Tout savoir sur le prétendu modéré Dalil Boubakeur…

Publié le 24 juin 2015 - par - 2 133 vues

Ri7Boubakeur-pinocchio« Le 4 avril 2015, lors de la rencontre annuelle des musulmans de France au Bourget, Dalil Boubakeur déclare vouloir que le nombre de mosquées soit doublé dans les deux ans à venir. Sinon, il suggère d’exercer le culte musulman dans des églises vides.»

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Le président du conseil français du culte musulman (CFCM) ET directeur de la grande mosquée de Paris, s’est indigné avec vigueur du manque – vital – de mosquées en France, indignation qu’il a exprimée en ces termes :

« Il y a, en France, 7.000.000 de musulmans pour seulement 2 200 mosquées. Il faut les doubler !»

Boubakeur est algérien et en relation étroite avec l’Etat algérien. Or, d’après les révélations de l’ambassadeur de France en Algérie, notre pays compterait, déjà, 8.000.000 d’Algériens sur le sol français. Déclarés, pas déclarés, en attente de régularisation ? Nous n’en savons pas plus. Toujours est-il que 8.000.000, sans oublier les sans-papiers, les clandestins, ça commence à compter.

Pourquoi, alors, ce président du CFCM a-t-il voulu minimiser le nombre réel – si tant est qu’on puisse l’obtenir, un jour, de nos officiels ? Pour ne pas affoler la population française ?

Parce que, au passage, il a oublié les musulmans marocains, les tunisiens, les syriens, les libyens, les iraniens, les irakiens et aussi les sénégalais, les ivoiriens, les comoriens, les djiboutiens… on en passe et pas forcément des meilleurs. Pourquoi les a-t-il volontairement exclus de ses comptes d’apothicaire?

Oui, on comprend, si pour 7 millions d’arabes algériens, il demande 4.400 mosquées qu’arrivera-t-il, s’il intègre toutes les autres communautés musulmanes vivant en France ? Il ne resterait plus une parcelle de libre pour construire, même, une vespasienne dans une ville !

Mais, de là à préconiser de prendre nos Eglises, pour compenser le manque de mosquées… il va fort le « chef » des musulmans de France.

Est-ce un gros effet d’annonce et de manches pour s’attirer la sympathie des Frères musulmans ? Ou plutôt, est-ce un accord de plus avec notre gouvernement socialiste qui lie la famille Boubakeur depuis la guerre d’Algérie et avec l’Algérie ?

Au moment où, précisément, Hollande se rend en Algérie pour soutenir leur moribond président de la République. Il y a anguille sous la djellabah.

En revenant un peu sur le passé assez trouble de ce fils de nanti, en apprendrons-nous plus sur ses motivations ?

Le gras président du CFCM, est un nanti. Son père, Hamza, se réclamant de la lignée du Prophète, fait ses études en Algérie Française et obtient en 1936, licence et agrégation d’arabe. Jusqu’en 1957, il va enseigner l’arabe dans différents lycées et jusqu’à la faculté d’Alger.

Permettons-nous d’ouvrir, là, une parenthèse d’importance : si on obtient une licence et une agrégation d’arabe en 1936, cela prouve bien que l’arabe est enseigné en Algérie Française – pour qui veut l’apprendre – et cette information tord le cou au mensonge de tous ces immigrés algériens et gens de gauche qui hurlent, depuis 53 ans, que la France leur a volé leur langue ! Fermons la parenthèse.

Donc, jusqu’en 1957, le père Boubakeur enseigne la langue arabe, en Algérie.

Mais là, Boubakeur-père sent le vent tourner. Voilà trois ans que les « évènements » d’Algérie (depuis le 1er novembre 1954) se sont transformés en guerre ouverte et l’armée française est en train de reconquérir le terrain, principalement dans Alger, qu’elle gagnera, définitivement, en 1958.

Sauve qui peut ! Comme ce brave descendant du Prophète est adhérent à la SFIO, Boubakeur-père demande à Guy Mollet de le mettre à l’abri. Ce dernier n’hésite pas une seconde et le nomme directeur de la Grande Mosquée de Paris. Excusez-nous du peu ! Cette institution, datant de l’an 1926, est dirigée depuis, par des ressortissants marocains. Exit le Maroc, place aux algériens, déjà !

Voilà donc la famille complète en sécurité à Paris. Logement et salaire assurés jusqu’en 1982, avec, en plus de sa fonction religieuse, d’être élu député du département des Oasis (les départements du Sahara), et ce bien sûr, jusqu’en 1962, date de la déclaration d’indépendance de l’Algérie.

En 1957, Dalil Boubakeur a 17 ans. Epargné par la guerre qui sévit en Algérie, il vit une jeunesse dorée sur tranche. Qu’a-t-il fait pendant toutes ces années ?

Comme tous les nantis, il a pu faire des études (multiples) de médecine en France, de théologie, de lettres ; Egypte, Tunisie, Maroc, il s’est fait connaître partout, en attendant patiemment de retrouver la place de directeur à la Grande Mosquée, laissée par son père en 1982.

Dix ans plus tard, en 1992 et depuis (sauf une courte période où il en perd la direction) il dirige, enfin, la Mosquée de Paris.

Il se dit « modéré ». Modéré, ça veut dire quoi ? Pour nous, les kouffars, ça ne veut pas dire grand-chose. Il est, avant tout, musulman et il le prouve dans une interview au Parisien, en 1998 :

« L´Islam, pour lui, [nddl : il parle de son père] c´était une religion de héros, il m´a formé dans cet esprit » (Tout un programme, vous en conviendrez).

Il le prouve aussi en s’opposant à la venue, en France, de Salman Rushdie, en 1996, déjà ! Et en s”opposant aux caricatures de Mahomet, tant décriée et sanglantes, cette année.

Il n’est pas que religieux, cet homme. Il est très « politicien ». Il le dit, toujours dans le Parisien (1998) : « J´ai un poste à la limite de la diplomatie et de la politique ». Et la religion, c’est accessoire ?

Diplomate et politique ? On répond, oui. Et cette diplomatie n’est pas rien quand on connait la position de l’Etat français et le financement des mosquées par les pays arabes.

Mais cet homme est un diplomate, de surcroît, très intéressé. Il a obtenu, à des fins personnelles, que la Mosquée de Paris soit rattachée par des liens financiers au pouvoir algérien.

En effet, la Mosquée de Paris est sous la double tutelle de l’Etat français et de l’Etat algérien à la suite d’un accord de Boubakeur-fils avec l’Algérie (Nous, on appelle ça, un deal !).

En échange de quoi, toute la famille Boubakeur a retrouvé la plénitude de ses biens confisqués à l’indépendance de l’Algérie. Il y en a qui ont de la chance, les Français d’Algérie ne peuvent pas en dire autant !

Et donc, la mosquée de Paris est bel et bien financée par un pays arabe.

Qui a dit que l’Etat ne voulait pas de mosquées, en France, financées par les pays arabes ? A moins que l’Algérie ne fasse encore partie de la France, ce que nous soupçonnons fort, depuis 53 ans, avec la politique arabe de la France menée par les différents présidents, depuis 1962.

Mais Boubakeur n’a pas que des amis, chez les musulmans. Loin s’en faut. Son discours et sa politique ne plaisent pas aux musulmans des autres communautés.

Les « radicaux » n’acceptent pas que la Mosquée de Paris se proclame LA représentante de l’islam en France.

Souvenez-vous de la fatwa lancée contre lui à cette même époque. Il était condamné à mort par ceux-là. L’est-il encore ?

Est-ce la pression des « radicaux » qui le fait demander plus de mosquées et d’investir nos Eglises ?

Il faudrait être naïf pour le croire. Il est tellement bien assis dans la place qu’il peut enfin dévoiler sa véritable musulmanité qui n’a de modérée que le nom.

En se rapprochant de l’UOIF, Boubakeur a rallié le camp des Frères musulmans qui ne sont modérés en rien, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ceux-là même, l’UOIF, qui demande, dans le même temps, que l’islam soit reconnu comme religion première en France, avec la prétention d’imposer, à tous les Français, leurs deux fêtes religieuses de début et fin de ramadan.

Avez-vous entendu un commentaire de Boubakeur, depuis cette revendication complètement loufoque ? Non.

Ça fait beaucoup d’exigences de la part des musulmans en très peu de temps.

Alors, vous vous demandez : Il aurait viré sa cuti, le père Boubakeur ?

Non. Il est toujours fidèle à lui-même. Il est, avant tout, un musulman qui sait attendre, patiemment, le moment venu pour poser ses jalons.

Hier, on le disait proche de Chirac, aujourd’hui, proche de Hollande, entre les deux, proche de Sarkozy.

Il a su nager et garder son linge.

On n’en a pas fini avec la grande Mosquée de Paris. Vous verrez que son chef nous réservera d’autres grandes surprises concoctées avec nos chers dirigeants.

Affaire gravissime à suivre avec attention.

Danièle Lopez

 

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