Schiappa, ses nounous, ses nègres, ses chauffeurs : un modèle pour les femmes ?

Marlene Schiappa, member of the nomination committee of La Republique en Marche party poses after a press conference to present the party’s local candidates for the upcoming parliamentary elections (elections legislatives in French), on April 28, 2017, in Le Mans. / AFP PHOTO / JEAN-FRANCOIS MONIER

C’est en m’appuyant sur une longue expérience de la vie et des rapports avec les autres que j’écris ces quelques mots. En 70 ans, depuis la fin de la guerre, des bouleversements, certains très visibles, d’autres moins, ont modifié l’infrastructure de la société en général. Les changements apparaissent dans le monde occidental plus que dans les pays que l’on considère encore comme assez folkloriques : l’Asie, l’Afrique, certaines parties de l’Amérique du Sud où les traditions se sont plus ou moins bien conservées. Malheureusement, elles perdurent au détriment des femmes qui subissent encore la loi des hommes, la loi des familles, la loi des villages.

Depuis une bonne vingtaine d’années, dans notre culture occidentale, la recherche de l’égalité entre hommes et femmes peut mener à des situations qui troublent la différence d’abord physique entre les deux sexes et surtout le rôle exact de chacun.

Evidemment utiliser l’argument primitif que la femme est sur terre pour procréer peut paraître déplacé mais il touche un peu le fond du problème. Qu’elle soit belle, riche, pauvre, déplaisante, intelligente, éduquée, illettrée, quelles que soient sa position sociale et sa réputation, si elle veut former une famille, elle devra donner de son corps, de son temps et de sa souffrance pour enfanter. L’homme ne peut, à ces instants, que devenir protecteur. Il apportera sa force pour protéger et aider sa femme à surmonter ces instants pour la plupart de bonheur.

C’est le schéma qui a existé pour mes grands-parents, mes parents et pour moi-même : j’étais le « bread winner », celui qui apportait le revenu à la maison pendant que la mère, la première année, s’occupait de l’enfant.

Mais à écouter Marlène Schiappa dans l’une de ses dernières interventions, nous les hommes, nous la société occidentale, avions tout faux. Procréer n’est pas une obligation et la baisse du nombre de naissances en France le démontre aisément. Il y a une perte d’équilibre démographique qui met notre pays en danger. Mais surgissent à l’horizon de plus gros nuages qui viennent troubler les rapports entre hommes et femmes.

Le plus important, à mes yeux, c’est l’atteinte aux premiers contacts que peut avoir un homme qui s’intéresse à une femme. D’abord, on voit l’approche dans ce sens alors qu’elle peut venir de l’autre direction aussi : une femme qui s’intéresse à un homme. Mais les conséquences seront de plus en plus graves : dans la loi sur le harcèlement dans la rue qui inclut en réalité, l’approche dans tous les lieux publics, bars, cafés, soirées peut devenir paralysante à qui est déjà timide. Quant à ceux que l’on appelle « voyous », les gars du coin qui se fichent éperdument des restrictions, ils continueront à siffler et lancer des propos grivois. Les femmes n’oseront pas répondre dans certains quartiers et rentreront chez elles le plus rapidement possible. Or ceux-là ne seront pas inquiétés.

La seconde conséquence sera des rapports plus sains, plus honnêtes à qui a le pouvoir et celle qui le subit. Ainsi dans l’administration, les entreprises, les associations ou autres concentrations d’individus, la loi peut et doit mettre fin à des situations intenables pour les femmes sans pour autant interdire dans des rapports plus galants, le flirt entre gens consentants. Et plus si affinités !

Mais ce qui me chagrine dans les propos de Marlène Schiappa, c’est son manque de réalisme et de véritable intégration dans le monde du quotidien des Français. Elle est ministre, écrit ces derniers mois, trois livres dont un adressé à ses propres filles où elle s’excuse d’être souvent absente donc assez mauvaise mère, court les plateaux de télévision à toute heure du jour et de la nuit, assiste aux séances de l’Assemblée même la nuit et vient nous donner de vigoureuses leçons sur la façon de se comporter. Quelle hypocrisie de cette femme qui oublie d’ajouter qu’elle a des nounous pour ses mômes (sans doute payées par l’argent public), des «  nègres » pour l’aider dans ses publications, des chauffeurs qui la baladent où elle veut (à nouveau au frais de la Princesse) et ne va à l’hémicycle qu’une minorité de temps quand cela l’arrange.

Elle se présente comme la Française moyenne qui a acquis une très grande liberté mais au détriment du mari complètement dans l’ombre, étouffé dans le giron politique de sa bourgeoise. Il s’appelle Cédric Brugière et est administrateur dans une société. Dans une interview, la seule, à Paris-Match, il dit qu’il « faut accepter d’être l’homme de l’ombre, l’homme invisible ». Il s’identifie au Prince Philippe, le Prince « consort » de temps à autre.

En conséquence, présenter Marlène comme une femme modèle est un leurre pour donner du brillant à une femme qui est parvenue au sommet de l’état. Nous ne pouvons en tant qu’être humain que la féliciter de son parcours mais sans les « autres », elle n’aurait pu obtenir ce qu’elle a. Merci à son mari pour son dévouement, à ses filles pour leur patience et à Macron pour sa perle rare.

Un autre problème se profile si la PMA (Procréation maternelle assistée) est accordée à toutes les femmes, lesbiennes ou célibataires. C’est une absurdité car elles, en tant que femmes, peuvent tomber enceintes n’importe quel samedi soir si elles désirent un enfant. Elles n’ont pas besoin d’être aidées !

Si la loi est adoptée et qu’elle est utilisée par toutes, nous ne serons plus des papas mais serons connus comme « spermos ».

En tous les cas, la presse qui se penche sur cette question délicate disent qu’il y a un danger pour la masculinité et que l’homme devient secondaire, en retrait dans la société. Chez les Moso, en Chine, la notion de mari et par conséquent de père, n’existe pas : la sexualité est libre, discrète et consentante d’où l’ignorance de qui pourrait être le « géniteur ». Comme responsable d’un CCAS, j’ai eu affaire à de tels cas où la mère ne pouvait dire qui était le père. Cette liberté sexuelle, sachant de plus que c’est la mère qui s’occupe des enfants à la naissance, prend une grande expansion à l’heure actuelle et vient alors conforter les propos de Marlène Schiappa qui, d’après elle, ne voit son mari qu’une fois par semaine. Est-elle le modèle dont peuvent rêver de nombreuses femmes ?

André Girod

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29 Commentaires

  1. Vous n’êtes plus rien ,messieurs ,vous devez l’accepter puisque vous l’avez voulu..
    Bientôt ,chacun de vous sera représenté par un tube de verre sur la commode de la chambre du petit, qui dira bonjour papa en passant devant.
    Quand les 360 et quelques salopes ont défilé, fières comme des papesses en se vantant d’avoir avorté ,avez -vous craint que l’une d’entre elle balance le nom de » celui qui t’a fait ça ma fille ?Non.Vous étiez déjà passés par pertes et profits.

  2. Trop long à répondre… En deux mots !
    « Le Féminisme tue la Masculinité comme l’islamisme tue la Civilisation »
    Les deux dangers de notre époque !

  3. Certes, la femme est faite pour assurer les générations, mais elle démontre depuis longtemps ses capacités à être le complément indispensable de l’homme mais aussi un développement intellectuel et créatif différent mais tout aussi productif… Sauf lorsqu’elle vote à gauche.

  4. Sciappa une perle rare… n’en rajoutez pas trop monsieur Girod, c’est une arriviste inculte doublée d’un égocentrisme redoutable.
    Au fait, elle joue toujours dans « les monologues du vagin » la perle rare du gouvernement qui fait semblant de se promener seule dans les quartiers de non-droit en cachant les gardes du corps mobilisés pour sa petite personne ?

    • @ wika
      Schiappa « une perle rare ». D’après moi, c’est du second degré et M. Girod – dont je remercie le billet – ironise.

  5. schiappa : non pitié. Elle se croit intelligente, mais non.
    elle est vulgaire et sortant des conneries en veux-tu en voilà
    Et elle est au gouvernement : no comment.

  6. Marié a une épouse plus jeune et retraité, je m occupe de l enfant et ca me plait, nous tenons une salle de sports de combat en loisir, elle même prof de toutes discipline pieds poings est respectés par les hommes,nous discutons d égal a égal, chacun suivant son expérience.Elle même dit si une femme veut l égalité elle la gagne et ceci n implique pas une inversion mais une égalité et des valeurs comme la confiance et le respect de la parole donnée

  7. « C’est une absurdité car elles, en tant que femmes, peuvent tomber enceintes n’importe quel samedi soir si elles désirent un enfant. »

    Je trouve cette phrase assez ignoble, en + d’être d’une misogynie effarante. Comme si « les femmes » se fichaient éperdument de qui est le père de leur enfant. Comme si « les femmes » profitaient de l’homme moyen de boîte (ça fait rêver) pour avoir des enfants égoïstement.

    Pauvre petit mâle sans libre-arbitre qui a peur de la méchante femelle manipulatrice!

    • Bonjour, HOOO ouiiii, comme j’amerai qu’une méchante femelle me manipule mais à mon âge….

  8. Votre précédent article sur un monstre engendré : Schiappa, était excellent. Celui-là l’est tout autant.
    Schiappa concentre sur sa personne ce qu’il y a de pire en France aujourd’hui.

  9. Moins de natalite francaise et beaucoup de social egalent plus d’immigration .
    Et les collabos politiques de droite et de gauche nous trahissent depuis 40 ans.
    Qui plus esr ,depuis Mastrich et la trahison du Non au referendum de 2005 ,nous avons perdu notre independance au profit de lUE.

  10. Reprocher à Schiappa de se faire aider pour mener ses projets à bien est injuste. Moi je reproche aux hommes d’exploiter les femmes pour mener leurs projets à bien : carrière, hobbies, sports, famille et maintenant mères porteuses. Toutes les femmes qui travaillent professionnellement payent au moins une nounou ou une crêche pour les seconder alors que les hommes ont une compagne, une épouse, une mère, une soeur, une fille aînée, une cousine ou une voisine dévouée pour les soulager gratis

    • J »ai ete père célibataire j’ai élevé mon enfant seul et je me demandais seul arrêtez d’inventer vos salades. Quand j’étais étudiant a plein temps et que j’ai dit a une prof que je ne serais pas la au prochain cours parce que je devais m’occuper du gamin, elle m’a dit que de nombreuses meres seules étaient la et trouvaient le moyen d’aller en cours. Je lui ai dit que moi je n’étais pas sur le « welfare » (aide sociale US). En fait j’avais un rencard avec une autre étudiante super mignonne.

    • vous n’avez rien compris cette salope grassement payer a ne rien faire balance une polémique qui ne fait que mettre de l’huile sur le feu ! le plus marrant est que vandamme qui ne passe pas pour un prix nobel a justement remis a ça place cette gauchiste !

      • Vandamme parle avec sincérité et bon sens, et le bon sens, c’est ce qui manque à tous ces idéologues qui se disent « progressistes » comme Schiappa, ce n’est pas pour rien que Vandamme a été applaudi par le public dans ONPC, c’était parce que, lui, ce qu’il disait, tenait juste du bon sens, ce qui de suite, parle à tous.

    • Si vous allez dans ce sens, les hommes n’exploitent pas plus que les femmes, que les femmes exploitent les hommes…

    • Bonjour, cette phrase porte à confusion  » alors que les hommes ont une compagne, une épouse, une mère, une soeur, une fille aînée, une cousine ou une voisine dévouée pour les soulager gratis… » qu’entendez-vous par là ?

  11. Mary Wollstonecraft Olympe de Gouge Soujourner Truth (qui était noire) et Elisabeth Cady Stanton doivent se retourner dans leur tombe (encore qu’il n’y en ai pas pour Olympe car les révolutionnaires de 1793 l’on surement laisser dans une des multiples fosse où l’on jetait les corps de ceux qui pensait différemment) {oui déjà en 93}

  12. En plus d’être moche, c’est une véritable pauvre abrutie narcissique qui se prend pour une super héros.

    J’en suis sûr et certain qu’elle aura un jour pour ambition de devenir Présidente de la République. On ne sent et ça se voit qu’elle est ambitieuse et attirée par le pouvoir.

    Un conseil que je pourrais lui donner : qu’elle ferme sa bouche et qu’elle s’occupe de ses affaires au lieu de vouloir imposer au plus grand nombre sa vision réductrice et sectaire de la société française.

  13. Lili Marlène Schiappa, Sectaire d’Etat ayant le QI d’une moule de corde, première Marie-Couche-Toi-Là de France et de Navarre…

  14. elle se fou de la gueule des française de race blanche de souche et elle en profite cette saloperie

    • Oui, effectivement !!!! En plus, c’est vrai : un QI de bulot avec la grâce d’un docker. Elle a passé une VAE, validation des acquits professionnels qui lui a été donnée sur la base de ses petits boulots (voir son cv affligeant de vide)
      avec l’appui des prof copains de son papa, le trotskard.
      Il ne faut pas s’étonner que la VAE ne soit peu ou pas reconnue en entreprise.

      • que ce soit dans le monde du travail ou de l’art, ce sont les RELATIONS qui priment le plus souvent, pas le talent. Se moquer du physique c’est petit, mais quand je vois de la merde sur un plat d’argent je ne m’en sers pas une louche, je CRACHE dessus. Alors DEUX MERDES, surpayées a rien branler, je pose carrément culotte et je me SOULAGE 😉

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