Satisfaire au pacte d’Omar en 2011

La soumission de la plupart des Français aux réclamations religio-communautaristes islamiques reste hélas toujours autant d’actualité, en dépit de l’audience en nette progression des idées de Riposte Laïque.

Nombre d’entre nous utilisent l’expression de dhimmitude pour évoquer cet état d’esprit de soumission. Le très intéressant article de Bernard Dick (1), dans le RL de la semaine dernière, nous rappelle bien à propos l’origine de ce statut de dhimmi, et les conditions de vie draconiennes, aux quelles ont été soumis, durant des siècles, les chrétiens survivant dans les terres d’islam, depuis le califat d’Omar, qui, rappelons-le, débute deux ans après la mort de Mahomet.

Il est évident que la quasi-totalité des injonctions de ce pacte sont aujourd’hui anachroniques par rapport au contexte européen de 2011. Toutefois, en transposant par analogie l’esprit de quelques caractéristiques originelles de ce pacte à ce que nous observons dans notre présent, il est possible de constater que trop de nos contemporains satisfont involontairement aux objectifs du pacte d’Omar.

Certes, si les dhimmis des siècles passés, soumis au joug islamique, n’avaient pas d’autres possibilités que d’obtempérer aux injonctions islamiques, il en va tout autrement de ceux qui s’empressent, de leur plein gré, de satisfaire aux demandes des comparses actuels d’Omar ; ce qui est d’autant plus regrettable.

Ce constat d’analogie peut être établi en réfléchissant sur quelques injonctions contenues dans le pacte d’Omar :

– « ne pas enseigner le coran à nos enfants » ; les musulmans du VII° siècle refusaient que ce soient les chrétiens qui fassent cet enseignement, de peur que ceux-ci dénigrent l’islam. Aujourd’hui, dans notre société, toute possibilité de débat sur le contenu démocraticide du coran est écartée, pour laisser la place aux sempiternelles et fréquentes affirmations de l’islam, religion d’amour, de tolérance et de paix, véhiculées par les médias. On a droit à la répétition du « nulle contrainte en religion », sans faire preuve du minimum d’esprit critique en remettant cette affirmation dans son contexte. Du coup, l’objectif, recherché par cette exigence du pacte d’Omar, est satisfait par ce refus de révéler et d’analyser les versets du coran nous faisant douter de la compatibilité de l’islam avec la démocratie.

A cette occasion, rappelons que dans l’ancien programme d’histoire des classes de 2°, qui fut activé lors de la dernière décennie, une tentative de mieux faire connaître les trois monothéismes à nos enfants avait tout de même été effectuée. On n’y enseignait pas les religions, mais ô subtilité le « fait religieux ». Comme dans les médias, le « fait religieux » islamique, dans les manuels scolaires, était bien édulcoré, et vidé de tous ses éléments troublants et négatifs ; alors que croisades et inquisition n’étaient pas négligées.

Pourtant manifestement, l’objectif de ce programme, qui consistait à mieux permettre la tolérance et la compréhension d’autrui, n’avait pas vraiment été atteint, puisque le nouveau programme de 2°, en vigueur depuis cette rentrée, a renoncé à l’étude de la civilisation musulmane ; à la place, les élèves se contenteront maintenant d’une séance d’une heure sur « Constantinople, lieu de contact entre différentes cultures et religions (XV° et XVI° siècles) ». On n’enseignera donc rien des méfaits de la religion islamique à nos enfants.

– « ne pas réparer ceux [églises et couvents] qui sont détruits ni de redonner vie à ceux qui ne font pas partie du plan des musulmans » : là encore, globalement, nous constatons que beaucoup de décisions prises en France consistent à détruire certains lieux de culte chrétiens, certes de moins en moins actifs, mais qui font tout de même partie de notre patrimoine culturel et historique ; d’autres églises sont dans un état de délabrement avancé, et pour beaucoup d’entre elles, il ne semble pas prévu de les rénover dans un proche avenir. Par contre, trop de voix politiques et médiatiques se font entendre pour que l’Etat fournisse un coup de pouce à la construction de centres culturels musulmans. Omar doit donc être content.

– « de ne pas montrer nos croix et nos Livres au passage des musulmans ou dans les marchés » : au nom de la laïcité, il est souhaitable, que les croix, comme les autres symboles religieux n’apparaissent pas dans l’espace public. Mais alors que les musulmans n’en font pas forcément la demande, certains s’empressent de jouer les zélés dhimmis. Ainsi, sont demandées la suppression des crèches sur des places publiques ou dans des supermarchés ; des équipes d’enseignants renoncent au passage du père Noël dans leur école primaire, sous prétexte de ne pas heurter les sentiments religieux des non-chrétiens. Raisonnement burlesque, puisque Noël est devenue maintenant pour la grande majorité des Français (y compris de culture musulmane) une fête certes traditionnelle, mais aussi commerciale et areligieuse. N’oublions pas l’agenda 2011 édité par la Commission européenne qui mentionne les fêtes musulmanes, hindoues, sikhs, juives, etc. à l’exception des fêtes chrétiennes.

– « de ne pas nous montrer polythéistes (2) et de ne pas inviter quelqu’un à le devenir » « de n’interdire à quiconque de notre parenté d’entrer dans l’islam s’il le souhaite » : ces 2 obligations imposées aux dhimmis apparaissent séparées dans le pacte d’Omar, mais il est justifié de les associer, car elles illustrent le concept de la tolérance dans la religion mahométane. Le chrétien doit accepter le prosélytisme de la part des mahométans, tout en ne devant pas en faire preuve en faveur du christianisme ; il ne peut pas plus vivre et affirmer sa conviction de chrétien, face à des musulmans. Une tolérance à sens unique, dans le seul sens bénéfique à l’islam, n’est donc bien entendu pas une tolérance.

Beaucoup de Français, vont aujourd’hui renoncer à user de leur liberté d’expression, à affirmer leurs convictions athées, ou éviteront de critiquer l’islam, pour ne pas blesser les sentiments islamiques. Ils ne se montreront donc pas chrétiens, déistes, agnostiques ou athées ; ils n’essaieront pas de montrer à une personne de culture musulmane l’inanité des croyances mahométanes, ne leur permettant pas de s’en émanciper.

A leur image, nos théoriciens ou militants de la laïcité passive s’empêchent de montrer leurs convictions athées ou laïques ; ils se gardent bien de s’adresser aux musulmans, ou alors en faisant preuve de multiples précautions circonvolutoires oratoires. Comme l’a bien illustré, dans le dernier RL, Pascal Hilout (3), à propos de Caroline Fourest, Catherine Kintzler et Henri Pena Ruiz. Devant sa brillante démonstration, je ne peux résister au plaisir d’en reprendre certains extraits qui montrent de leur part un refus d’inviter un musulman à ne plus l’être.

« La laïcité n’est pas d’une grande utilité si elle ne s’accompagne pas d’un combat féministe mettant à nu la phallocratie de Mahomet et d’une critique sans merci de son enseignement et des prescriptions coraniques les plus basiques. Il est urgent de pousser nos concitoyens musulmans à s’émanciper d’une emprise religieuse dont ils sont victimes. » ; « Depuis plus de trente ans, sous couvert de liberté de culte, de nouveaux codes religieux et sociaux ont pris place au cœur de nos cités. » « Comme nos finances publiques, notre pensée critique est en déficit chronique ». Ces sentences de Pascal, nos prêtres de la laïcité passive (4) en sont tout bonnement incapables. Omar doit bien apprécier leur attitude stérile.

Chaque semaine nous amène son lot d’attitudes de dhimmitude, dans lesquelles un non-musulman se place de sa propre initiative en situation de subordination aux préceptes coraniques ; si j’avais le temps de réaliser des copier-coller, je pourrais en énumérer des centaines. Pour en rester à la semaine dernière, toujours dans RL, Catherine Ségurane (5) nous informait du stage effectué par des élèves-infirmiers, qui comportait une visite dans une mosquée. On y apprenait ainsi qu’un infirmier doit endosser sa condition d’être impur, en se (r)abaissant à ramasser un coran d’un malade, dans l’impossibilité de bouger, en utilisant une couverture pour enrober ce livre, afin de ne pas le rendre impur par le contact de sa peau d’être impur. Ouf ! Phrase à la tournure tordue à l’image de ce livre. Pauvre élève infirmier qui n’a jamais entendu parler du pacte d’Omar, mais qui se comporte comme un petit dhimmi, «obligé» d’accepte son statut d’impureté.

Il est tout bonnement ahurissant, que face à cette situation, où le membre de la mosquée leur révélait leur condition d’être impur, ces élèves infirmiers ne se soient pas révoltés. Preuve que le conditionnement dont ils sont l’objet, à l’instar des autres Français, est aussi efficace, que pouvait l’être le pacte d’Omar en d’autres temps. A nous militants de RL et de RR, de les déconditionner.

Jean Pavée

(1) http://www.ripostelaique.com/Le-pacte-d-Omar-point-de-depart-de.html

(2) L’existence chez les chrétiens de la Trinité, d’un Dieu en trois personnes, est considérée par l’islam comme un polythéisme.

(3) http://www.ripostelaique.com/A-l-attention-de-Caroline-Fourest.html

(4) laïcité passive par opposition à la laïcité de combat de Riposte Laïque

(5) http://www.ripostelaique.com/Christine-Matheus-journaliste-au.html

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