Sarkozy et Valls pipeaufinent leurs arguments

motvalise
Lundi soir, sur France 2, concernant la lâcheté du PS dans trois régions, Sarkozy nous a gratifiés d’un mystérieux «ce n’est pas passe-moi la salade, j’t’envoie la rhubarbe!». Message codé? Proverbe confucéen? Expression du Ça?
Il nous a éclairés mercredi matin, sur France Inter, en s’adressant aux électeurs «tourneboussolés» par la politique de Normal Ier.
Unknown
Révélation : le mari de Carla est un maître du mot-valise, néologisme qui naît du mariage de deux mots. En général, on conserve la partie initiale du premier et la partie finale du dernier. Comme dans «sarkothon». De Sarkozy et marathon.
Donc, voici les électeurs socialistes à la fois tourneboulés et déboussolés par les méandres de la politique de Culbuto. En un mot-valise: «tourneboussolés».
A la lumière de cette révélation, même si le message ne restera compris que par les initiés, nous saisissons mieux la grandeur linguistique de l’ancien président: «Passe moi la salHalde, j’t’envoie la Rue-Barbe», . Peut-être: «Passe-moi la sal… de la Halde (Bougrab?), j’t’envoie un barbu (djihadiste? Lavrilleux?)
L’artiste nous a ensuite montré toute l’étendue de son registre en nous expliquant pourquoi il était normal que le PS se saborde dans le Nord et en PACA alors que les Républicains refusent d’en faire autant en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées où l’areynié est arrivé en troisième position.
L’électeur « tourneboussolé » a donc pu entendre ces paroles d’une grandeur académiantesque  sortirent de la bouche de l’ex-président:
«Nous parlons à tous les Français quels qu’ils soient. Ces électeurs n’appartiennent pas à la gauche, aux Républicains et au FN. C’est pas parce qu’on a voté à gauche au premier tour, ou FN, ou LR… qu’on l’appartient cette formation (sic). Pour le deuxième tour, la question est de savoir : “qui voulez-vous qui dirige votre région?”  (resic).»
Aussi beau  que du Benzema.
«Et tous ceux, a-t-il continué, qui veulent éviter que mesdames Le Pen dirigent le Nord ou le Sud doivent se mobiliser sur les candidats républicains, non pas parce qu’ils sont républicains mais parce qu’ils ne veulent pas confier des régions de plusieurs millions d’habitants à quelqu’un qui n’a aucune expérience, qui créera le désordre et le chaos et qui mettra une politique inverse de ce que veulent les électeurs.»
C’est vrai qu’en termes de désordre et de cacahos, et surtout de «politique inverse de ce que veulent les électeurs», il s’y connaît notre petit lapin Duracell. N’est-ce pas lui qui, après s’être fait élire sur un programme de droite en 2007, appela les socialauds Bernard Kouchner, Éric Besson, Jean-Pierre Jouyet et Martin Hirsch pour en faire ses ministricules?
Pendant que notre petit Nicolas cherche à ne pas perdre le Nord contrairement aux électeurs tourneboussolés, toute la caste appelle à faire barrage (de la Rance ?) au Front national. Tous les hommes popaulitiques, les merdias, le showbaise y vont de leurs tribunes, de leurs déclarations à la Bramadélis.
D’ici vendredi soir, nous aurons certainement une pétition de zartistes en tous genres : Francis Heaulme et BHLR, Keller le franc-maicon et Ribéry, Jawad Bendaoud et les syndicatins, Nabila et les paravents d’élèves, les Grif Marseille Provence et l’imam de Brest, les journaleux de LiMonde et de Laberration, le Dalaï Lama et el-Baghadi, les limaces de mon jardin et les corbeaux des plaines de Picardie…
Valls n’est pas en reste. Tout en sommant les socialistes du Nord et de Paca et d’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes de se transformer en cons-battus, il se déclare toujours combattant à Matignon. Même si le FN gagne une région.
En pleine roquaïcité, ce mercredi, à la Biblothèque nationale de France, à l’occasion de la journée de la laïcité, qui marque les 110 ans de la loi de 1905 séparant les Églises et l’État, il a vociféré: «La laïcité est trahie, bafouée quand l’extrême droite la détourne, l’instrumentalise pour s’attaquer violemment aux musulmans de France (…) pour exclure, rejeter, semer la haine et la division.
(…)
La plus grande imposture de l’extrême droite c’est, sans le dire, de préparer un grand retour en arrière. Ils veulent retourner avant 1905, retourner vers ces guerres de religions qui sont autant de cicatrices profondes dans l’histoire de notre Nation.»
Si on se donne la peine de décrypter les phrases du Premier Sinistre, on comprend qu’il veut détruire la laïcité puisqu’elle ne va pas dans le sens de l’islam; qu’il accuse les Français qui sont à plus de 80% opposés à l’islam de vouloir une guerre de religion pendant que les musulmans nous assassinent en hurlant «Allahou akbar!».
Comme Sarkozy et son français cahotant, notre Vallseuse catalane me fait plutôt marrer en serrant ses petits poings.
A propos de valseuses, les colères de Manouel, «ça m’en touche une sans faire bouger l’autre», comme disait un ancien président.
Marcus Graven
 

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3 Commentaires

  1. Ils accusent Marine Le Pen de ce dont ils sont eux-mêmes responsables : la guerre de religion (et de civilisation) inéluctable qui s’annonce…

  2. mais oui, mais oui !
    Marine Le Pen veut réinstaurer une guerre de religion mais l’islam, non !
    Bien sûr, les musulmans ne sont pas en guerre, eux ! Quand ils se font sauter dans un bar ou qu’ils arrosent à la kalach les infidèles dans un salle de spectacle, ce ne sont pas des guerriers, ce sont de pauvres musulmans brimés par la France et les Français !!!
    Je vomis valls hollande sarkozy juppé et tous les musulmans de la terre !
    Et tous les ultras cons qui voteront pour eux dimanche

  3. Toujours des accusations fantaisistes !
    Ils ne savent plus quoi inventer.
    La diabolisation devient une routine usée …
    Je vois mal les églises se remplir parce que le peuple aurait porté Marine ou Marion à la présidence d’une région !
    Par quel miracle ?

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