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Sauvera-t-on les campagnes en implantant des colonies africaines ?

Oui il y a des hameaux et des villages abandonnées, des fermes en ruine et des maisons en déshérence par dizaines de milliers, dans beaucoup de petites de villes de province.

Ils sont là et vous attendent et nous attendent tous pour être restaurés, comme ceux rachetés par des Britanniques en Normandie pour une bouchée de pain et auxquels ils redonnent une nouvelle vie.

Que font l’État et les collectivités publiques territoriales pour les redynamiser en les repeuplant tout en préservant leur âme et leur cachet ancestral ?
En réalité, pas grand-chose, juste des projets d’implantations de nouvelles colonies venues d’ailleurs, avec des mœurs et des cultures d’un autre temps.

Ils déplacent les problèmes des cités dans les campagnes. L’imagination n’est plus ce qu’elle était et on veut reproduire en France le village africain, pour sauver cette France profonde d’une mort inéluctable, sans se rendre compte que c’est la France elle-même qui risque de dépérir.

Quels profils d’immigrés pour les ressusciter ?
Tenter des expériences avec des chrétiens d’Orient qui, partout où ils s’installent, s’accommodent parfaitement de leur nouvel environnement et ne posent aucun problème à leurs nouvelles sociétés d’accueil.
Mais qu’on arrête de croire que les immigrés sont une solution au problème de dépeuplement de la campagne française.
Néanmoins, on ne doit perdre de vue le déclin démographique de l’Occident, aux causes multiples, qui semble irréversible et qui hélas compromet l’avenir humain du Vieux Continent en proie à une faible fécondité qui, elle, ne lui garantit pas le remplacement des générations pour faire face au tsunami démographique africain dans les deux prochaines décennies.
Quelle sera la France du futur pour la campagne et pour la ville ?
Salem Benammar