Sarkozy et Hollande : retour sur la forfaiture du traité de Lisbonne

Face à la redoutable menace Zemmour, des esprits sagaces sont allés chercher l’un des Sages de la Ve République et c’est ainsi que l’on a vu réapparaître le très agité Nicolas Sarkozy sur CNews. Les Français sont tellement naïfs qu’il leur fallait les conseils et avis d’un homme, parcimonieusement condamné à trois ans de prison dont un ferme, pour corruption et trafic d’influences, et un an de prison ferme pour financement illégal de sa campagne pour la présidentielle 2012, dans le cadre de l’affaire Bygmalion… Évidemment, il a fait appel.

Quelques jours plus tôt, d’autre propagandistes prudents étaient aller quérir l’avis de son successeur, François Hollande, afin de nous éclairer sur le même péril.

Si les médias nous présentent toujours ces deux hommes comme très opposés, il faut savoir qu’ils sont en fait complices de la même forfaiture à l’endroit du peuple français, à savoir la signature du traité de Lisbonne !

À cette fin, il leur fallut l’aide de nombreux traîtres pour nous imposer cette impardonnable infamie, dont nous subissons, plus que jamais, les effets dévastateurs.

Revenons-en au mécanisme et à la chronologie de cette ignoble forfaiture, qu’il convient de se remémorer en détail, afin de bien savoir qui  a fait quoi et situer, très précisément, ceux de nos ennemis toujours en lice.

Si Macron n’en invente pas une autre pour nous priver d’élections, en juin 2022 adviendront les législatives ; vous croiserez donc sur les listes, en lien et ci-dessous, les patronymes de politicards toujours sangsues de la République, dont deux ministres actuels : Jacqueline Gourault et Annick Girardin…

Donc, le 29 mai 2005, à 55 %, les Français avaient rejeté le Traité constitutionnel européen,  visant à lui confisquer sa souveraineté sur le territoire national.

Lors de sa campagne pour la présidentielle de 2007, Sarkozy annonça qu’il renégocierait un traité avec les partenaires européens. Il fut élu avec un score de 53 % des suffrages exprimés, c’est-à-dire inférieur à celui obtenu par le non en 2005. Le nouveau Président disposait donc d’un mandat pour un programme incluant la renégociation du traité. Pour que « le traité de Lisbonne » soit ratifié par la représentation nationale, une révision constitutionnelle préalable était nécessaire, ce qui impliquait une décision des deux chambres réunies en Congrès avec une ratification entérinée par les trois cinquièmes des parlementaires français. Puis ratifié par les deux chambres à la majorité simple.

On peut tout à fait considérer que Nicolas Sarkozy s’est livré à un tour de passe-passe, une magouille qu’il put mener à bien avec l’appui de la duplicité de François Hollande.

Réuni le 4 février 2008 en Congrès à Versailles, le Parlement a approuvé la révision constitutionnelle : 560 parlementaires ont voté pour, 181 contre et 152 se sont abstenus.

L’analyse de ce scrutin montre que les socialistes se sont massivement abstenus (94 voix), ce qui abaissait mécaniquement le chiffre de la majorité des trois cinquièmes nécessaires.

Nombre de votants : 893, nombre de suffrages exprimés : 741, majorité des trois cinquièmes requis : 445. Résultat du scrutin : pour l’adoption : 560, contre : 181.

94 députés et 49 sénateurs socialistes se sont donc abstenus soit 143 abstentions socialistes. Si ceux-là avaient voté contre, ce qui était la seule façon de respecter la décision du peuple du 29 mai 2005, la majorité requise serait alors montée à 530. 32 parlementaires socialistes  ont voté pour. Ce qui aurait ramené le nombre de voix pour l’adoption à… 528, soit en dessous de l’exigence des trois cinquièmes.

Le 7 février suivant, l’Assemblée nationale a ratifié le traité. Les 17 députés socialistes ayant approuvé la révision constitutionnelle se sont retrouvé 121 pour approuver le traité !

Le 7 février suivant, le Sénat procéda lui aussi à la ratification, les 15 sénateurs socialistes  ayant à voté la révision constitutionnelle se retrouvent trois jours plus tard,  66…

https://www.senat.fr/scrutin-public/2007/scr2007-85.html

Voter contre la réforme constitutionnelle pour approuver quelques heures plus tard le traité de Lisbonne, il fallait oser !

Parmi ces innombrables traîtres, n’oubliez pas qu’il en est deux que nous entretenons, fastueusement et à vie, pour les remercier de l’ensemble de leurs prébendes, collusions et trahisons.

Mitrophane Crapoussin

Quelques-uns des parlementaires ayant voté le traité de Lisbonne

Gérard Collomb

Gérard Larcher

Benoist Apparu

Brigitte Barrèges

François Baroin,

Valérie Boyer

François Grosdidier

Jean Léonetti

Hervé Mariton

Renaud Muselier

Jack Lang

Manuel Valls

Philippe Vigier

Hubert Falco

Jean-Claude Gaudin

Jean-Pierre Raffarin

Robert Badinter

Jean-Pierre Sueur

Philippe Gosselin

Jean-Charles Cambadélis

François Pupponi

Marisol Touraine

yves Cochet

François de Rugy

David Assouline

Georges Tron et Jérôme Cahuzac…

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16 Commentaires

  1. Ils sont 560 sur 908 à avoir voté pour le traité de Lisbonne !
    Autre forfaiture qui fait que nous ne sommes plus en démocratie, le RIP (Référendum d’Initiative Partagée) qui doit être partagée par 10% des inscrits, en plus du fait que ce sont les parlementaires qui en sont à l’origine de la demande de référendum !
    Ces CONS de LR héritiers de Sarko le minable, ont tenté un référendum contre la vente d’ADP, ils ont récolté moins de 1,1 millions de signatures, soit 2,34% des électeurs : la HONTE !

  2. ilS N ONT jamais ecoute le peuple et voila ou nous en sommes !!
    les destin FRANCAIS n est pas a la merci de quelques personnes il appartient d abord
    au peuple et a sa souverainete !!
    les delires politiciens pour faire du sensationnel a la pubelle n est que dans la verite
    que celui qui construit intelligement et surement d abord les compte sans exces et dans l amour de son propre peuple
    ne renie pas celui qui t a elue et nourrit
    respecte son droit et son vouloir

  3. Bravo et merci pour ce très beau travail, j’ai failli hier m’apitoyer sur la condamnation à un an de prison ferme pour Nicolas Sarkozy, j’espère qu’un jour nous pourrons le couvrir de goudron et de plumes pour lui rappeler la forfaiture du traité de Lisbonne.

    • Si on veut « récompenser » comme il convient tous les traîtres à la nation, il va falloir provisionner des citernes de goudron et plumer des miliers de volatiles ! ! ! !

  4. Ah ça fait plaisirrrrrrr ! Comme le disait Jacques, les Français ont de la mémoire ! Nico nous a fait un doigt à Lisbonne, il aura un bras d’honneur de nous ! C’est encore plus grave quand on salit le vote d’un peuple, c’est l’image que l’on donne de son parti ! Tous pourris ! Il a osé faire appel ? Je lui augmente sa peine pour escroquerie et trahison institutionnelle, si j’étais juge ! 😇

  5. Surtout les deux derniers, condamnés l’un pour fraude fiscale et parjures, l’autre pour agressions sexuelles sous couvert de réflexologie plantaire! Elle est belle, la France! Et quelques autres aussi dont l’amateur de homards et de veuve Clicquot !

  6. Ce n’est pas tout-à-fait vrai. J’avais voté non au référendum de 2005 et contre Nicolas Sarkozy en 2007 mais force est de constater que l’adoption d’un traité simplifié en lieu et place de celui rejeté en 2005 figurait bien dans le programme sur lequel il a été élu.

    On ne peut pas donc pas dire que les Français ont été trahis, ils ont voté pour le candidat et la majorité parlementaire qui proposaient la ratification de ce nouveau traité.

    Et il a d’ailleurs eu un avantage objectif : sans traité de Lisbonne, personne ne savait comment on pouvait organiser un Brexit.

    • Tu crois qu’on a besoin du traité de Lisbonne pour se barrer de cette Europe de merde ? Et puis pourquoi il n’a pas réorganisé un autre référendum ? Réponse : parce qu’il connaissait déjà le résultat.

      • Forcément, col comme un balai.

        Les Français confondent référendum et plébiscite.

        Vous chercherez la différence.

  7. Premier temps : passage à l’euro.
    Deuxième temps : traité de Lisbonne.
    Troisième temps : on est tous expropriés.
    Quatrième temps : va-t-on nous canceller ?

    • Canceller ? Et sans anglicisme, cela se traduirait comment ?

      • Canceller, pour être dans l’air du temps.
        Étymologie du mot :
        Provençal : cancellar ; Espagnol : cancelar ; Italien : cancellare ; du Latin cancellare : biffer, couvrir de barreaux, de cancellus : barreau.
        Nos amis les anglois ont chapardé et introduit ce mot dans leur maigre vocabulaire, qui veut plus ou moins dire : annuler, avec tous ces synonymes propres.
        À vous de voir donc, ce n’est qu’une interrogation de ma part.

        • On sait, col comme un balai.

          Là, on parle de langue française.

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