Sans-dents : Valoche m’a tuer…

hollandesansdentsSalauds de pauvres ! N’est pas Gabin qui veut et le médiocre apparatchik, élu par défaut, qui occupe encore le palais de l’Elysée ne possède pas non plus une once du talent du grand Marcel Aymé.

D’ailleurs, ce que fustigeait l’auteur, par la bouche de Jean Gabin, n’était pas la pauvreté, en l’occurrence, mais la médiocrité, la lâcheté, le conformisme, le renoncement qui ne sont nullement l’apanage des pauvres mais qui caractérisent au contraire, en notre époque de soumission devant l’invasion qui nous submerge, les bobos, les bien-pensants, les dhimmis de toutes sortes qui, dans le confort de leur bonne conscience, livrent notre pays au tsunami migratoire en passe d’en remplacer les occupants historiques et légitimes. Le marché noir de ces collabos contemporains est d’une autre nature.

Nous devrions gueuler tous ensemble, avec la verve tonitruante de Gabin : « Salauds de socialos, salauds de l’UMPS et de ses satellites, salauds de vendus ! Misérables couards avachis dans votre confort matériel et intellectuel ! Vous êtes les porteurs de valises de cette islamoperie conquérante qui, bientôt, aura définitivement pris le pouvoir dans ce pays et dans toute l’Europe. »

« Vous êtes conformistes, vous êtes lâches, vous êtes médiocres ! Vos mots convenus, soigneusement encadrés, vos vocables menteurs pour duper le peuple, cette novlangue que vous imposez aux Français, depuis plus de quarante ans que vous occupez les media, sont la parfaite expression de votre paresse intellectuelle et de votre soumission à un confortable statu quo politique dont vous profitez abondamment. »

Nous, les petits, les obscurs, les sans-grade, les sans-dents, nous le peuple que vous méprisez tellement et que vous voulez faire disparaître, nous les représentants de la France d’en bas, de la France d’en dessous, celle que vous trouvez moisie et dont vous jugez l’odeur nauséabonde, nous, c’est moralement que nous avons nos élégances, comme le disait Cyrano !

Pour cette révélation, qui finalement n’en est pas une, il sera beaucoup pardonné à Valérie Trierweiler. Quelles que soient, par ailleurs, ses motivations profondes, c’était son devoir de citoyenne de faire savoir au peuple de France ce que les médiocres petits chefs qui prétendent le gouverner et qui parlent en son nom pensent réellement de cette chair à scrutin à laquelle, pourtant, ils doivent tout.

Si au moins, petit président replet, vous aviez lancé « salauds de pauvres ! », dans un bel élan de sincérité, dans un aveu tonitruant et libérateur, cela, au moins, aurait eu un certain panache ! Cela aurait témoigné d’un peu de lettres et d’esprit… Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres, vous n’en eûtes jamais un atome et de lettres, vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !

Mais cela, les sans-dents ! Ce souverain mépris qui blesse au plus enfoui, au plus durable, au cœur même de l’intégrité physique – donc de l’identité profonde – des hommes et des femmes de ce pays qui n’osent plus sourire. Vous devriez moquer aussi tous ces êtres disgraciés et démunis, accablés par un ou plusieurs défauts physiques et qui, faute d’argent pour s’offrir l’intervention réparatrice, vivront toute une vie de frustration et de douleur intime.

Ils ont dû bien rire, vos complices du CAC 40 avec qui vous donnez à la France des leçons de macron-économie ! Et vos amis du show business au sourire étincelant… Pliés en deux, les Bedos, les Ruquier, les Madénian, tous ces comiques stipendiés qui jamais, au grand jamais, ne riront d’un singe ou d’un ministre mais qui conchient à longueur d’antenne les patriotes qui osent aujourd’hui lever le Front vers un horizon bleu marine…

Ce mépris-là n’est pas seulement le vôtre. Il est celui de tous ceux qui vous entourent, il est celui de votre caste, de votre classe, de votre clique. Sinon vous n’auriez pas laissé échapper ces mots. Vous les auriez retenus comme une honteuse flatulence, vous les auriez refoulés au plus profond de votre inconscient, là où se niche l’obscur de nos fantasmes inavoués.

Bien au contraire, vous étiez sûr de votre effet au milieu des vôtres, de ceux qui vous ressemblent, les socialos, les écolos, les bobos, la fausse gauche et la fausse droite, faux serviteurs de l’Etat mais vrais profiteurs installés qui pillent le palais, piliers indéboulonnables de la gauche nantie, de la gauche blindée, de la gauche caviar, vieux révolutionnaires rangés des barricades, bien au chaud et bien confortables dans leurs charentaises idéologiques. Les gauchos, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient bête…

Ni Marcel Aymé ni Claude Autant-Lara ne se prétendaient de gauche ! Et ils ne se seraient pas avisés de faire la leçon au peuple.

Le peuple des sans-dents, des sans-fortune, des sans-héritage, le peuple de ceux qui ne sont pas bien nés et qui n’ont pour survivre que leurs mains et leur courage, le peuple de ceux qui n’ont rien, qui ne sont rien, qui ne peuvent rien, ce peuple aux crochets duquel vous vivez depuis quarante ans sans jamais avoir exercé un vrai métier, ce peuple que vous méprisez n’oubliera jamais votre mot d’esprit ni la complicité de ceux qui l’ont entendu sans bondir, sans vous cracher au visage, sans vous fesser les joues

Votre arrogance et celle de vos semblables apparaissent enfin au grand jour. Vous avez la morgue au nez, petit président repu, petits ministres sans talent, petits députés sans voix, mais le peuple s’apprête à vous moucher !…

Merci à Madame Trierweiler de nous apporter l’éclatante confirmation de ce que nous savions, au fond de nous, depuis bien longtemps.

Sur le parquet bien entretenu de l’une ou l’autre de vos confortables demeures, vous pourrez écrire bientôt, de l’index trempé dans votre sang politique : « Valoche m’a tuer… »

Salaud de riche !

Raphaël Delahaut

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