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Scandale AstraZeneca : Véran, Salomon, Fischer, démission !

Ce lundi 15 mars, l’Allemagne et la France, après de nombreux autres pays européens les jours précédents, ont – à quelques heures d’intervalle – suspendu l’utilisation du vaccin anglo-suédois.

Le ministère allemand de la Santé s’est appuyé sur les recommandations de l’Institut médical Paul-Ehrlich qui est son conseiller. L’Institut « estime que d’autres examens [sont] nécessaires après de nouvelles informations concernant des thromboses de veines cérébrales en lien avec la vaccination [par AstraZeneca] en Allemagne et en Europe ».

Côté français, c’est le président de la République en personne qui, lors de la conférence de presse qui a clôturé le 26e sommet franco-espagnol, a fait savoir que la France suspendait l’utilisation du vaccin AstraZeneca. Emmanuel Macron a précisé que la suspension durera « jusqu’à un avis européen » qui sera donné… ce mardi 16 mars.

On n’imagine pas l’Agence européenne des médicaments totalement irresponsable, au point de donner un avis favorable à l’AstraZeneca après l’avalanche d’effets secondaires parfois très graves enregistrés au débit de ce vaccin depuis le début de la campagne de vaccination.

Mais on peut s’attendre à tout d’une institution dont les membres sont tous peu ou prou travaillés par des liens d’intérêt avec les grands laboratoires pharmaceutiques. Il faut en effet savoir que le lobbying est le mode de fonctionnement normal de l’ensemble des rouages de l’administration européenne.

  • Le ministre français de la Santé Olivier Véran a reçu sa première dose d’AstraZeneca le 8 février dernier au centre hospitalier de Melun. Compte tenu du délai de trois ou quatre semaines entre deux doses, délai préconisé par le ministre lui-même, ce dernier aurait dû récemment recevoir sa deuxième dose d’AstraZeneca… Le moins que l’on puisse dire est que la 2e injection fut beaucoup moins médiatisée que la première : aucune information n’a filtré dans la presse.

On se rappelle que Véran a superbement joué les rôles d’agent commercial de la firme anglo-suédoise lors de ce one-piquouze-show :

« Je continue de recommander la vaccination par le vaccin AstraZeneca, qui protège contre 99 % des virus qui circulent sur notre territoire » avait-il déclaré à l’issue de sa « prestation »

Le lendemain, Macron contredisait son directeur de la santé et annonçait la suspension du vaccin AstraZeneca… : ce qu’on appelle un gros couac de communication.

  • Enfin le 10 mars dernier, il y a donc quelques jours seulement, le Pr Alain Fischer, président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, se fait encore le thuriféraire du vaccin anglo-suédois« objet d’une polémique injuste, non scientifiquement fondée ».

Le Pr Alain Fischer assure sans rire que les effets secondaires de l’AstraZeneca sont « transitoires et non graves (…) et surtout [que] ça peut se prévenir en grande partie avec le paracétamol ». Des troubles thromboemboliques ou anaphylactiques, traités au paracétamol, ce serait une grande première médicale. Alain Fischer est pédiatre et professeur d’immunologie. Une sommité, paraît-il…

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Dans cette lamentable affaire AstraZeneca, Véran, Salomon et Fischer apparaissent pour ce qu’ils sont : d’affligeants pantins aux mains de puissants lobbies.

Leur démission serait la bienvenue pour que les Français retrouvent un semblant de confiance dans la manière dont la macronie gère la crise sanitaire.

Henri Dubost