Ruja Ignatova, l’arnaqueuse du siècle, réfugiée en Ukraine ?

Dans le crime organisé, les femmes ne se contentent pas d’être les égales des hommes. Elles savent faire mieux qu’eux !

La binationale bulgaro-allemande Ruja Ignatova a tout pour plaire :

Physique agréable, maîtrise en économie et doctorat en droit international, polyglotte, chef d’une famille de mafieux notoires, mari avocat à Francfort.

Grâce à son cursus universitaire, elle s’est fait les griffes chez Mc Kinsey & Company dont l’étendue des compétences n’a d’égale que la probité.

Une cavale digne des meilleurs thrillers

Elle encourt 90 ans de prison (pas de confusion des peines aux USA) pour avoir escroqué 4 milliards de dollars prouvés (15 supposés) dans une gigantesque pyramide de Ponzi à l’échelle mondiale. Madoff était un modeste bricoleur à côté d’elle.

On a réservé à Ruja une place de haute sécurité dans un pénitencier fédéral où les remises de peine et les évasions sont rares, après ses condamnations par contumace pour fraudes électroniques, fraudes en valeurs mobilières et blanchiment d’argent.

Encore faudrait-il l’attraper ! Le FBI, la CIA, Interpol et Europol la recherchent depuis le 25 octobre 2017, jour où elle a pris un avion pour Athènes avant de s’évanouir dans la nature. On a de bonnes raisons de penser qu’elle a eu recours à la chirurgie faciale et palmaire, et utilise de vrais-faux papiers délivrés par la mafia d’État de son pays d’origine.

Aux dernières nouvelles, l’Ukraine lui offrirait un sanctuaire idéal. De hautes autorités lui auraient proposé, moyennant finances (elle a les moyens !) de se fondre parmi les personnes déplacées, avec une nouvelle identité. Avant de rebondir vers d’autres cieux. À condition de protéger son ADN avec la vigueur des Macronescu, car elle a un frère et une fille, avec lesquels des comparaisons seraient possibles.

Pourquoi l’Ukraine serait le pays charnière idéal pour elle

Avant que Poutine décide de protéger les russophones, et que les médias du NWO parviennent à convaincre les téléphages que l’Ukraine était un paradis menacé, divers reportages présentaient ce pays comme un des plus pourris d’Europe.

Gangrené autant par ses propres truands, extrêmement violents, que par ceux des pays voisins qui y évoluaient comme des poissons dans l’eau pourvu qu’ils aient les moyens d’acheter des protections au plus haut niveau.

Avant d’être une cité héroïque s’opposant aux méchants Russes, Odessa était décrite par le très politiquement correct « Monde » comme une ville de gangsters. Un Chicago des années trente au bord de la mer Noire.

Une faible distance maritime sépare l’Ukraine de la Bulgarie, favorisant tous les trafics, avec une escale possible en Roumanie qu’on ne présente plus pour ses activités criminelles.

Un rapport des agents américains, intercepté par les Russes, fait état d’un certain désarroi chez les alliés du Zygomyr :

« Les organisations criminelles ukrainiennes sont le facteur le plus nuisible aux armées de ce pays. Chaque pièce d’armement et de fournitures occidentales est pillée par la mafia locale. Il en va de même pour l’aide humanitaire. Pour gagner de l’argent au marché noir, en revendant des armes, des munitions et des médicaments, les gangs ukrainiens sont parfaitement organisés. On est en droit de se demander si l’insistance de Zelensky à réclamer toujours plus d’aides, n’a pas pour objet d’alimenter une économie parallèle dont il profite. »

Quant à la mafia bulgare,  elle prolifère sur son propre terrain, malgré les remontrances de l’Eurocrature, tout en nouant des liens avec Cosa Nostra, la mafia turque et la mafia ukrainienne pour ses activités internationales : essentiellement trafics d’êtres humains et d’organes, marchés d’armes et de drogues.

De quoi justifier la suspension puis la reprise des subventions UE contre des promesses fallacieuses de lutte contre le crime organisé.

Aujourd’hui que tous les bien-pensants encensent la sublime Ukraine, ses vomissures rythmiques, et son talentueux pianiste Zygomyr, on a oublié l’enquête préliminaire à des pourparlers d’adhésion, confiée en 2009 par l’Eurocrature à des magistrats, des policiers et des criminologues, dont la conclusion était :

«  En Roumanie, en Bulgarie et en Ukraine, le crime organisé s’est lancé dans la politique pour capter des postes clefs à tous les échelons du pouvoir et de l’administration et y a malheureusement assez bien réussi. Un rapprochement avec l’Ukraine ne pourrait que renforcer la constitution d’un axe mafieux entre ces trois pays également corrompus. »

La plus grande escroquerie de l’histoire selon le Times

En 2014, après des arnaques en famille, fausses faillites, bilans truqués, sociétés bidon, pour lesquelles elle n’a écopé que des condamnations symboliques, Ruja Ignatova décide de passer à un niveau supérieur. L’opération « Onecoin » va  pouvoir commencer.

Le contexte est favorable. Les légendes d’Internet bruissent de ces histoire de gens bien informés qui ont fait fortune en achetant et revendant au bon moment des monnaies « virtuelles ». Fictives me semble un terme plus approprié, mais passons…

Elle invente donc une nouvelle monnaie appelée selon ses dires à supplanter le « bitcoin ». Le cours de son « Onecoin » monte de jour en jour sur les sites qu’elle contrôle. De quoi appâter les gogos, et ça marche !

Elle a été copiée depuis par les aigrefins qui s’incrustent au milieu des vidéos YouTube pour vous promettre des placements mirobolants, mais à l’époque elle innove !

Elle offre de fabuleuses possibilités d’enrichissement à condition de commencer par raquer. Pour ensuite imiter la patronne afin d’attirer d’autres jobards.

On commence par  le pack débutant à 140 €, on gagne un peu, et mis en confiance on est sollicité pour le pack Tycoon à 5 000 € pour monter jusqu’au pack Ultimate à 118 000 €.

L’investisseur achète des jetons « OneCoin » et peut accéder à une formation sommaire d’analyste financier, afin de revendre ses jetons à ses proches et amis, et toucher une commission au passage. Pyramide de Ponzi classique où chaque dupe doit en faire d’autres pour que le système s’auto-alimente jusqu’au crash final.

Sur tous les continents, des millions de personne investissent dans « Onecoin » sans savoir que ça sert d’abord à une minorité qui y transfère des revenus inavouables avant de les réinsérer, blanchis, dans le circuit économique. Et la plupart ignorent qu’il manque une « blockchain », ou base de données supposée répertorier l’historique de tous les échanges effectués entre les utilisateurs du système depuis sa création.

Parmi les acheteurs, il n’y a pas que des naïfs boursicoteurs. Politiciens, banquiers, hommes d’affaires prospères, casinotiers, artistes en vogue, espèrent soustraire leur magot au fisc en empochant un pourcentage au passage. Et recommencer indéfiniment. Jusqu’à ce que, faute de couverture suffisante, la conversion en vraie monnaie ayant cours légal ne soit plus techniquement possible.

Il faut reconnaître que la crypto queen est très douée : en 2016, alors que des doutes commencent à fissurer son bel édifice, elle parvient à réunir 60 000 personnes au stade de Wembley pour rassurer les anciens clients et faire souscrire des nouveaux.

Vêtue d’une robe de bal de princesse, portant de longues boucles d’oreilles en diamants et maquillée à la perfection, elle suscite l’admiration irrationnelle et l’adhésion de son public, telle une rock star.

Sa force : échanges de bons procédés avec les mafias

Avant le blanchiment d’argent via sa monnaie virtuelle, ses relations avec le milieu bulgare dont les spécimens les plus présentables siègent au gouvernement sont évidentes, vu les protections dont bénéficie depuis des années cette famille de faisans.

Son père est un truand en col blanc dont elle maquillait les comptes, et son frère Konstantin Ignatov complice du montage « Onecoin » n’a pas été inquiété en Europe.  Aux USA où il a été arrêté en 2019,  son procès a été différé pour vices de forme. Avant qu’il obtienne une levée partielle des charges contre 500 000 USD et en profite pour décamper, après avoir dénoncé quelques comparses qui paieront l’addition.

En novembre 2020, un avocat américain a demandé à la Bulgarie de donner suite aux requêtes internationales d’investisseurs spoliés, affirmant que l’escroquerie fonctionnait toujours depuis ce pays. De façon plus discrète pour les initiés.

Le juriste a accusé les autorités de refuser de répondre, et allégué que les entités Ignatovs et Onecoin contrôlaient toujours des actifs cryptographiques et des fonds fiduciaires dépassant 1,3 milliard de dollars. Omerta de rigueur.

Europol offre une prime de 5 000 euros à quiconque fournira des infos permettant d’arrêter la crypto queen. Vous avez bien lu : un pourboire pour celui qui dénoncera celle qui brasse des milliards et a les moyens d’acheter des gouvernements !

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

 

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7 Commentaires

  1. A peu près n’importe qui peut créer sa crypto, ensuite sa valeur vaudra selon la loi de l’offre et de la demande, et selon le projet lié.

    Toutes les infos concernant une crypto sont sur
    https://coinmarketcap.com/fr/

    En fait cette Ruja Ignatova fait comme omicronescul, elle nous vend du vent et il y en a qui veautent pour elle , même cause, même effet Je lui tire mon chapeau, le camelot bonimenteur de foire micron est dépassé !

    Pour info, j’avais conseillé l’achat de BTC sur RL lorsqu’il était entre 7 et 8000€ il y a déjà quelques années, et le marché crypto ne représente presque rien en blanchiment d’argent, tout est traçable.

    Pour ma part, j’ai nettement plus confiance en le BTC ou en l’Or qu’en l’€ ou le $, pour ce qui concerne « l’exotique » il faut se renseigner un peu.

    • Les monnaies fiduciaires (reposant sur la confiance, donc sur du vent) ont été imaginées en 1720 par le baronnet John Law de Lauriston.
      Quant à Ponzi l’inventeur de la pyramide, c’est un escroc italien qui a perfectionné en 1915 le système des traites de cavaleries en cascade.
      Dans les 2 cas, quelques gagnants, beaucoup de perdants.
      Les coins-coins = Law + Ponzi
      Pour ma part, je déconseille de faire la promo de ce genre de pratique, ceux qui en chantent les mérites pourraient être poursuivis pour complicité.
      À moins d’aller se planquer en Ukraine… 🙂

      • Pour ton info, le BTC est déjà présent dans certains ETF, et en tout état de cause, c’est au moins un moyen de diversifier ses placements mais évidemment ne pas mettre tous ses oeufs…

  2. elle va surement se réfugier en france où c’est encore plus tranquille ! ils l’accueilleront à bras ouverts avec votre portefeuille aussi ouvert

  3. Je suis étonné que personne ne réagisse et réalise que finalement la Russie a raison

  4. Merci pour cet article. Il vaut des millions avec ses informations sur les truands et mafieux qui pullulent par là-bas.

  5. « …divers reportages présentaient ce pays (l’Ukraine) comme un des plus pourris d’Europe. » Non, désolé, l’Ukraine N’EST PAS un pays d’Europe. C’est un pays slave situé géographiquement au nord de la Turquie, elle-même située en Asie Mineure. Comme la Turquie, l’Ukraine a une petite partie en Europe. Et alors ? La France a un partie de son territoire dans les Caraïbes ou en Amérique (Guyane). Cela n’en fait pas un pays américain pour autant !

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  1. Ruja Ignatova, l’arnaqueuse du siècle, réfugiée en Ukraine ? – PAGE GAULLISTE DE RéINFORMATION . Les médias nous manipulent et nous mentent, sachons trier le bon grain de l ivraie

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