Saint-Etienne : encouragez les bouchers « abattage traditionnel »

Publié le 2 juillet 2016 - par - 17 commentaires - 1 501 vues
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L’opération de sensibilisation au respect du consommateur et de l’animal initiée par l’association Vigilance Halal, commence à porter ses fruits. A Saint-Etienne, le Boucher – Charcutier – Traiteur, Yvan Deshors est le premier des quelque 300 bouchers de France (liste en cours d’actualisation) à avoir répondu favorablement à l’appel du Dr Alain de Peretti, fondateur et président de Vigilance Halal protection et respect de l’animal et du consommateur.

Dans plusieurs régions de France, des membres de cette structure qui oeuvre pour la fin de l’abattage rituel, partent à la rencontre des bouchers et des traiteurs de qualité  http://vigilancehallal.com

Les Artisans de cette liste http://vigilancehallal.com/wp-content/uploads/2014/12/VH_Bouchers_Liste-complete_19-05-16-3.pdf se sont engagés à ne commercialiser que de la viande d’animaux abattus de façon conventionnelle, et non rituelle (halal ou casher).

 

SaintEtienneYvanDeshorsboucherie

A Saint-Etienne, la Maison Yvan Deshors, 111 rue Bergson (la Grand’rue, entre Carnot et La Terrasse)  arbore l’affichette créée par Vigilance Halal, Viande de tradition française

 Extrait de la lettre adressée aux professionnels de la boucherie de détail

« … Depuis dix ans, un phénomène inquiétant frappe à la porte des abattoirs et s’y introduit massivement : l’abattage rituel musulman «halal». Aujourd’hui, on estime que plus de 60% de la viande produite en France est abattue de cette manière. Un chiffre difficile à établir, tant l’opacité règne sur les circuits de distribution, en particulier dans ces établissements. 

Des voix se sont élevées ces dernières années, dans les médias, dans la presse, pour dénoncer cette pratique invasive du halal, qui prend le consommateur en étau. En effet, un abattage rituel ne garantit pas les normes d’hygiènes d’un abattage classique.
Par ailleurs, il finance des circuits opaques et une partie de la dîme religieuse perçue pour le pratiquer peut tomber dans les mains d’organisations terroristes. 

Cette image de plus en plus dégradée de la filière, mise en relief en novembre par l’affaire de l’abattoir halal d’Alès, a rendu un grand nombre de consommateurs sceptiques quant à la fiabilité des produits de la filière viande. 

Les problèmes d’hygiène et de transparence ne sont pas seuls en cause dans la défiance des clients. 

En novembre dernier sur RTL, Franz-Olivier Giesbert a dénoncé le problème lié à l’envahissement de l’abattage rituel halal. Environ 60% de la viande en France est abattue de cette manière.  

Les images de l’abattoir halal d’Alès ont fortement dégradé l’image de la filière viande auprès des consommateurs. 

Outre ces problématiques de fond, le consommateur est également de plus en plus sensible au bien-être de l’animal. Lors d’un abattage rituel, la gorge est tranchée jusqu’aux vertèbres et la trachées et l’œsophage sont ainsi sectionnés. 

Le cerveau reste irrigué par les artères vertébrales et l’animal reste conscient de longues minutes d’angoisse. Son calvaire peut durer plus d’un quart d’heure. 

Le stress intense provoqué par cette agonie provoque une accumulation de toxines, d’où une baisse de la qualité organoleptique de la viande. Nous savons qu’en tant que professionnels, vous y êtes sensibles… Et les consommateurs aussi. 

À cause de tous ces aspects, nombre de Français ont fait le choix de diminuer fortement leur consommation de viande, voire, pour certains, de l’arrêter. C’est un choix que nous respectons. Chacun est libre de faire comme il l’entend. 

Mais nous ne pensons pas que ce choix soit le bon, ni qu’il soit définitif : la viande est indispensable à l’organisme, pour la plupart des gens en tout cas. Par ailleurs, cette filière est primordiale dans notre pays, fort d’une longue tradition gastronomique dont la réputation va au-delà de nos frontières. 

Voilà pourquoi nous pensons qu’il est indispensable de relancer l’activité de la filière viande. Pour ce faire, une action importante et visible est indispensable. C’est pour cette raison que nous faisons appel à votre volonté et votre courage dès aujourd’hui. 

Nous vous invitons à exiger que votre fournisseur s’engage à vous livrer, durant un mois, de la viande abattue de manière traditionnelle : une affichette sur votre devanture informerait le client de votre participation à cette action forte. 

Ce gage de qualité permettrait de renouer avec la confiance qu’accordaient les Français à cette filière. Elle permettra d’en relancer en partie l’activité dans l’Hexagone. 

Ce changement ne pourra s’opérer qu’avec vous : vous êtes seuls capables de décider de rendre l’avenir de votre profession plus viable. Ce sera à vous, avec votre aide et celle de nos soutiens, de vous engager dans cette voie. 

Nous serons à vos côtés pour mettre en avant cette initiative et valoriser votre engagement dans les médias, sur les réseaux sociaux. Nous disposons d’un grand nombre d’appuis, mais aussi de contacts dans le monde politique, médiatique, scientifique… 

Cette action que nous engageons déboucherait, si elle est suffisamment suivie, par la création d’un label garantissant un abattage traditionnel et des conditions d’élevage correctes. 

Il nous faut, ensemble, nous unir pour permettre à la fiière viande de survivre! Son avenir dépend de nous. 

Je compte sur vous pour vous engager à nos côtés ». 

Docteur Alain De Peretti Vétérinaire, Président de Vigilance Halal

Plusieurs bouchers ont déjà pris l’initiative d’afficher leur refus
de l’abattage rituel. Rejoignez-les !

Jacques Chassaing

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Notifiez de
patrick

condamnons les éleveurs qui laisse leur bêtes se faire égorger

Gérard Creuset

Merci au Dr de Peretti pour sa liste.
Lorsque je me suis aperçu que le Carrefour Market de Gujan-Mestras se fournissait presque exclusivement pour les viandes bovines dans un abattoir non référencé dans la liste de L’OABA , je leur ai écrit. Ils ne m’ont jamais répondu. J’ai diffusé l’info à tout mon carnet d’adresses et j’ai cessé d’y acheter du boeuf. Je fais parfois 30 km pour aller à Biscarrosse chez Bichon. La viande y est excellente et les spécialités aussi.

Marinette

Mr Nono : RL est tout à fait crédible en publiant l’écrit de M. Feigenbau sur le casher puisque l’auteur Mr Chassaing mélange intentionnellement les deux abattages : hallal et casher dont il ne connaît absolument rien à ce dernier. Certes il arrive des scandales dans l’abattage casher comme il en arrive régulièrement dans les abattoirs traditionnels (ce qui a fait les titres ces derniers temps). Et puis, parlons un peu des conditions ignobles dans lesquelles sont élevés les animaux de batterie : les porcheries en Bretagne, les poulets d’usine, et les transports où les pauvres bêtes arrivent les pattes… lire la suite

Gretsch

Oui enfin, même si le Dieu prié n’est pas le même, l’égorgement à vif est aussi ignoble pour le Halal ou le casher. Mais cela ne doit pas empêcher d’améliorer les conditions d’élevage … Ce n’est pas le propos, Parce que même si un jour elles étaient parfaites, Juifs et Arabes continueraient a exiger que les égorgements soient faits en pleine conscience comme en l’an 700 (pour ça ils s’entendent), et vous ne pourriez plus vous derrière la patte cassée d’un animal.

ania

@ Gretsch
« Juifs et Arabes »
Juifs et musulmans, s’il vous plaît.
il y a des juifs arabes des musulmans israéliens des chrétiens arabes ou israéliens etc..

(pour les majuscules excusez-moi, nous sommes un peu en froid)

pour le reste, et cela même si je suis végétarienne, vous avez raison tout à fait raison.

nono

Mme Marinette, Je n’ai jamais dit que Mr Jacques Chassain n’avait pas mentionné le rituel juif.

Concernant Mr Alexandre Feigenbau, prétendre que l’abatage rituel juif peut se comparer à un abatage traditionnel par étourdissement, je dis qu’il faut pas nous prendre pour des imbéciles.

Pour terminer : je suis végétarien et aucun animal ne mérite de souffrir et je n’ai rien contre les gens qui en mangent tant qu’ils leurs restent un minimum d’humanité.

nono

Seul la fin de l’abatage rituel (halal, casher) en France peut certifier à 100%, les étals des bouchers. J’y crois tout simplement pas, je pense que si les bouchers acceptent, ce n’est juste pour satisfaire une certaine clientèle perdue et peut être se différencier de la grande distribution, jamais un boucher ou un éleveur c’est plaint de l’abatage rituel et c’est pas maintenant qu’il le fera, il faut vraiment être naïf pour croire ça. Vous croyez que le boucher est prêt à laisser son étal vide si son fournisseur n’a que de la viande halal ou casher. Une belle pub… lire la suite

Dominique

Un très grand merci pour l’article et la liste des abattoirs et des bouchers. Je poserai desormais la question au boucher sur la methode d’abattage. On progresse : on connait systematiquement la provenance. La tracabilite permet une transparence de notre consommation.

Lili

3 bouchers vers mon village..
Je suis ravie!

Dany

On oublie trop souvent de dire que par cet abattage la viande est contaminée par le contenu gastrique , et l’E.Coli responsable des gastro entérites si fréquentes !!!

Gretsch

Sinon pour vérifier la viande achetée en supermarché, ou même en boucherie, il y a toujours l’application : http://www.verifiez-abattage.fr

Gretsch

Intérêt de publier les élucubrations sur le grand-père imaginaire du léche babouches Christophe Wissenmerdier ?

Christophe Wissenmeyer

L’abattage traditionnel ? Vous parlez du cochon que mon grand pere suspendait par les pattes , que l’on entendait couiner à l’autre bout du village ? Dont on laissait couler le sang fumant dans une bassine pour le boudin ? Il a fallu attendre 1997 pour tenir compte du « bien être animal » . Un paysan doit bien rire de vos arguments , lui pour qui la poule faits des œufs avant de finir dans la cocotte , le chien défend sa propriété , le chat le débarrasse des souris et son fusil sert à tuer les corbeaux qui viennent picorer… lire la suite

Jéhovah, autant qu’Allah ont soit -disant dit de commettre des actes peu reluisants…. Mais qu’ils étaient donc doués les ancêtres d’alors pour entendre et comprendre le langage divin.

Pascal

Quand il y a de l’argent à faire, beaucoup de gens entendent des voix .

Maurice

Ou est la comparaison entre un abattage qui ce fait depuis des lustres pour récupérer le sang du cochon en vue de son utilisation et un abattage fait suivant un rituel religieux ou le sang n’est pas récupéré ? Il n’y en a pas !
De plus pour les muzs, il y a une certification de la part d’un imam, payante de 10/15 cts par kg qu’il n’y a pas pour nous catholique et semble-t-il pour les juifs.

Dominique

Avec la succession des generations, on a evolue. On n’approuve pas les methodes de nos ancetres.