Samuel Paty est une victime, mais pas un héros

Publié le 23 octobre 2020 - par - 17 commentaires - 1 331 vues

Faute de goût ou faute politique ?

L’hommage national à Samuel Paty est salué comme un acte fort, beaucoup ont été submergés par l’émotion, et le discours présidentiel, malgré des lacunes de forme et de fond, exprima ce que la plupart des citoyens voulaient entendre.

Le lieu était symbolique, la scénographie élaborée, pourtant le son mauvais, l’intervention de croque-morts pour placer et enlever les tréteaux supportant le cercueil entachèrent la solennité voulue et nécessaire. Une fois de plus l’oriflamme de l’Union européenne immigrationniste faisait jeu égal avec la bannière tricolore de la Liberté.

Hommage national, mais pourquoi tant de discrétion sur les représentants de la nation présents ? Fallait-il éviter de montrer que tel ou telle était là ou absent, sans doute pour se conformer aux désidératas d’une famille meurtrie, mais politisée ? Comme si ce n’était pas la nation toute entière qui était dévastée.

L’entrée du cercueil, porté par des militaires, se fit au son d’une chansonnette en anglais, symbole de soumission propre à ne pas engager les jeunes musulmans sur la voie de la francité. Peu importe le sens des paroles, la niaiserie continuant avec la lecture d’un poème, il ne manquait plus que le lâcher de ballons blancs !

Que l’on me comprenne bien ; comme nous tous je suis terrassé par l’indicible violence subie par Samuel Paty, déchiré par le malheur des siens, la douleur de la famille est effroyable, le deuil lourd et immense, l’incompréhension irrémédiable, mais ce sont des affaires privées ; distinctes d’un hommage national. Si cette famille ne voulait consentir à la symbolique étatique, elle pouvait refuser cette cérémonie publique et enterrer son défunt dans l’intimité ; ce qui d’ailleurs à du être fait au sortir de la Sorbonne.

Comme toujours Emmanuel Macron à fait du « en-même temps » un peu enterrement selon les canons du jour –chanson préférée, poème, éloge du copain de classe, etc.-  un peu décorum républicain ; au fond il a joué un rôle dans le registre du pathos, pas mieux.

Samuel Paty est une victime, mais pas un héros ; vouloir l’assigner à cet état nécessiterait que la collectivité ait été réellement engagé contre ceux ou ce qui l’ont assassiné, nous savons que ce n’est pas le cas, le pouvoir politique depuis 40 ans renforce au contraire les ennemis de ce que nous sommes.

Faire de lui un héros involontaire marqueur d’un basculement était une option grave qui aurait marqué notre histoire nationale et dont l’écho aurait dépassé nos frontières. Sa dépouille serait entrée au son d’une marche révolutionnaire, le drapeau tricolore aurait été unique et proche du cercueil, le Président aurait remis la Légion d’honneur sur place, madame Badinter dans sa prise de parole aurait prononcé les mots justes sur la laïcité, Robert Redeker ceux sur le professorat cible de l’islam ; messieurs Sarkozy et Hollande auraient été côte à côte, avec madame Le Pen et madame Obono. Voilà ce qu’aurait été un hommage national véritable et sans tache.

Depuis ce vendredi nous voyons la parole se libérer, c’est un fait, mais déjà les relativistes et les pare-feu s’activent, le bon prof assassiné sera bientôt digéré par le maelström moderniste et la société donnera quelques coups dans l’hydre, en prenant soin de ne pas atteindre la tête immortelle.

Il en sera ainsi jusqu’au jour où un élu récalcitrant tombera victime de la violence islamique ; nous n’attendrons plus longtemps.

Gérard Couvert

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Notifiez de
Clotilde Prouvost

C’est vraiment horrible de réaliser que dans le cercueil le corps du malheureux était en deux.
Pensées pour la famille, son petit garçon qui devra vivre avec cette tragédie.
Pensées et prières – catholiques.

R2D25

La Légion d’Honneur !
Pour se laisser égorger, c’est NON !

Philippe@9.3

ça tient à rien, si samuel avait retourné le couteau contre son agresseur, il serait en prison…
Nos héros actuels sont des français se ‘laissant’ tuer. On est effectivement toujours dans l’inversion des valeurs, des mots.
Les victimes sont des héros, les héros sont des (racistes) coupables.

andre

“”Samuel Paty est une victime, mais pas un héros””, moi je dirais même que c’est un “con”, car se laisser égorger sans se défendre c’est le comble !!!

MICHELE oudin

Abruti, sombre con, un type jeune et costaud te tombe dessus par derrière et t’égorge que fais-tu pour te défendre?

Laurent Barre

dégueulasse !

jones

la france a prefere les rabbins ,les pretres et les imams precheurs de religions issues du desert ‘oriental ausx druides de bretagne et aux adorateurs paiens de la nature de nos contrees millenaires
,,le resultat est la decapitation d’un enseignant de gauche en pleine rue par un tchetchene musulman,pour une histoire de caricatures
plus ubuesque que ca ,tu meurs,,,

Didier Labaune

La Légion d’Honneur doit revenir à ceux qui se battent et meurent en se confrontant physiquement à l’Ennemi de la France éternelle… Donnons une autre médaille aux victimes… La Légion d’Honneur a été distribuée par ailleurs à trop de personnages, politiques, journalistes, philosophes, enseignants, universitaires etc ayant participé activement à la destruction de notre civilisation et à notre pays…

Didier Labaune

Naturellement, quand je dis physiquement, je parle de combat…. Pour la Légion d’Honneur, on doit l’attribuer au boucher au service de la France éternelle plutôt qu’au veau…

ISA

Les Républicains francs-maçons ne ratent pas une occasion de rendre un culte à leur déesse Raison ; cet hommage avait toutes les apparences d’un culte religieux. L’homme s’étant érigé en Dieu, il était normal de canoniser d’office le défunt, martyr de la Sainte République. De toutes façons, même dans un enterrement pseudo-catholique, orchestré par des laïcs, le défunt est automatiquement sauvé ; on ne parle de lui qu’en termes élogieux, puisqu’il est reconnu, dans cette nouvelle religion exclusivement tournée vers l’Homme, qu’on ira tous au Paradis. Plus de péchés à expier, plus de jugement particulier, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Personne n’assume plus ses fautes. Que de conséquences dans la société ! Je vous laisse les lister.

Philippe@9.3

Et encore une attaque à la laicité. Les muzz et la pseudo gauche sont vos alliés, assumez-le.

Eva

C’est une attaque au laïcisme, qui est une religion en soi, dont le but est d’éliminer le christianisme.
La laïcité (séparation du pouvoir spirituel et politique) a été voulue par Jésus, et aucun chrétien ne la rejette.
Vous confondez laïcité et laïcisme anti-chrétien.

Christophe L

On ne pouvait rien attendre d’autre de ce gouvernement illégitime corrompu.

patphil

ce samuel était sous le coup d’une inspection envoyée par le rectorat pour le faire taire, le blamer au minimum et le ministre blanquer vient nous dire que les ensaignants sont protégés ar ses servives

Eva

Pour ma part, j’ai l’impression que l’Etat français est prêt à distribuer des légions d’honneur à titre posthume à tous ceux qui seront assassinés par des musulmans.
J’ai l’impression qu’il nous dit: “Nous vous honorerons autant que vous le voudrez.
De votre côté, vous n’avez rien à faire: tout ce qu’on vous demande, c’est d’être tué.
Vous ne serez pas morts pour rien, puisque nous vous parerons des atours des martyrs.”

Liberté Conditionnelle

J’ai pensé comme vous, le prochain sera sans doute un élu.

labellejardinière

Le bastringue en anglais était hautement déplacé – mais, ai entendu quelque part (sur CNews, probablement) que c’était le choix de la famille !
Quel mauvais goût – on ne peut que le déplorer (un peu comme du Elton John aux obsèques de Lady Diana Spencer, ex-épouse du prince héritier Charles…).
Un passage d’un “Requiem” (Mozart, Berlioz, Verdi, Dvořák … ) aurait été plus opportun – le “Dies irae” tout spécialement (le “Requiem” de Fauré” n’en comportant pas, pour sa part) !
“Dies irae, Dies illa, solvet saeclum in favilla” : “Jour de colère, que ce jour-là, où le monde sera réduit en poussière”….. Un écho de la barbarie islamique, en somme…

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