Scrutin du 25 mai : il n’y a jamais eu autant d’espoir…

Publié le 27 mai 2014 - par - 981 vues

hollande_FNS’il peut rester une image de la soirée “électorale” du 25 mai qui a vu la victoire éclatante de Marine Le Pen et de son Rassemblement, c’est celle, ridicule, du bateleur de foire Valls qui, du haut d’une intervention pré enregistrée, s’entêtait à ânonner les inepties décalées d’un programme de gouvernement dont les Français, abstentionnistes comme votants, ne veulent pas…

La mine  se voulait énergique, mais  n’était que, pathétiquement, de “chien battu”, le regard  se voulait conquérant, mais  n’était que creux et dans le vide; le ton  se voulait ferme, mais ne portait qu’une litanie de promesses vaseuses; la posture  se voulait “mâle” mais  n’était que celle d’un cabot de théâtre de patronage… Le violoneux de Matignon, qui s’était engagé personnellement dans cette campagne , venait, en fait,   nous dire que tout continuerait comme avant (et même pire), et que lui et son gouvernement resteraient sourds et aveugles au réel, nonobstant la magistrale fessée électorale reçue …

Mais, s’il y a une leçon à retenir des résultats du 25 mai venant,  après la défaite socialiste aux municipales et prolongeant les 18% d’opinions favorables recensées pour le scootériste libidineux de l’Elysée, c’est que le parti socialiste, avec ses 14% des voix, est ultra-minoritaire dans notre pays, tout en ayant, par déni de démocratie, tous les pouvoirs.

Et c’est ce petit réseau de clientélisme électoral qui veut imposer sa loi dans tous les domaines, que ce soit à travers sa conception de la famille; son imposition du multiculturalisme et de la diversité; son appel aux flux migratoires permanents; sa préférence étrangère face aux demandes du Peuple de France; sa culture de l’insécurité sociale et civile portée par son laxisme judiciaire; son austérité pour ceux qui travaillent et sa bienveillance pour ceux qui profitent et qui fraudent (en “haut” comme en bas”); sa vision mondialiste, européiste, atlantiste qui fait de la France un pays soumis ayant perdu son identité, son autonomie, sa souveraineté, ses valeurs historiques .

Cette aberration  doit impulser notre action de tous les jours pour chasser des responsabilités que détiennent abusivement les socialistes que seul le bipartisme du “système” (appuyé par un scrutin électoral inique) maintient en place.

Mais justement, le scrutin du 25 mai montre que ce bipartisme de l’alternance PS- UMP (pour faire, fondamentalement, la même chose) vient de sauter et que désormais, pour nous, en France, il y a une troisième vraie voie et un nouveau projet de transformation politique de notre pays ( et de son rapport à l’Europe) autour duquel doivent se rassembler tous ceux qui ont en eux, en leur coeur, en leur esprit,  que notre avenir, l’avenir de notre Peuple et de notre Nation  passe par une rupture avec ce qui est en place depuis 40 ans et nous a conduits “dans le mur”!

Et ce qu’il montre, à travers le score particulièrement élevé obtenu par le FN comme à travers le fait que ceux qui font traditionnellement confiance aux partis traditionnels ne se sont pas déplacés pour leur éviter le naufrage, c’est qu’il y a une vraie rupture entre l’essentiel de notre Peuple et les castes dirigeantes de la politique, des media, du monde économico-financier, des idéologues du multiculturalisme et de la bien pensance, bref de tous ceux qui se prétendent des “zélites” et qui s’arrogent le droit de dire ce qu’il faut dire, de penser ce qu’il faut penser, de faire ce qu’il faut faire…pour que, bien sûr, ils conservent leurs places d’ “élites gouvernantes et profiteuses”…

Car une première analyse des caractéristiques du scrutin permet de montrer que non seulement Marine Le Pen et son Rassemblement ont gagné en impact géographique national, s’imposant dans 5 régions électorales sur 7 et dans 71 départements, perçant dans les villes majeures comme s’enracinant dans les villes moyennes et dans la ruralité, mais qu’ils ont élargi leur assise à l’intérieur des différentes couches sociales, se renforçant dans les strates des travailleurs comme dans celles de “jeunes” de moins de 35 ans, ce qui leur laisse une bonne réserve pour l’avenir…réserve amplifiée par le fait que leur électorat a pratiqué l’abstention au même titre que celui des autre partis (1).

Enracinement sociologique, générationnel, géographique… Les 25% d’aujourd’hui peuvent préfigurer les plus de 30% de demain, seuil critique (dépassé par Marine dans la circonscription Nord-Ouest !) à partir duquel rien ne sera possible en France sans l’aval de cette force majeure !…

Cela nous donne de vraies responsabilités pour les mois à venir. Cela nous fixe des objectifs et doit nous amener à réfléchir à ce que chacun d’entre nous  doit faire et sous quelles formes il doit le faire.

Si cette nouvelle situation électorale de la France est plus que favorable, si les résultats européens dans des pays importants comme la Grande Bretagne, l’Italie, le Danemark, l’Autriche, les Pays bas sont lourds d’espérances face au sinistre traité transatlantique en préparation ou à la nocivité des immigrations et de Schengen (on peut espérer que toutes ces forces “eurosceptiques” sauront travailler ensemble pour empêcher les dégâts), il ne faut pas oublier que le système européiste, mondialiste et atlantiste, dirigé par les oligarchies financières apatrides et représenté ici par le PS (et écolos) et l’UMP (et alliés centristes), a encore des forces considérables et est prêt à tout pour se maintenir .

Les mois à venir seront rudes et déterminants : Marine et son Rassemblement devront passer “la vitesse supérieure” en matière d’action politique transformatrice, d’enracinement dans le tissu local, d’explication de leur projet, de dénonciation de la tare migratoire et communautariste (en particulier, musulman), de lutte contre l’insécurité du quotidien, d’action contre les choix faits actuellement qui amplifient le chômage et favorisent les délocalisations… bref, toute une gamme d’initiatives à prendre pour éclairer un électorat qui a montré qu’il pouvait rester en cohérence (même en s’abstenant…) avec son refus de l’Europe, de l’immigration tous azimuts, du “grand remplacement”, de la disparition de la Nation “France” et de son Peuple historique, ses valeurs et ses principes.

Mais il est vrai qu’il n’y a jamais eu autant d’espoir levé !

Robert Albarèdes

1 – http://www.lefigaro.fr/elections/europeennes-2014/2014/05/26/01053-20140526ARTFIG00014-ces-electeurs-qui-ont-fait-du-front-national-le-premier-parti-de-france.php

 

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