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Sanitaire : le Premier ministre hollandais pris en flagrant délit de mensonge

Je vous propose (sans préjuger de votre décision) ce petit fait d’actualité datant d’un an déjà, mais tout à fait…intemporel, donc d’actualité un an plus tard. Au cours de questions au Premier ministre néerlandais Rutte au Parlement, ce dernier est pris en flagrant délit de mensonge par un parlementaire du FVD (parti de Thierry Beaudet) flagrant mensonge qu’il balaie d’un revers de main arrogant et méprisant, ce qui est rendu possible selon moi par un contexte médiatique probablement identique à celui de la France : ces présomptueux sont tellement sûrs de leur électorat lobotomisé par une presse et des médias aux mains de quelques potes milliardaires, que même confrontés au grand jour à leurs mensonges, ça semble leur en toucher une sans faire bouger l’autre.

Le texte consiste essentiellement en une traduction de la scène (disponible sur YouTube, je fournis le lien) du néerlandais vers le français par mes soins.
https://www.youtube.com/watch?v=Laia-GQOVnE

https://www.youtube.com/watch?v=Laia-GQOVnE
Difficile de nos jours d’évaluer la valeur d’une parole politique. Exemple édifiant au Parlement néerlandais, courant juillet 2021. Gideon van Meijeren, du parti de Thierry Baudet (FVD, Forum voor Democratie, opposition) interpelle le Premier ministre Marc Rutte. Vera Bergkamp, (D66) est en charge du débat à la Chambre.
GVM : « Madame la Présidente, de plus en plus de gens constatent que la gestion de la crise sanitaire au titre de la protection de la santé publique n’est qu’un mensonge. Dès lors, la question se pose de savoir pourquoi des mesures détruisant nos modes de vie (…) sont prises. Certains globalistes influents voient en cette crise une énorme opportunité de « mise à jour » sociale, et ont donc intérêt à ce qu’elle perdure. L’un d’eux se trouve être Klaus Schwab, créateur du « World Economic Forum » et auteur d’un ouvrage intitulé : « Covid-19, The Great Reset ». Ma question à M. le Premier ministre est de savoir ce qu’il pense de cet ouvrage.
M.Rutte : « Je ne connais pas cet ouvrage, Madame la Présidente, mais j’aimerais suggérer à M. van Meijeren de ne pas trop se fier aux théories du complot… Je les consulte également sur YouTube, et si je trouve fascinantes leurs thèses autour du « 11-Septembre ». (…) leurs arguments, quoique structurés, n’en restent  pas moins théories du complot.
GVM : « Je suis étonné de constater que la réponse (…) de M. Rutte, (…) soit un mensonge. J’ai en ma possession une lettre datée du 26 novembre 2020 : courrier que M. Rutte adresse à Mr. Klaus Schwab, dans lequel il le remercie pour son ouvrage : « une analyse porteuse d’espérance pour un avenir meilleur ». Monsieur Rutte pourrait-il creuser un peu ? (…) il doit pouvoir se le remémorer, moyennant quoi il voudra bien m’accorder cette fois une réponse honnête ? »
MR : « La réponse honnête est qu’il s’agit d’une lettre soignée, et qu’il se trouve que l’on ne peut lire tous les ouvrages que l’on reçoit, ce qui n’empêche pas de remercier chaque expéditeur »…
GVM : « En ce cas, M. Rutte est entrain de dire qu’il ne m’a pas menti à moi, mais à M.  Schwab… Permettez-moi de reformuler ma question. Dans son ouvrage, M. Schwab plaide pour une « mise à jour » de notre monde, afin de remplacer notre démocratie parlementaire nationale par une technocratie globale, il milite pour la fin de la propriété privée, et M. Rutte considérerait en conscience qu’il s’agit là, je le cite, « d’un  message porteur d’espérance pour un avenir meilleur » ? Comment M. Rutte peut-il attribuer une valeur à un ouvrage porteur d’un message néo-communiste, alors même qu’il déclare ici ne pas le connaître ? »
MR : « Madame la Présidente, Klaus Schwab est le fondateur du « World Economic Forum », œuvrant dans un esprit progressiste au rapprochement de différents secteurs d’activité. Je nourris le plus grand respect à son égard, même si je ne partage pas toujours ses idées ; j’ai lu l’un des ses ouvrages traitant de la quatrième révolution industrielle,  excellent livre selon moi, contrairement à celui qui nous occupe ici… En ce qui me concerne, grand respect pour l’œuvre du professeur Schwab dans le cadre de Davos, (…) qui représente également une opportunité pour beaucoup de jeunes personnes, (…) par conséquent je n’ai aucune raison de douter des intentions de Klaus Schwab.
GVM : (…) « Il me semblerait dès lors correct de la part de M. Rutte, par respect à l’égard de l’ouvrage de M.  Schwab, qu’il reconnaisse n’avoir pas pu y voir « une analyse porteuse d’espérance pour un avenir meilleur » puisqu’il ne l’a pas lu, et que, par ailleurs, il trouve ce livre mauvais, selon ses affirmations. (…) C’est le moins que nous puissions attendre d’un Premier ministre intègre.
MR : « Je laisse à mon interlocuteur la teneur de ses propos, en tout état de cause, soyez certains que M. Schwab suit assidûment nos débats à la 2e chambre… (M. Rutte, en contorsionniste politique averti, suggère ici que K. Schwab a probablement autre chose à foutre (comme sauver le monde par exemple) que de suivre d’insignifiantes questions posées dans le cadre parlementaire d’une lointaine monarchie batave, soulignant au passage que son flagrant délit de mensonge, dévoilé pourtant au grand jour, a l’air de lui en toucher une sans faire bouger l’autre – droits d’auteur réservés à Chirac). 
Un membre de l’opposition qui prend publiquement la main dans le pot de confiture un ancien cadre ressources humaines d’Unilever devenu Premier ministre au long cours d’une monarchie parlementaire européenne. En résumé : « Je ne connais pas cet ouvrage… mais j’en ai lu d’autres du même auteur qui sont meilleurs… mais  je le remercie néanmoins par courrier pour l’ « analyse porteuse d’espérance pour un avenir meilleur » qu’il fait dans l’ouvrage que j’affirme ne pas connaître et trouver toutefois médiocre… » Strictement le même type d’hommes qu’en France un certain Jupiter récemment autoproclamé Thor et néanmoins ancien banquier d’affaires. (« Qu’ils viennent me chercher ! ») Balayant le flagrant délit d’un petit revers de main arrogant et suffisant, certain d’un électorat dont il connaît sur le bout des doigts (dégoulinants de confiture) le degré de lobotomie, grâce à des médias main stream appartenant à quelques milliardaires copains peut-être, comme chez Thor. Or, c’est bien connu, le Thor tue.

Je crois me souvenir que Bernanos, en la circonstance, évoquant certains politiques en son temps, évoquait des brocanteurs marrons se donnant des airs de Louis XIV…

Silvio Molenaar