Sarkozy, l’homme qui voulait que la gauche l’aime…

Publié le 5 juillet 2014 - par - 1 022 vues
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France's President Nicolas Sarkozy attends a news conference in RomeLe mauvais sort réservé à Nicolas Sarkozy indigne même ceux qui n’ont pas envie de le voir revenir au pouvoir. La volonté de discréditer à jamais cet homme, en s’appuyant sur une justice politique et le syndicat de la Magistrature, est tellement énorme que personne n’est dupe.


EXCLUSIF – Interview de Nicolas Sarkozy sur… par Europe1fr

A juste titre, l’ancien président se défend, s’étonne d’une convocation à 2 heures du matin par deux juges d’instruction, dont une est membre du Syndicat de la Magistrature, après une journée de garde à vue, et évoque la volonté manifeste de magistrats politisés de l’humilier, avec la complicité du trio Hollande-Valls-Taubira.

Et pourtant, le moins qu’on puisse dire est que Sarkozy, élu après une brillante campagne en 2006, a tout fait, reniant tous ses engagements de campagne, pour adouber une gauche qui l’a toujours détesté, combattu et haï.

Il a d’abord, semant un grand trouble dans ses rangs, appelé au gouvernement des personnes classées à gauche, comme Bernard Kouchner, Eric Besson (qui reçut la récompense de son étonnante volte-face), Fadela Amara, Jean-Marie Boeckel et Jean-Pierre Jouyet, meilleur ami de Hollande, qui siège ce jour dans l’actuel gouvernement. On sait d’autre part que Julien Dray, Manuel Valls et Malek Boutih furent approchés.

Ensuite, à Bruxelles, devant les députés européens, il voulut donner des gages à la gauche, en se farcissant Jean-Marie Le Pen, devant Cohn-Bendit en érection, se vantant d’en avoir définitivement fini avec le Front national.

Il réussit à mettre fin à la double peine.

Il nous fit le coup du métissage obligatoire.

https://www.youtube.com/watch?v=VF6MezJ884M

Il épousa Carla Bruni, qui lui présenta tout ce que la gauche du show biz compte de bien-pensants, et le dissuada notamment d’extrader l’ancienne terroriste assassin des Brigades Rouges, Marina Petrella.

Il marcha main dans la main avec les socialistes pour faire ratifier le traité de Lisbonne, bafouant le vote des électeurs qui, en 2005, avaient majoritairement repoussé le TCE.

SarkozyhollandeIl mit l’incapable Michèle Alliot-Marie à l’Intérieur, qui, loin de passer le karcher que toute la France attendait, donna des consignes aux policiers de ne pas créer des risques d’émeutes, et de renoncer à certaines poursuites quand ce risque existait.

http://ripostelaique.com/Qu-attend-Sarkozy-pour-virer.html

Il a mis à des postes clés nombre de personnes de gauche, fait nommer, par exemple, Strauss-Kahn au FMI, et Migaud à la Cour des Comptes.

https://www.youtube.com/watch?v=NjXjWfRatvw

Il continua à consolider le rôle des associations dites antiracistes, laissa les subventions les engraisser, même quand ils s’acharnèrent sur son ministre Brice Hortefeux.

Il battit les records de Lionel Jospin quant à la réalité de l’immigration, dépassant, pendant ces cinq années au pouvoir, le nombre de 200.000 nouveaux venus sur le territoire national.

Sali par une presse de gauche qui, dès le soir de sa victoire, lui colla l’affaire du « Fouquets » dans les pattes (sans que Sarkozy ne contre-attaque sur la réalité des restaurants fréquentés par les barons socialistes), l’ancien président, décidément pas rancunier, gava de subventions (avec notre argent) l’ensemble des médias de la presse écrite, et des supports internet comme Médiapart ou Rue 89.

Lors des assassinats de Merah, alors que rien de n’obligeait à le faire, il tint à associer François Hollande, dont le seul statut était d’être en tête des sondages, et rien de plus, aux cérémonies.

Sarkozy eut l’élégance, au soir de sa défaite, de faire arrêter les sifflets à l’encontre de Hollande, alors que les socialistes, même après la victoire de leur candidat, continueront de faire conspuer l’ancien président.

Ce dernier le remerciera à sa façon, en l’éconduisant grossièrement, le jour de la passation des pouvoir, sur le perron de l’Elysée, et ne citant pas son nom, lors de son discours d’intronisation.

Nous pourrions citer d’autres exemples par dizaines. La gauche a parfaitement compris les faiblesses de Sarkozy, et n’a cessé de lui mettre la pression, le faisant passer pour celui qui véhiculait les thèses de l’extrême droite, notamment lors du débat sur l’identité nationale. Sarkozy, désireux de se faire aimer, et de montrer qu’il n’était pas aussi méchant qu’on le disait, n’a cessé de donner des gages à cette gauche, qui ne rêvait que de le mettre à mort, s’appuyant sur ses relais dans la Justice, l’Education nationale, la presse et le show business.

Il constate aujourd’hui que cette même gauche, au pouvoir, ne met que les siens aux postes clés, et se montre prête à tout pour se maintenir au pouvoir. Et s’il faut tuer Sarkozy, en violant les principes de l’Etat de droit, elle ne se privera pas de le faire. Ils l’ont mis sur écoute, en toute illégalité, Taubira et Valls ont menti grossièrement. Quinze heure de garde à vue, cela parait la suite logique. Ils ont décidé de tout faire pour l’empêcher de se représenter aux prochaines présidentielles.

Raison de plus pour se dire que, décidément, ce dernier a été d’une invraisemblable complaisance avec la gauche politique, et toutes ses périphéries, durant son mandat. Peut-être parce que, finalement, pas grand chose ne le séparait d’elle, au-delà des mots.

Une belle leçon, à méditer…

Lucette Jeanpierre

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