Sarah Halimi n’aurait pas été tuée par l’islam, mais d’une bouffée délirante…

Les experts psychiatres déclarent volontiers qu’en dépit de leurs échecs, erreurs, omissions ou même des forfaits dont sont chargés leurs expertises psychiatriques, ils sont toujours très satisfaits de leur travail désormais derrière eux et que, si leurs expertises étaient à recommencer, ils ne les referaient pas autrement.

Tel n’est pas l’avis de la psychiatrie médico-légale sur la triste affaire des expertises psychiatriques après le meurtre islamiste antisémite de Sarah Halimi. Sans sous-estimer les parts de l’ignorance inévitable et de l’opportunisme accidentel, aucun de ces deux aspects n’étant désirable, il subsiste dans la triste affaire des expertises contradictoires après le meurtre de Sarah Halimi un flot de circonstances obscures dans lesquelles la psychiatrie médico-légale voit bien que c’est le choix a priori de la Bouffée délirante qui a trompé les juges.

Il convient de rappeler une orientation capitale de la psychiatrie médico-légale sur les faits concrets, plutôt qu’un choix a priori futile de la Bouffée délirante, après le meurtre de Sarah Halimi, lorsqu’un acte criminel islamiste antisémite est jugé sans importance. Malgré cela, pas un mot de repentir ni de honte chez les psychiatres ce qui revient à nier le choix a priori opportunisme vulgaire de la Bouffée délirante d’une bêtise fatale, d’un, d’un mensonge dégradant, ou d’une fanfaronnade ridicule dont ils sont les acteurs sinistres.

Mais le plus cruel dans la triste affaire du meurtre islamiste antisémite de Sarah Halimi, c’est surtout l’impuissance des juges, sans cesse croissante, à défendre la psychiatrie médico-légale dans la recherche de la vérité. Comment ne pas lire sans colère la folle théorie de la Bouffée délirante aiguë chez un sujet sain ?

Et de citer Sénèque, dans ses Entretiens et Lettres à Lucilius : (La recherche de la vérité 🙂 « ce bien fugitif et glissant est l’unique (obsession) que nous ait départie la Nature et peut nous en chasser qui veut. »

Telle est la folie des psychiatres qu’ils ne se sentent redevables de rien, eux qui sont remplaçables en toutes circonstances, mais que personne ne juge utile de remplacer ! Mais pourquoi les juges n’ont-ils pas la curiosité de les rencontrer, de les questionner et d’épier leurs réactions à des questions sur leur méthode ?

De quoi se plaindre, donc, de ce que la condition d’expert les prive trop souvent de la curiosité dans la recherche de la vérité, ce qui les entraîne à vouloir substituer le mythe de la Bouffée délirante aiguë en forme de processus fâcheux qui n’apporte rien de vrai dans la triste affaire du meurtre islamiste antisémite de Sarah Halimi. À partir de quel moment les experts psychiatres se sont-ils peu à peu laissé détourner de leur mission, de leurs responsabilités d’experts judiciaires et de leur promesse d’intégrité (dire toute la vérité) ? Et cela par leur habitude de recourir à des idées toutes faites et par leur soumission a priori au dogme du catéchisme psychiatrique officiel au détriment de l’étude des faits proprement criminels. Où sont leurs responsabilités ?

La déontologie des experts judiciaires leur impose de gérer la recherche de la vérité des motivations du comportement criminel de façon appliquée, rationnelle avec la plus grande détermination. Vouloir pratiquer une expertise sérieuse n’a jamais été chose facile, bien sûr, mais ce petit exploit n’est pas non plus la marque infaillible d’un talent exceptionnel, ni d’un même talent tout court. Beaucoup d’experts judiciaires intelligents et qui se veulent originaux mordent très souvent la poussière avec leurs idées fumeuses contre toute raison !

Au contraire, nombre d’experts judiciaires pourtant à la tournure d’esprit sans relief, mais non pas sans mérite, y parviennent chaque jour, tandis que leur carrière d’experts judiciaires reste dans l’ombre. C’est pourquoi l’affaire confuse des expertises contradictoires après le meurtre islamiste antisémite de Sarah Halimi n’est pas qu’une mésaventure dérisoire à la lumière de la théorie de la Bouffée délirante chez un sujet sain.

La psychiatrie médico-légale n’ignore pas la part d’arbitraire qui décide de choisir la folle théorie de la Bouffée délirante aiguë chez un sujet sain. Pourtant, dans ce cas, l’échec des expertises contradictoires ne fit pas se lever chez les juges un doute justifié sur la validité de leur confiance dans ces experts judiciaires !

Ils se rangent, sans y penser, à une forme de connivence apaisée et libératrice. Malgré cela, on sait que l’expert en psychiatrie médico-légale doit se livrer, avec une sorte d’hérésie toujours très personnelle, à une entière confiance dans son propre jugement, son instinct et son tempérament, ce qui se voit rarement.

Malgré cela, les psychiatres se livrent avec une sorte de feinte innocence aux prescriptions bien intentionnées du dogme du catéchisme psychiatrique officiel et cela toujours au détriment de l’étude des faits criminels. Comment ne pas ressentir la satisfaction de l’inventeur de la folle théorie de la Bouffée délirante aiguë chez un sujet sain quand une telle hypothèse psychiatrique, souvent décriée comme du charlatanisme, reçoit l’éclatante confirmation de la décision des juges ? Comment ne pas mesurer l’abnégation des juges qu’implique l’acceptation de cette performance des experts psychiatres avec leur folle théorie de la Bouffée délirante aiguë chez un sujet sain ? Et cela en approvisionnant les juges de leurs théories arbitraires toujours disponibles pour rendre une décision dans la triste affaire du meurtre islamiste antisémite de Sarah Halimi.

Cette performance des experts psychiatres fait penser à la performance d’un manchot qui se serait inscrit à un championnat de trapèze ! (Jean-François Revel) Tout ceci a provoqué la stupeur consternée de la famille de Sarah Halimi et des proches de la communauté. C’est un pas de plus pour les vexations du passé.

Comment ne pas s’interroger sur l’inaptitude complète et absolue des experts psychiatres qui refusent d’apprendre la matière de la psychiatrie médico-légale pour gérer au mieux, de façon appliquée et sérieuse, la recherche de la vérité des motivations du comportement criminel ? Pour cela, le juge doit se demander si les experts psychiatres sont taillés dans la bonne étoffe, par le fait d’avoir, en quelque sorte, imposé un peu par hasard leur théorie de la Bouffée délirante aiguë chez un sujet sain en conformité à leurs dogmes officiels. Si on ne dénie pas l’intelligence des experts psychiatres, mais on ne peut supporter l’usage qu’ils en font.

Fâcheuse pratique des experts dans un domaine confus, impossible à situer dans la classification des troubles psychiatriques. Le procès que les experts psychiatres intentent à la psychiatrie médico-légale vient de ce que l’expert en psychiatrie médico-légale s’approvisionne à d’autres sources intellectuelles que celles du catéchisme psychiatrique officiel toujours au détriment de l’étude des faits proprement criminels. Pourquoi sont-ils froissés du fait que la psychiatrie médico-légale ne réutilise pas dans ses rapports la simple mouture du catéchisme psychiatrique officiel qu’ils distribuent à chaque fois dans leurs rapports d’expertise avec une frénétique prodigalité, avant de les commenter au besoin en guise de leçon magistrale face au tribunal.

Comment et pourquoi les juges ne peuvent-ils pas répliquer avec défiance à l’utilisation du dogme du catéchisme psychiatrique officiel comme une marque de non curiosité sinon de résistance dans la recherche pourtant nécessaire de la vérité des motivations du comportement criminel de façon appliquée et réfléchie ?

La psychiatrie médico-légale n’a pas à se montrer diplomate, comme on dit pour parler d’hypocrisie et de faux-semblants, face à des expertises psychiatriques plus que moyennes, voire médiocres. Pas besoin de se taire quand on a raison ! L’animosité de la psychiatrie médico-légale vis-à-vis des expertises psychiatriques médiocres se justifie par la déplorable réalité des expertises contradictoires dans la triste affaire du meurtre islamiste antisémite de Sarah Halimi. Ces expertises manquent de toute sensibilité personnelle pour l’étude des faits proprement criminels et pour la recherche de la vérité des motivations du comportement criminel.

Les experts psychiatres peuvent posséder l’érudition, la connaissance du catéchisme psychiatrique officiel, mais on ne voit pas de juges qui soient de véritables connaisseurs de l’éclairage insoupçonné de la psychiatrie médico-légale, avec qui l’on pourrait parler des motivations du comportement criminel. Comment savoir ce qu’ils en pensent et surtout ce qu’ils n’en pensent pas, parce que tous ne font pas profession de se livrer à la critique judiciaire des rapports d’expertise. De même, la science de certains experts psychiatres ne les immunise pas contre l’aveuglement dogmatique quand ils ignorent délibérément l’histoire des motivations du comportement criminel en train de se faire, c’est-à-dire dans le temps de l’action. Comment ne pas éluder les rapports d’expertise psychiatrique imprégnés des manuels de psychiatrie dont les auteurs ont l’art de rendre obscur et illogique tout ce qu’ils racontent et qu’ils transforment la vérité en mensonges officiels.

Ce sont des procédés habiles pour détourner la justice de la recherche de la vérité des motivations du comportement criminel à force de réduire la vérité du comportement criminel à des clichés psychiatriques.

Les fabricants de rapports d’expertise psychiatrique communiquent à la famille de Sarah Halimi et aux proches de la communauté le dégoût que distille leur médiocrité. C’est malheureusement un domaine où la tradition judiciaire n’a pas voulu solidifier un jugement de valeur pour se livrer à une exploration originale du comportement criminel. C’est là qu’éclate le conformisme à la mode des rapports d’expertise psychiatrique les plus insignifiants. Les juges actuels ont renoncé à devoir contrôler avec une pointilleuse vigilance les rapports d’expertise psychiatrique quand les anciens juges n’auraient pas toléré une telle médiocrité sans réagir.

L’unique expertise psychiatrique sérieuse à leurs yeux était la recherche de la vérité des motivations du comportement criminel sans devoir suppléer à la recherche de la vérité du comportement criminel par le fait de recourir, par l’imagination, à la nature présumée psychiatrique du comportement criminel.

C’est le danger du passage de la vérité au mensonge, avec des rapports d’expertise psychiatrique de pure composition, maîtrisant le catéchisme des diagnostics, le langage et surtout la doctrine psychiatrique au point de duper assidûment les juges. Quand feront-ils cette découverte que l’on ne parvient à la vraie culture médico-légale que par des voies critiques par rapport à l’enseignement des dogmes de la psychiatrie officielle. Avec les expertises de la psychiatrie médico-légale, le juge doit savoir tourner la page des illusions perdues.

Et cela sans pour autant négliger les voies canoniques de la psychiatrie officielle qui conduisent à une culture psychiatrique de base qui, même substantielle, reste étrangère à la psychiatrie médico-légale. Les voies canoniques de la psychiatrie officielle ne se réduisent pas aux seules connaissances, ce sont aussi des opinions imposées et des représentations convenues qui intoxiquent les experts psychiatres tout au long de leur vie professionnelle. Ce sont aussi et surtout les journaux conformistes et les revues professionnelles des bien-pensants qui les soutiennent, les réseaux de complicités qui les entretiennent et les nœuds de pouvoirs qui les subventionnent et qui les assènent en même temps au public intimidé et aux juges qui les gobent !

Pourtant on éprouverait un vrai soulagement en lisant enfin un rapport d’expertise psychiatrique nourri de réflexions sérieuses et argumentées sur les motivations du comportement criminel et non tiré de manuels de psychiatrie maladroitement mis au pillage par les bons élèves de la psychiatrie officielle.

Ce sont les mêmes qui hésitent, quand il faut passer de la simple application laborieuse à la réflexion originale, et d’une culture des manuels de psychiatrie à une vraie culture criminologique, avec la parfaite assimilation des règles de l’exploration des motivations du comportement criminel, et donc de ce qui se situe au delà des manuels de psychiatrie.

Moralité : Il faut donc toujours s’adresser aux sources du comportement criminel.

Il s’agit de suivre toujours précisément et avec application ce principe de l’exploration des motivations du comportement criminel en psychiatrie médico-légale. Sinon, comment les juges ne pourraient-ils pas être toujours déçus par le bavardage en général assez creux des adeptes de la psychiatrie officielle ?

Thierry Michaud-Nérard

image_pdf
0
0

5 Commentaires

  1. sarah halimi n’est plus la seule, d’autres juges ont récidivé

    Vendredi 19 août 2016, Jean-Louis (Chalom) Levy, sexagénaire français juif, était agressé gravement au couteau par Mehdi Kerkoub, délinquant franco-algérien multirécidiviste, aux cris de « Allahou Aqbar » (Source, Véronique Chemla).
    Le 12 septembre 2019, la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Colmar déclarait l’agresseur pénalement irresponsable.
    Le 30 décembre 2019, Jean-Louis Levy décédait à l’âge de 65 ans.
    dreuz info du 19 janvier20

  2. La psychiatrie officielle vous dit M…… minable has been, sans doute un apôtre du DSM5 relisez ou plutôt découvrez Kraeplin, Bleuler de Clerambaud et Henry Ey

Les commentaires sont fermés.