Sarkozy est prêt à saborder la loi de 1905 au profit de "l'islam de France"

Sarkozy ne sait plus comment faire pour remonter dans les sondages, en perspective des prochaines élections présidentielles.
Après avoir lancé un débat sur l’identité Nationale, sous la conduite d’Eric Besson, qu’il n’a pas été capable de mener jusqu’à terme, alors que ce thème était ressenti par les Français, comme étant nécessaire, Nicolas Sarkozy a demandé à l’UMP d’organiser le 5 avril 2011 un débat sur la Laïcité et la place de l’islam en France.
Lors d’un déplacement le 3 mars 2011 au Puy en Velay, le même Sarkozy a rappelé que la chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture.
Il aura passé en revue ce qui fait, de son point de vue, la spécificité de la France et ses racines.
 
« L’héritage chrétien »
« La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation – président de la République laïque, je peux dire cela – et le premier devoir est de conserver et restaurer cet héritage »
« L’Identité »
« A l’origine de la diversité, il y a les identités, et ce n’est pas faire preuve de fermeture que de croire en son identité pour mieux la faire partager avec les identités des autres»

« Les racines juives »
Il a tenu à faire de nouveau valoir les « racines juives » de la France, et a également confié qu’il avait été « impressionné et ému » par les inscriptions en langue soufique – la langue des premiers corans.
Cet éloge des religions contrevient au principe de la Loi de 1905 qui avait entériné la séparation entre les Eglises et l’Etat.
En réintroduisant dans le discours politique le rôle de la religion dans la société, il fait tout simplement le jeu des islamistes qui depuis des années mettent à mal notre République une et indivisible.
La France est de plus en plus divisée, par la faute de politiciens de droite et de gauche qui ont tourné le dos au pacte républicain et à la laïcité qui nous permettaient au-delà de nos différences de vivre ensemble.
La France est un pays chargé d’histoire et de culture et avait jusqu’à présent réussi à intégrer des citoyens de toute origine et de toute confession, sans que cela ne provoque de réactions d’hostilité des français de souche.
L’islam conquérant et ses revendications communautaristes incommodent nos concitoyens qui ne supportent plus les prières dans les rues, les signes religieux ostentatoires, le prosélytisme des barbus, les prêches de haine contre les juifs, les chrétiens, les athées, et les mécréants proférés dans certaines mosquées, le financement des lieux de culte musulman avec des deniers publics.
Cela devient insupportable et intolérable. La France souffre du chômage, de la paupérisation de la classe moyenne, des ghettos qui engendrent la misère et le communautarisme, de la crise financière et économique, d’une Europe libérale, et de la mondialisation. La seule chose que nos Gouvernants proposent aux Français à un an de l’Election Présidentielle, c’est de toiletter la Loi de 1905 pour nous imposer un islam de France.
L’on croit vivre un cauchemar, nos dirigeants, nos élites bienpensantes ont perdu la tête et ne se rendent pas compte de l’image qu’ils projettent dans l’opinion publique.
La France d’en bas, celle qui souffre, celle qui ne voit aucun horizon pour son avenir, n’en a que faire d’un débat sur un islam de France et se demande ou tout cela va bien nous mener.
Dans le dernier sondage TNS Sofrès paru dans le Figaro, Nicolas Sarkozy ne recueille plus que 22% d’opinion favorable. Le premier Ministre François Fillon n’est guère mieux, puisqu’il est crédité de 33% de confiance.
Cela démontre parfaitement que nos élites dirigeantes ne sont plus audibles.
Il y a le feu dans la maison UMP, qui cherche par tous les moyens à courir derrière son électorat naturel qui n’est plus dupe, et qui semble de plus en plus attiré par le discours de Marine Le Pen, qui ose aborder les maux dont souffre la France d’aujourd’hui, à savoir : une immigration non maitrisée, une délinquance ,une insécurité en augmentation exponentielle, une politique économique et sociale en faillite, et les valeurs de notre république laïque qui sont remises en cause par les islamistes radicaux.
Quant au PS, celui-ci affirme que l’islam n’est un ennemi de la République. Il dénonce l’amalgame entre islam, immigration, terrorisme et délinquance. En quelque sorte, comme à son habitude, il ne veut pas voir la réalité et continue à nier le délitement de notre société.
Il semble qu’il soit trop tard pour rattraper ce retard, car le fossé entre les élites UMPS de et le peuple n’a fait que se creuser au fil des décennies. Toutes les promesses électorales des uns ou des autres n’ont jamais été tenues, et cela n’est pas en 2012, qu’ils vont réellement écoutés et satisfaire les aspirations et les revendications de citoyens lassés par leurs discours démagogiques.
La France veut retrouver sa souveraineté, son indépendance, être maitresse de son destin et ses citoyens reprendre la parole que ces politiciens leur ont trop longtemps confisqués.
Nous en avons assez que notre Pays se délite, que nos banlieues s’islamisent, que certains immigrés d’origine maghrébine et subsaharienne que nous avons accueilli sur notre sol nous dénigrent en permanence, en ne voulant pas s’intégrer et en refusant notre devise égalité, liberté et fraternité qui sont les fondements de notre république une indivisible sociale et laïque.
Nous en avons assez que des femmes soient contraintes de se voiler ou se voilent par provocation, alors que d’autres femmes vivant dans les pays arabes voudraient s’en libérer et retrouver leur liberté confisquée par une religion rétrograde et sexiste que l’on nomme l’islam.
Vivre en France, cela doit être une chance et une fierté, mais cela doit être aussi des devoirs avant d’être des droits.
La citoyenneté française se mérite, elle ne doit pas être acquise sans que chacun n’en comprenne pas le sens et l’honneur de faire partie de la France de Voltaire.
La France ne veut pas que son histoire soit contestée au sein de l’école laïque et républicaine.
En effet, dans des écoles délaissées par la République, certains programmes scolaires sont remis en cause par une minorité de nos concitoyens de confession musulmane. Cela n’est plus possible d’accepter des pressions de cette nature, qui doivent être réprimées avec sévérité et sans complaisance.
On ne dicte pas à la France ce qui doit être enseigné ou ne pas être enseigné. Le Pays des Lumières et des droits de l’homme se doit de préserver son unité et ne pas avoir honte de son histoire.
La France ne saurait tolérer qu’une quelconque religion lui dicte sa conduite. En France la religion doit se limiter à la sphère privée et ne pas apparaître dans la sphère publique.
La Laïcité reconnait le droit de pratiquer une religion ou de n’en pratiquer aucune. La Loi de 1905 précise bien que l’Etat ne doit ni salarier ni subventionner une religion.
C’est cela la Laïcité et en cela, elle est unique et elle doit le rester, y toucher pourrait briser la concorde nationale qui prévaut depuis 1905.
S’il venait à l’esprit de nos élus de la République de l’amender ou de l’aménager, ils prendraient une lourde responsabilité devant l’histoire et risqueraient profondément de fissurer notre pacte social et l’unité de la Nation au-delà de ses différences.
Fabrice LETAILLEUR
Voir son blog
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