Salon littéraire du Bnai Brith : l'épuration continue !

Dans son dernier édito, Cyrano nous confirmait que Pierre Cassen et Christine Tasin ne seraient pas admis au salon littéraire du Bnai Brith, qui se tiendra ce dimanche 13 novembre, mairie du 16e arrondissement. Rappelons, pour les lecteurs qui prennent le feuilleton en marche, les épisodes précédents. Nos deux amis, déjà présents l’an passé, avaient été de nouveau invités pour présenter deux nouveaux ouvrages de Riposte Laïque, « Les assises sur l’islamisation de nos pays » et « La faute du bobo Jocelyn ». C’est alors qu’Alexis Corbière, maire adjoint du 12e arrondissement, et lieutenant de Jean-Luc Mélenchon, entra en action. Il écrivit une longue lettre au maire du 16e arrondissement, son adversaire politique Goasguen, pour le menacer subtilement d’une campagne hostile si sa mairie accueillait le livre « Les Assises » et ses auteurs. Peu courageux, Goasguen se coucha, et intima l’ordre aux organisateurs de retirer du programme Pierre et Christine.
Deuxième acteur essentiel du feuilleton, le commissaire politique journaliste du Monde, Abel Mestre. Après avoir, complétant les intimidations de Corbière, téléphoné au principal organisateur pour « s’étonner » de la présence des animateurs de RL, il entama une campagne de presse contre deux autres auteurs, Yvan Blot et Louis Chagnon. Leur crime ? Yvan Blot, qui présentait un livre sur la démocratie directe suisse, avait été membre du Grece dans les années 80, et avait milité au Front national. La sentance tomba mardi, Blot, bien que n’ayant plus aucune responsabilité politique, fut viré, pour cause de passé douteux. Restait Louis Chagnon. Le cas était plus délicat pour les organisateurs. Certes, il avait commis le « crime » d’adhérer au Parti de la France, de Carl Lang, mais il en avait démissionné il y a quelque temps. Plus compliqué, il avait aussi déjà été invité à deux reprises à ce salon littéraire, et, encore plus ennuyeux, avait déjà été invité à tenir une conférence par l’association France-Israël. Cela n’a pas suffi, ce mercredi, Louis Chagnon a appris que l’invitation qui lui avait été faite était annulée, elle aussi. Dorénavant, ce salon doit laver plus blanc que blanc !
Selon nos informations, outre Goasguen, les principaux organisateurs du salon ont reçu de très fortes pressions de la part de la direction du Crif, et de son président, Richard Prasquier, et de la direction nationale du Bnai Brith, et de son président, André Nadjar. Selon nos sources, Eugène Leiba, qui est en était le principal organisateur, depuis quinze ans, sera mis sous contrôle, l’an prochain, par la direction du Crif et du Bnai Brith. Plus aucune tête suspecte ne devra dépasser des rangs !
Faut-il rappeler ce qu’écrivait Joseph Hattab, dans un texte publié par notre journal, sur cette affaire : « En 1996, feu Ernest Touitou et Eugène Leiba, votre ami de longue date, découvrent que les écrivains publiant dans l’année des textes courageux et engagés, autour de livres jugés trop favorables à l’État d’Israël, ou encore écrits à contre courant du prêt à penser en vigueur car contrariant la pensée unique des médias, sont mis à la trappe des réseaux de distribution en librairie et donc boycottés ». Dans ce labyrinthe de la distribution, l’art de désinformer, en toute impunité, était né.Avec l’appui logistique de feu Pierre-Christian Taittinger démocrate et Député-maire du XVIe, Eugène et Ernest vont créer dès 1996, un circuit de distribution parallèle : « Le salon des écrivains engagés du B’nai B’rith ( Ben Gourion) ».
Dans un contexte marqué par la montée de l’islamisation de la France, qui s’accompagne de la montée d’un nouvel antisémitisme, la communauté juive mériterait des leaders un peu plus vaillants, pour ne dire que cela, qui ne se couchent pas devant des commissaires politiques, dont certains soutiennent des opérations ouvertement anti-israélienne, comme « Le bateau pour Gaza », ou les « flotilles de la paix ». Bref, la communauté juive a des leaders comme Prasquier et Nadjar qui préfèrent virer ceux qui combattent ses pires ennemis, plutôt que d’avoir le courage d’envoyer paître les gauchistes pro-palestiniens qui leur font des leçons de bien-pensance, tout en cautionnant le Hamas !   
Mais fi des querelles inutiles, notre journal, beau joueur, ne peut que féliciter chaleureusement les vaillants commissaires politiques Corbière et Mestre de l’efficacité de leur action. Belle épuration, camarades ! Et un, et deux, et trois zero, comme criaient les supporters français en 1998, après la victoire contre le Brésil, 3 buts à zero.
Bravo à Mestre-Corbière et leurs amis, qui, ce dimanche, bien sur, étaient aux côtés de Sos Racisme pour soutenir Charlie Hebdo et défendre la liberté d’expression.
Paul Le Poulpe

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