Saïd, éméché, insulte et provoque deux vigiles… qui prennent 6 mois de prison avec sursis !

Ce soir-là, un Aixois passait devant Pasino – grand parc de machines à sous – genre très éméché, et pestait contre les voitures mal garées sur le trottoir. D’après lui, au cas où sa femme avait été là avec sa poussette, elle ne passerait pas. Il bastonne ensuite un pauvre arbuste qui n’avait rien demandé . Traduction en langage clair : il zonait et cherchait la m…e.

Un vigile vient alors lui demander de laisser l’arbuste tranquille et de passer son chemin. Mais Saïd ne l’entend pas ainsi et, à l’arrivée d’un second agent de sécurité, une bagarre éclate.

«  Il voulait entrer parler au directeur pour lui faire part de ses griefs contre les voitures mal garées, et il a attrapé mon collègue et on a du faire usage de la force. D’autant qu’il a sorti son téléphone et qu’on a craint qu’il appelle des renforts » . Bilan pour Saïd : cinq jours d’ITT. Six mois plus tard, les deux vigiles comparaissaient devant le tribunal correctionnel pour « violence en réunion ».

La juge qui préside l’audience, explique alors aux deux prévenus : «  Ce qui est choquant, ce sont les coups qui suivent » Elle aura la même franchise à l’égard de la « victime » «  Pourquoi n’être pas rentré chez vous ? Vous savez que le métier de ces messieurs, c’est d’éviter les ennuis  » Saïd assure qu’il voulait rentrer au Pasino pour acheter des cigarettes. Ben voyons.  Sur la tête de ma mère !!

A la barre, les deux vigiles reconnaissent avoir eu peur que les choses s’enveniment et,  peut-être «  un peu perdu (leur) sang-froid ».

L’avocat de Saïd admet : ‘Mon client était éméché et avait un comportement agressif. En face, les agents de sécurité connaissent les braquages, mais les coups étaient-ils justifiés, après qu’ils l’avaient maîtrisé ? »

En défense, l’avocat des vigiles «  Je vous demanderai, avant tout de re-situer les faits dans leur contexte : un individu agressif arrive, il insulte un agent, en attrape un autre, il énerve le chien, passe un coup de téléphone. S’ils le laissent entrer c’est une faute professionnelle ! Comment faire pour l’empêcher d’entrer ? Je plaide la crainte légitime . Surtout, s’il y a condamnation, c’est la peine de mort professionnelle ! Mes clients sont venus en hommes repentants, il faut qu’il y ait proportionnalité de la sanction. Je demande une dispense de peine, ou une non-mention au casier judiciaire ».

Les deux vigiles ont été reconnus coupables et condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis. La peine ne figurera pas sur leur casier. Pourtant mon père disait «  Une bonne claque dans la g……, ça calme et ça jamais fait de mal à personne » Vive mon père. Y’a pas photo !!

Huineng

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