armement, les armes et les munitions destinées aux soldats de l’Union Française étaient systématiquement sabotées… « L’effet retard » des grenades était volontairement supprimé, ce qui entraînait leur explosion immédiate dès qu’elles étaient dégoupillées, la plupart du temps, dans les mains de leurs servants… Les canons des pistolets mitrailleurs et des fusils étaient obturés avec une balle, ce qui entraînait souvent leur explosion… Les munitions étaient sous chargées ou ne l’étaient pas du tout… Les obus de mortier explosaient dès leur percussion ou s’avéraient inertes… Les moteurs des véhicules de terrains comme ceux des avions subissaient également toutes sortes de sabotage : joints de culasse limés et limaille de fer dans les carters à huile… Ce fut le cas, entre autres, des moteurs de l’hydravion « Catalina » de la 8F où furent impliqués des ouvriers des ateliers de la base de Cuers-Pierrefeu… Même le porte-avions d’escorte « Dixmude », n’échappa pas aux dégradations : ligne d’arbre endommagé. L’enquête permit d’identifier le saboteur en la personne du quartier-maître mécanicien Heimburger, membre du Parti Communiste Français.

Tout cela, pourtant, n’était rien d’autre que de la haute trahison et les ouvriers comme leurs commanditaires qui envoyaient chaque jour à une mort certaine des soldats français, auraient dû être traduits devant des Tribunaux d’exception pour « intelligence avec l’ennemi ». Ils ne furent jamais inquiétés ! Et cette strophe du poème du capitaine Borelli, officier de Légion, adressé à ses hommes morts au combat, prennent ici, un sens particulier : « Quant à savoir si tout s’est passé de la sorte, si vous n’êtes pas restés pour rien là-bas, si vous n’êtes pas morts pour une chose morte, Ô, mes pauvres amis, ne le demandez pas ! »

Sur les quais, les aérodromes et les gares tenus par la CGT, la mobilisation communiste était identique. Les acheminements de troupes et de matériels subissaient de graves perturbations… Les navires et les trains étaient immobilisés, les détériorations ne se comptaient plus, les grèves se multipliaient… A Grenoble, une pièce d’artillerie fut jetée à bas du train. En gare de Saint-Pierre-des-Corps, à Tours, une militante communiste, Raymonde Dien, devint une héroïne nationale pour s’être couchée en travers d’une voie. Cette violence atteignit son point culminant dans la nuit du 2 au 3 décembre 1947. A la suite du sabotage d’une voie ferrée par un commando de la cellule communiste d’Arras, l’express Paris-Lille dérailla, faisant 16 morts et 30 blessés…

Quant aux blessés rapatriés, généralement débarqués de nuit à Marseille, ils étaient acheminés secrètement en région parisienne où ils arrivaient au matin à la gare de l’Est. Mais cette discrétion ne les épargnait pas des manifestations hostiles des cheminots CGT. Les blessés étaient injuriés et frappés sur leurs civières. Un hôpital parisien qui demandait du sang pour les transfusions sanguines spécifiait  que « ce sang ne servirait pas pour les blessés d’Indochine » car, à l’Assemblée Nationale, les députés communistes avaient exigé que « la collecte publique de sang ne soit jamais destinée aux blessés d’Indochine qui peuvent crever (sic) ». A Noël un député suggéra qu’un colis de Noël soit envoyé aux combattants d’Extrême Orient. Une député du PCF s’exclama aussitôt : « Le seul cadeau qu’ils méritent, c’est douze balles dans la peau ! ».

Par ailleurs, outre les armes et les fonds adressés régulièrement au « grand frère vietminh », des tonnes de médicaments lui étaient également acheminés par l’Union des Femmes Françaises (1) et l’indignation de nos soldats ne résultait pas tellement de ce que l’ennemi recevait de la Métropole des colis de pénicilline, mais du fait que, chaque jour, des soldats français mouraient, faute d’en posséder.

Pour nos soldats enlisés dans ce conflit, la guerre prenait un parfum amer teintée de colère et de découragement… La prise de conscience fut rapide et brutale : Désormais l’ennemi n’était plus le Viêt-Minh mais les communistes français

La fin tragique de la bataille de Diên Biên Phu scella la défaite de la France et l’obligea à se retirer de l’Indochine mais le PCF demeura actif et poursuivit son action dévastatrice au sein du contingent et de ses réseaux de « porteurs de valises », durant la guerre d’Algérie. Combien de nos jeunes soldats sont morts sous les balles des communistes français livrées aux tortionnaires du FLN ?…

José CASTANO

courriel : joseph.castano0508@orange.fr

 (1) Issue des comités féminins de la Résistance, l’Union des Femmes Françaises est créée par un congrès le 21 décembre 1944. Elle se révèle rapidement liée au Parti Communiste Français sous la houlette de Jeannette Vermeersch, qui en fait pendant les années de guerre froide, une organisation de masse. Elle se retrouve notamment impliquée dans des actes de sabotages et de découragement à l’encontre des soldats français lors de la guerre d’Indochine.

L’Union des femmes françaises devient Femmes solidaires en 1998.

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Notifiez de
Dorylée

Tous ces traîtres cocos méritaient largement une balle dans nuque facturée à la famille selon cette élégante coutume de la Chine COMMUNISTE. On peut noter qu’en FRANCE, fort justement, le parti national socialiste est interdit ; c’est pourquoi j’ai un peu de mal à comprendre que le parti communiste ne le soit pas également et pour les mêmes raisons : 100 millions de morts à travers le monde, déportation dans les camps de travail, torture, trahison sous la férule de ce grand démocrate, symbole de la liberté des peuples, Iossif Vissarionovitch Djougachvili, dit Joseph Staline, adepte du kidnapping et de… lire la suite

Granville

La gauche pacifiste sous Pétain alliée de l’occupant allemand nazifié, Les cocos alliés et lèche tong de Hô Chi Minh adversaire mortel en guerre contre la France. Ne voit-on pas là suffisamment d’arguments historiques qui n’expliquent pas le sentiment de rejet voir de haine de tout nationaliste français, qu’il soit encarté ou sympathisant du FN ? Faut-il demander alla gauche de balayer d’abord devant sa porte ?…

Pegalajar Marc

Ce parti et ce syndicat méritent un rappel permanent de leur trahison lors de ces conflits. En 1940, ils n’ont pas été des premiers résistants. Ils ont attendu l’entrée en guerre de l’URSS. Pour ma part, trop ménagés par la droite molle et le FN. N’inspirent que colère et mépris.

meulien

l’astuce des politiciens fut de declarer que « la guerre « d’indochine n’etait pas une guerre,donc impossibilite de traduire les traites devant un peloton. En 1947,aux accords d’Along,fut declare l’independance du vietnam A Dien Bien Phu,nos troupes etaient « pretees » au gouvernement vietnamien

Yves

Toute la classe politique à la mémoire courte car n’oblions pas que le 13 février 1991, lors d’un colloque au Sénat sur le Vietnam auquel Boudarel participait, il fut reconnu et apostrophé par Jean-Jacques Beucler, ancien secrétaire d’État aux anciens combattants ayant lui-même participé à la guerre d’Indochine durant laquelle il avait été prisonnier pendant 4 ans dans le camp 113. « Vous avez du sang sur les mains. Votre présence à cette tribune est indécente ! » vitupéra Beucler. L’affaire fit grand bruit, d’autant plus que Boudarel adopta une attitude provocatrice, affirmant ne rien regretter et allant jusqu’à se… lire la suite

Pegalajar Marc

ce boudarel aurait dû être traité par un service action de l’époque. Un accident est si vite arrivé.

LALY

Il n’y a pas eu que l’Indochine. Déjà, en 1940, mon grand père a vu, sur la gare de Douai, des cheminots communistes décrocher des wagons de matériel militaire destiné à l’armée Française qui se battait en Belgique. Après avoir constaté que le train était reparti sans ces wagons, il a dénoncé ces actes auprès de la direction de la gare, mais il a alors reçu des menaces à l’encontre de sa femme et de ses enfants. Quand sortira t-on la vérité sur les communistes?

C’est normal, en 40, les communistes français étaient alliés à l’Allemagne nazi contre l’armée française puisqu’ils étaient aux ordres de Moscou. Le pacte germano-soviètique était toujours en vigueur. Il n’a été dénoncé par Moscou que quand l’Allemagne a commencé à envahir la Russie.

cayssials

ça a pas changer on a les même aujourd’uit
des faux cul et des collabos qui frétillent avec l’énnemi

Adhémar

Les communistes français, dont la CGT continue de rester la courroie de transmission, ne cessent de polluer la politique française et la vie économique du pays depuis 70 ans et leur capacité de nuisance est inversement proportionnelle à leur nombre.
Il suffirait pourtant de peu de choses pour leur briser les reins : en finir avec le monopole des syndicats de papa et supprimer toutes les subventions publiques aux syndicats pour les obliger à vivre uniquement des cotisations de leurs adhérents, preuve de leur efficacité…

Allobroge

L’abomination est bien que ce parti, traître à la Nation n’a jamais et ne sera jamais inquiété et pourtant il n’ a cessé de mentir au pays et ce dès 1939 ! Ce cancer de notre pays fait tout et depuis toujours pour le saboter à chaque occasion et encore aujourd’hui et tout ça parce qu’il estime être dans le « camp des travailleurs » et du « bien » ! Ben voyons ! Quand donc assisterons nous à un « Nuremberg » du communisme ?Il faudra bien un jour que la vérité sur ce monstre soit étalée au grand jour, mais il est vrai aussi… lire la suite

vieux bidasse

Sans parler de mon père, blessé le jour où il a jeté une grenade sabotée à l’usine, et la magnifique participation, d’un Saint Dicat que je ne nommerai pas, lors du retour de nos soldats sur le Champollion, lorsqu’ils se sont fait cracher dessus à Marseille, et frapper par « d’excellents français ».

WOLFRED

je comprend pas que se parti soit encore toléré avec tout les crimes commis dans le monde ( 100 millions de morts )de plus certains FTP FFI n’était que des bandes de pillards se faisant passer pour des résistants et bien souvent des résistants de la 25 eme heure ( toute vérité n’étant pas bonne a dire ) il faut interdire se parti et consorts comment s’étonné des méfaits de ses gens , c’est de la trahison pur voir Indochine , Algérie, et ils ont des députés et des sénateurs les Français sont cons ou quoi ? .

Ne mélangez pas les FTP et les FFI. Les FTP étaient les Francs Tireurs Partisans communistes. Les FFI. Les Forces Françaises de l’Intérieur gaullistes.
Au moment de la libération de Paris, ce sont les FTP qui dirigeaient la résistance, avec l’intention de prendre le pouvoir. C’est pourquoi les responsables FFI avec le soutien de De Gaulle sont intervenus auprès du haut commandement des troupes allièes et obtenu le départ de la 2 ème DB du général Leclerc pour foncer su Paris afin d’éliminer les FT et mettre en place un gouvernement provisoire.

Yves ESSYLU

La famille politique qui devrait raser les murs c’est celle de LAVAL and C° et surement pas les Croix de feu et autres qui faisaient partie des résistants de la première heure ils ont ainsi vu les marxistes retourner leur veste fin 41

Philippe

Ah bon ? Ybarnégaray, le bras de droit de Laroque était effectivement bien placé pour voir si d’anciens hommes de gauche venaient vers Pétain, effectivement.
Il fut ministre du Maréchal, puis chargé par Vichy de l’épuration dans le milieu enseignant.

Philippe

Les principaux responsables du désastre indochinois sont d’abord le Général de Gaulle et ses successeurs qui en 1945 et 1946 ont refusé de reconnaître l’indépendance de la République Démocratique du Viet Nam que même Bao Dai était prêt à accepter et alors qu’Hô Chi Minh souhaitait l’obtenir par une négociation qui aurait permis à la France de conserver dans cette région une certaine influence.
Au lieu de cela, on a eu 30 ans de guerre et de carnages.
Bravo.

gilbert

au moins avec vous , on sait ou l’on va, quand à la république démocratique, il semble que votre vision ne soit pas la même que la plupart d’entre nous, en effet drôle d’idée de la démocratie, certainement celle que vous envisagez pour la France du futur. Néanmoins il serait bon pour que vous ne finissiez pas par disparaître idiot, de fouiller dans les archives, et voir ce que l’oncle Ho a eut en tête dès le début des événements, grand manipulateur, il jouait avec pas mal de coups d’avance face à cette assemblée nationale prête à toutes les trahisons… lire la suite

Philippe

La République Démocratique du VN était à l’époque le non d’icelle.
Le fait de la reconnaître n’aurait pas plus été une approbation de son régime que la reconnaissance de la Chine de Mao par un de Gaulle plus inspiré n’en fut une plus tard.
Il faut suivre, un peu.

vieux bidasse

Euh!!!!!!!!!!!!!!!!! Ne croyez-vous pas que c’est l’une de vos idoles BLUM, qui a envoyé le premier corps expéditionnaire, fin 46?

Philippe

Euh!!!!!!!!!!!!!!!!!! Tout dépend de ce que vous appelez un corps expéditionnaire.
A ma connaissance, c’est bien en 1945 que Leclerc et d’Argenlieu ont été envoyés là-bas et ils n’étaient pas accompagnés par des chaisières et des bibliothécaires.
Où tout du moins, pas que.

N’importe quoi, maintenant c’est De Gaulle le responsable du début de la guerre d’Indochine. Révisez l’histoire, allez voir sur Wikipédia.

Philippe

Wikipédia ? Volontiers… Alors nous avons :
« Déclaration d’indépendance du Viêt Nam 2 septembre 1945 ».
Rappelez moi qui était le chef du gouvernement français à cette date ?

montecristo

En 2016 rien n’a changé ! C’est la décadence de l’esprit patriotique de la Nation qui se poursuit inexorablement avec cette idéologie socialiste mortifère … qui n’a rien à envier au communiste. L’antiracisme a remplacé l’anticapitalisme, l’anticolonialisme et l’antifascisme mais c’est toujours le même combat … en un seul mot !

Yves ESSYLU

de 1939 à 1941, les communistes étaient les alliées de l’envahisseur et ensuite ils se sont employés à faire le lit du marxisme en France dont nous subissons les conséquences depuis la fin de l’économie de production des 30 glorieuses Puis il y a eu l’indo où celui qui caractérise les agissements marxistes est Boudarel Puis les porteurs de valises du FLN dont l’un deux devait devenir 1er ministre A partir de 1975 sont entrés en piste les immigrationnistes de l’internationale socialiste, cousine de l’Oumma, à la recherche d’électeurs captifs car importés aux frais des contribuables Et malgré cela d’aucuns… lire la suite