Samir, en situation irrégulière, écrase le visage de sa compagne à coups de talons

Samir devait avoir bien en tête le verset 34 de la 4ème sourate du Coran  « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs bien. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles » quand il a roué de coups sa petite amie musulmane.

Son couple, c’est le résumé d’un étonnant choc des civilisations entre un homme et une femme pourtant nés de la même culture maghrébine, l’un en Algérie, l’autre en Tunisie.

L’histoire d’une union dangereuse entre un homme de 35 ans à l’époque «  qui voulait un couple à l’algérienne, avec une femme plutôt soumise et sans contact avec d’autres «  comme l’expliquait sa cousine dans ses auditions devant les enquêteurs, et une jeune femme de 22 ans, selon elle, « européanisée et qui voulait plus de liberté et un autre rôle d’épouse » « Oui, ils n’avaient pas du tout la même mentalité ».

La jeune fille amoureuse savait que la relation était vouée  à l’échec. Pour autant, la relation a tant bien que mal, duré un an et demi. Une relation à distance – elle vivait à Paris, lui à Marseille en situation  irrégulière – une idylle compliquée et même « orageuse » de l’aveu de l’accusé qui risque la perpétuité devant la cour d’assises pour tentative de meurtre par concubin.

La jeune fille, qui avait emménagé avec celui qui proclamait la considérer comme son « âme sœur », aurait vite compris qu’il n’était pas « la bonne personne » selon ses dires. Elle qui dit qu’elle savait depuis le début de la relation amoureuse, qu’il finirait par la « dégommer », a payé très cher son souhait de finalement retourner seule vers la capitale. En janvier 2010, après qu’elle annonce la nouvelle à Samir , tout en plongeant  ses affaires dans une valise, la jeune femme, a été littéralement passée à tabac dans un appartement du 4ème arrondissement de Marseille. Samir, qui décrit sa victime, dans un élan romanesque à l’expert psychiatre, « comme la fleur de son cœur », – un grand classique que j’ai souvent entendu quand je fréquentais les arabes – l’a frappée sans discontinuer pendant un quart d’heure.

Coups de poing, coups de pied, coup de talons sur le visage du brin de femme étalée au sol, déjà à moitié inconsciente. Sur les terribles photos du visage détruit de celle qui offre au procès un visage d’ange – même après trois interventions chirurgicales – on observe encore la trace des semelles de Samir. Il l’a piétinée.

Pensant  qu’elle était morte, il a tranquillement alerté les voisins, qui ont alerté la police et les pompiers. A ces derniers qui parvenaient à la maintenir en vie, alors qu’elle était déjà plongée dans le coma dans lequel elle végétera plus d’un mois, Samir n’hésitera pas à dire qu’il a agit de la sorte ainsi parce qu’elle était une « salope » et que « si elle s’en sort, je m’en occuperai personnellement ». Le jour, qui a précédé ces violences barbares, elle avait passé une « nuit blanche » avec un ami de longue date, au cours de laquelle, ils n’avaient fait que discuter de sa situation, jure-t-elle. Et on a bien envie de le croire et vous Mme Taubira qui vous préoccupez tellement du bien-être de nos jeunes délinquants , vous en pensez quoi ?

Huineng

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