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Sabotage du gazoduc : des preuves accablantes contre les Américains

Dans la nuit de lundi un hélicoptère américain, signalé par les médias allemands, circulait au-dessus de la zone des explosions. De plus, les informations données par les transponders du radar de contrôle des vols 24 ont mis à la disposition du public que des hélicoptères américains se déplaçaient à proximité des gazoducs de Nordstream 1 et 2, tôt le lundi au cours duquel les explosions se sont produites.

Le 2 septembre dans la matinée, il a été observé un hélicoptère américain de type Sikorsky MHOR Seahawk avec le numéro ICAO  AE1DCE à proximité  et le long de Nord Stream2. Le même jour, cet hélico est parti vers la Pologne  pour revenir sur la mer Baltique. L’AE1DCE est probablement un hélico du bâtiment USS Kearsag qui se trouvait en mer Baltique. L’hélico est utilisé pour le repérage et la destruction des sous-marins,  avec une unité de plongeurs  de combat à son bord. Tagesspiegel rapporte aussi dans son numéro de jeudi la présence d’hélicoptères du même type survolant la mer Baltique le lundi 26 septembre. Ils se déplaçaient à environ 250 km à l’est de Bornholm, là où  les fuites de gaz ont été découvertes, entre 18 h 30 le dimanche et 3 h 30 le lundi matin. Le lundi matin à 2 h 02, l’institut sismologique de Uppsala (Suède) a enregistré la première explosion. La présence  d’hélicoptères américains dans la zone est avérée et en particulier  celle d’un MH-60 avec le numéro ICAO AE4FE2 qui régulièrement patrouille devant Kaliningrad au dessus de la mer Baltique. Il s’agit donc d’un autre hélico que celui aperçu le 2 septembre.

En juin, au cours des manœuvres “Baltops 22”, des plongeurs de combat  américains évoluaient sur les côtes de Bornholm. Au mois d’août au cours de manœuvres au large de Brest, ces mêmes plongeurs ont fait exploser des munitions découvertes au large. Le dimanche  25 septembre des équipes de plongeurs danois, allemands et lettons évoluaient dans la même zone autour de Bornholm. Bornholm est une île suédoise administrée par le Danemark. Elle est située tout au sud de la Baltique  à équidistance du continent et de la presqu’île scandinave. Une base idéale pour le contrôle efficace de la Baltique.

En conclusion, les activités aériennes américaines dans la zone enregistrées par les radars de contrôle sont unanimes pour montrer du doigt les Américains comme les auteurs du sabotage. Dans ce début de chaos énergétique qui frappe  l’Allemagne de plein fouet, les représentants des syndicats salariés et employeurs montent au créneau pour exprimer leur mécontentement. Certaines industries (entres autres chimie et automobiles) prévoient de quitter l’Allemagne pour l’Asie et les USA où le prix de l’énergie est bas et stable. Même les entreprises  du “Mittelstand” jusqu’à 500 salariés envisagent la fuite.

Il faut aussi savoir que le coût de la construction des 2 gazoducs est de plus de 20 milliards d’euros, dont plus de 50 % à la charge de Gazprom et le reste à des pétroliers européens. À qui profite le crime : sûrement pas à la Russie ni à         l’Allemagne. Suivez mon regard outre Atlantique, où l’Empire du Mal s’est établi il y a 250 ans.

Jean-Claude Jourdan