Roubaix : des tapis de prières dans les vestiaires, j’arrête le foot !

Publié le 17 mai 2015 - par - 4 079 vues
Share

footalgeriensprieres

J’ai consacré plus de 40 ans à mon sport préféré : le foot. J’ai tout fait : joueur, délégué, entraîneur, trésorier, président. Comme beaucoup de passionnés qui s’investissent (presque) à temps complet dans leur mission de bénévole.

Mais voilà… Ecœuré de voir ce que devient mon sport préféré, je préfère lui tourner le dos et m’investir, si besoin est, dans le tennis ou le handball, deux sports parmi d’autres, beaucoup plus conviviaux, dans lesquels on ne trouve pas les « racailles » pullulant maintenant sur et autour des terrains de foot.

A qui la faute ? A Rachid, Mouloud et leurs copains qui sont, paraît-il des « chances pour la France ». Je ne veux pas jouer les Robert Ménard du sport, mais ce que j’ai lu dans le bouquin de Daniel Riolo, sorti en 2013 (Racaille football Club), je l’ai vécu au quotidien durant des années.

Si je vous dis que je réside aux alentours de la tant décriée ville de Roubaix, vous n’en serez pas étonnés. Roubaix ou Tourcoing sa voisine, c’est du pareil au même. J’ai longtemps été affilié à un petit club de District issu, à l’origine, d’un patronage catholique. Sur les quinze dernières années, je l’ai vu changer du tout au tout. Maintenant, il y a des tapis de prière dans les vestiaires de l’équipe fanion !…

Equipe fanion composée, maintenant de dix Maghrébins « de souche » et d’un Français « de souche ». Français qui, d’ailleurs, envisage de se détourner du football vu les problèmes qu’il rencontre, à son corps défendant, avec cette équipe. Hélas, « le » Français est aussi entraîneur d’une équipe de jeunes. Voilà donc un dirigeant bientôt perdu pour le club qui, pour sa part, subit les amendes, suspensions et autres désagréments occasionnés par les dix autres joueurs. La double peine, en quelque sorte.

Régulièrement, les « supporters-chance pour la France » de ce club encouragent, du bord du terrain, les joueurs à commettre des fautes (« casse-le »), à contester systématiquement les décisions de l’arbitre, avec le lot de sanctions qui vont de soi (cartons jaunes, rouges, suspensions). Quand ils n’entrent pas eux-mêmes sur le terrain pour déclencher une bagarre.

Encore une fois, ces « supporters » se prénomment Rachid, Mouloud, Yassine. Très rarement, on y trouvera un Benoit ou un Michel. C’est bizarre, n’est-ce-pas ?… J’ai vu un « supporter » s’introduire dans le vestiaire de l’arbitre (seul, ce jour-là, sans assistants), et tandis qu’il finissait de s’équiper avant le coup d’envoi, lui piquer le ballon du match (si, si !) et partir jouer à la baballe dans un coin d’herbe jouxtant le terrain. A ce niveau de débilité, j’avoue que s’appeler Mouloud ou Benoit n’a plus aucune importance.

Quand on a un QI proche du néant, peu importe « la souche ». Mais… ce n’était pas un Benoit. Ces mêmes supporters qui, bien entendu, se prenant tous pour des Messi en puissance s’autorisent même, après avoir « emprunté » un ballon au banc du club visiteur, à jongler sur le terrain… pendant que le match se déroule, à 20 mètres de là.

Comme disait Brice Hortefeux il y a quelques années, à propos des… « Auvergnats » : « quand il y en a un, ça va, c’est quand ils sont trente que ça pose des problèmes ». Ce n’est pas du racisme de bas étage, c’est la réalité. Dans la bouche de M. Hortefeux, c’est même de l’humour.

Que faire ? Virer ces joueurs ? Si j’étais président de club, je n’hésiterais pas à fournir au futur club d’un joueur à problème un CV détaillé de ce dernier : ne paye pas sa cotisation (mais possède le dernier Smartphone à 600 euros. Je sais, c’est son droit), habitué des contestations envers l’arbitre, a pris 5 cartons rouges dans la saison, traîne avec lui deux individus douteux, etc. Délation ? Non. Service rendu au football ? Oui.

Interdire les « supporters » de pénétrer dans le stade ? Faisable (et encore…) s’il n’y a qu’un terrain et une seule porte d’entrée.

Mais à Roubaix comme à Tourcoing, ce sont souvent des complexes sportifs avec plusieurs terrains (donc plusieurs matches en simultané, quand il n’y a pas en plus une salle de sports dédiée à d’autres disciplines.

A propos de salle de sport, le futsal, c’est pas mal non plus. Par habitude (coutume du bled ?) on crache par terre, sur le parquet. Imaginez la satisfaction de l’équipe de volley-ball qui utilise le créneau horaire suivant…

Problème de société ? Sûrement. J’ai souvenance qu’il y a quelques dizaines d’années, une rencontre dans laquelle figurait une équipe portugaise allait rarement à son terme. Bagarre entre joueurs, envahissement du terrain par les supporters, etc. Réaction d’une communauté minoritaire s’estimant lésée injustement à chaque décision arbitrale contraire.

Depuis, les choses se sont calmées ; les clubs ont disparu, ou sont devenus « franco-portugais » par assimilation (réussie) et avec la génération suivante. En 2015, autres soucis avec nos « chances pour la France » qui, elles, ne semblent pas prêtes à s’assimiler d’aucune façon.

Pauvre football (oserais-je dire) français.

Hubert Roment

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.