SDF, je remercie le Bastion social, et tous ceux qui m'ont aidé


Bonjour Riposte Laïque. J’espère que tout le monde se porte bien. En ce qui me concerne, je vais ni bien ni mal. Mais je demeure fidèle à moi-même. Dans le présent message, je tenais à apporter une réponse aux personnes qui m’ont écrit un commentaire à la suite des articles qui m’ont été consacrés dans la Lettre de Riposte Laïque. J’ai répondu à quelques-uns d’entre eux, mais je ne peux malheureusement pas le faire pour tous, à mon grand dam d’ailleurs. Pourtant, je suis consciencieux et j’ai de la reconnaissance. J’ai été éduqué comme cela. Une éducation dont je ne suis pas peu fier, prodiguée par ma mère, même si je ne comprends toujours pas tout chez elle, mais également par mes nombreuses expériences de la vie, aussi piètre soit-elle. L’amour que j’ai pour Dieu n’est pas étranger non plus.
Au cours de cette existence, je me suis surtout concentré sur les choses spirituelles, faisant fi pertinemment des choses matérielles, futiles et vaines. L’humain a aussi eu une place importante. Je privilégie la qualité, et non la quantité ! En outre, l’Être doit primer nécessairement sur l’Avoir ! Oui, je me suis toujours concentré sur l’essentiel, m’en contentant donc bien volontiers. Lorsque je me trouvais à la rue, je priais intensément. Pourtant, j’implorais Dieu de m’éliminer ! Oui, je débutais ma journée dans la seule idée absurde d’achever ma course quotidienne mort ! Je sais que la plupart des SDF se complaisent dans ce genre de posture. Mais le problème est ailleurs. Les raisons sont diverses, il y a l’alcool, la drogue, la maladie psychique. Or, en ce qui me concerne, je considère que ce n’est point là le but de l’existence. J’existe, et j’aspire normalement et légitimement à vivre ! Et puis, on dit que la vie est belle, qu’elle n’en est pas moins une chance ! J’ai toujours eu à l’esprit que le bonheur est fait des petites et des simples choses que nous offre si généreusement l’existence ! Une escapade en forêt, savourer un bon plat, déguster un verre de vin, prendre un bain de soleil, discuter avec des amis, aller regarder un film au cinéma, observer et contempler la nature qui s’épanouit, écouter de la bonne musique paisible et réconfortante, et j’en passe, de ces belles choses authentiques et véritables.
Autrement dit, être en quête de Lumières, et non de ténèbres ! En conséquence, vis-à-vis des normes promulguées par cette société, je me suis toujours considéré à l’instar d’un inadapté social. Des amis qui ont pourtant une bonne situation sociétale se revendiquent également de cet état. Pour certains, un inadapté serait probablement comparable à une sorte de débile. En sont-ils vraiment sûrs, dans le fond ? Il n’empêche que je suis fier de ma différence, oui-da. Cette mésaventure de la rue m’a changé considérablement. Magné, je me suis endurci, je me suis blindé. Car la rue est dangereuse ! Elle l’est déjà bien suffisamment comme cela pour quiconque se rend au boulot ou à l’école dans la journée et qui est confronté à toutes sortes d’obstacles et d’épreuves ! Nous ne sommes pas à New-York, mais nous y arrivons à pas lents.
En revanche, je reste quelqu’un de sensible, non moins sentimental et idéaliste. Il est écrit dans la Bible « On récolte ce que l’on a semé ! ». Je ne m’y connais rien en matière de jardinage, mais je sais que même si l’on sème de bonnes graines, certains facteurs font que l’on récolte un mauvais fruit. Ça me semble assez logique ! Les ravages peuvent être causés par une météo capricieuse, par exemple. Mais dans la vie courante, n’est-ce pas un peu similaire ? Or, il ne faut pas être fataliste ! Tant que je ne me serais pas dépêtré de ce sale traquenard, je ne vivrais pas normalement. Mon ami m’héberge, certes, mais pour combien de temps encore ? Durant ces deux années d’incertitude et de précarité extrêmes, à avoir cette satanée épée de Damoclès au-dessus de ma tête, mon fidèle compagnon de route m’a hébergé à plusieurs reprises. Mais lorsqu’il ne le pouvait plus, ayant aussi sa vie à vivre et ses projets, je devais repartir vers mon funeste destin. Or, ce sera terminé pour moi ! Je ne veux plus revivre tout ce que j’ai vécu ! J’ai juré devant Dieu que j’y mettrai un terme définitif ! À moins que j’aie une réponse des services sociaux sous peu, bien entendu ! En outre, j’irais dans un foyer à reculons. Non pas pour me faire empapaouter avec joie par le premier lascar qui s’amène (oh !! je commence à être vulgaire), mais parce que je ne veux pas faire de mauvaises rencontres. Or, je suis plus fort que je ne le pense ! J’ai aussi fait de mes faiblesses une force.
Clermont-Ferrand se veut être une ville culturelle, mais je n’éprouve guère l’envie d’aller rejoindre quelque association que ce soit. Et puis, je dois avouer que je suis quelqu’un d’indépendant, et je ne suis pas mû outre mesure par l’esprit de groupe. Mais je ne suis pas asocial pour autant, ni un sauvage. Il y avait le Bastion social, mais il a été dissous. Tous les locaux de France le furent alors. J’ai assisté à sa mise à mort, tel ce pauvre taureau qui est assassiné dans l’arène. Voulait-on prouver par cette action que des nationalistes sont incapables d’avoir des sentiments et d’aider leur prochain ? Les manifestations de l’extrême gauche se multipliaient, relevées par ce gros hippopotame poilu de maire (étiquette PS qui fait la chasse aux SDF, soit dit en passant). Leurs discours devant la préfecture étaient faux et insupportables, scandaleux. Bref, pourquoi dissoudre ce Bastion Social ? N’était-ce pas une bonne action ? Je m’y suis alors fait quelques copains, j’y ai même retrouvé des têtes connues lorsque je militais au FN au tout début des années 90, j’y trouvais un refuge pour me poser et me reposer bien au chaud, écluser une bonne bière et manger un bon cassoulet brûlant. Le responsable m’a même fait dormir quelques nuits çà et là dans le local.
Mais je dois avouer que j’avais la pétoche, car ces racailles d’antifas rôdaient dans le quartier à l’instar d’un prédateur, et il leur arrivait parfois de vandaliser ou de saccager les lieux. Mais j’avais placé à portée de main des outils, des bouteilles en verre, un extincteur et même des fléchettes. Je remercie encore dans ces lignes ce garçon formidable ! Que puis-je donc ajouter de plus pour plaider ma défense? Il y a encore tellement de choses à dire, en effet ! Bref, en guise de conclusion, je tenais à remercier du fond du cœur et en toute loyauté toutes les personnes qui me soutiennent grâce à leurs commentaires chaleureux et humains. Je puis vous assurer que c’est un véritable baume pour le cœur, ça oui ! Je vous dis à bientôt et je vous assure, même sans vous connaître personnellement, de ma gratitude ainsi que de mon amitié fidèle et sincère. Bien cordialement…
Franck Courais

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49 Commentaires

      • Ce qui confirme que beaucoup d’antifas et autres agitateurs sont des fils à maman ou à papa, et pas des jeunes qui ont besoin de finir leurs études ou de trouver un travail par souci d’argent.

        • @ wika
          Comme méric, l’exemple type de l’antifa d’opérette qui a gaspillé l’argent que ses parents ont dépensé pour qu’il use ses fonds de culotte sur les bancs universitaires et non ses godasses hors de prix sur le bétume parisien.
          Il est de ces situations tristes que le sort réservé n’appartient qu’à celui qui en est responsable de par sa sottise.

        • Absolument. Des gosses gâtés qui ont besoin de détruire pour exister, forcément puisqu ils ont déjà tout eu tout cuit dans le bec. Voila pourquoi il ne faut pas gâter les gosses et qu’ il faut les laisser se demerder tous seuls, et ne pas prendre leur défense quand ils font des conneries, les laisser se demerder avec les flics et les juges…

  1. L’ami qui a été dans le même cas que vous , et y retourne encore (chute dans l’alcoolisme, cet autre  » satanisme ») a été hébergé pendant 3 années par l’association Lazare…

      • francis
        Faut il vous rappeler qu’entre resistants de RL ou autres pour la France nous sommes censés nous soutenir pour avancer les coudes serrés ensembles? feignasse est une insulte pour un de nos compatriotes souffrant de la misère. Je ne vous le souhaite pas mais si vous seriez dans la même souffrance que ce Monsieur vous comprendriez. Donc soit vous soutenez les nôtres soit vous dégagez aller soutenir les autres (les migrants)

        • Oui, solidarité et unité !!! Bravo !!, Louis. Et puis, qui sommes-nous donc pour juger autrui !!?

        • L’alcoolisme est une maladie. Et traiter quelqu’un de feignasse est une insulte ! Par ailleurs, je voudrais dire à Monsieur Courais que la vie peut vous réserver des´ bonnes surprises et souvent lorsque l’on ne s’y attend plus !

        • J’ai entendu dire que l’on perdait un nombre considérable de neurones à chaque enivrement…

        • La base du respect, à mon sens, est que tout-un-chacun reste à sa place, celle qui lui revient…

    • Comme je l’ai dit dans une réponse, je ne bois que pour mon bon plaisir. Je peux me dispenser d’alcool durant une semaine. Un verre de vin accompagne la plupart de mes repas. Je ne connais pas cette association « Lazare ». Chez nous, il existe les Compagnons d’Emmaüs, mais je suppose qu’ils couvrent le territoire national. Il m’arrive de passer dans leurs locaux pour y acheter fringues ou bouquins…

      • Lazare existe sur plusieurs villes en France, Valence et Lyon sont les plus proches de Clermont Ferrand. Sinon contactez les moines de Randol, ils ont peut être des semaines St Jospeh (hébergement et bouffe offerts contre travail, surtout au printemps…) et avec accompagnement spirituel..

  2. Bel exercice d’ introspection philosophique cher Franck COURAIS… vous devriez faire du soutien scolaire en langue française et dissertation… voire en philo… La mairie, le conseil départemental, le CIAS pourraient prendre en charge ce soutien scolaire… au demeurant, il doit exister une structure de soutien scolaire en Auvergne… A Clermont-Ferrand, il doit bien exister un café-philo?
    Par contre, l’ ensauvagement a dépassé New York… voire Chicago.

    • Ce soutien scolaire serait une solution, en effet. Comme me l’a suggéré une lectrice, je peux proposer mes services en tant qu’écrivain-public. Ce dont j’ai fait de par le passé. Oui, quelques cafés-philo ici, mais fort peu nombreux. Effectivement, nous basculons vers l’exemple Américain en ce qui concerne la criminalité. Mais la police est plus déterminée. Elle dispose de beaucoup plus de moyens, également.Cordialement…

  3. Courage Franck courais. Nous vous soutenons tous ensemble. Nous comprenons votre situation et votre mal-être. Il y aura des jours meilleurs. La vie est un combat et il ne faut jamais baisser les bras même si c’est dur et parfois trop. Il faut voir de l avant et vous en avez les capacités car je sais lire entre les lignes. C est dur oui. Demain sera meilleur. Courage Franck. Amitiés

    • Merci beaucoup pour ces encouragements forts !!!! Prenez bien soin de vous également…

  4. Bonjour Franck
    Et aujourd’hui ? ou vivez vous? Etes vous encore dans la rue ?
    Touchez vous le RSA?

    • Un ami sûr m’héberge toujours, et ce, pour quelques semaines encore. Ensuite, il doit partir et il ne veut laisser personne chez lui en son absence. Pourtant, une présence aurait été bienvenue, car de nombreux cambriolages ont été perpétrés dans le quartier. M’enfin, c’est lui qui voit. Et oui, je perçois le R.S.A….

  5. Ola,
    Par mon deuxième message, une similitude au niveau des écrits que j’effectue de ton récit.
    Je dirai être différent des autres apporte une invisibilité de l’ère social et dire non quand on ne veut pas..
    Selon les étapes, sur le goudron brûlant à jamais perdu son âme, son coeur ; j’attends te voir dans les vapeurs d’octane..
    Veloma ^^

  6. Franck, vos capacités sont semble t’il l’écrit, raconter des choses, et, pour cela, il faut beaucoup de patience et d’écoute. Alors, je me demande si finalement, devenir bénévole pour une maison de retraite ne serait pas un bon truc pour vous, avant de prendre des jobs en Chèque Emploi Service pour faire des courses pour des personnes âgées, les conduire (si vous avez le permis) …

    • Hélas !!, je n’ai plus le permis-de-conduire, et c’est là qu’est l’os. Mais j’ai toujours beaucoup admiré et respecté les personnes âgées, et ce, depuis mon enfance, à commencer par mes grands-parents, cela va sans dire, tous décédés. Une grand-mère est partie à 96 ans, et l’autre à 100 1/2. Mes grands-pères sont partis plus tôt, l’un en 75 et l’autre en 90…

      • Je tenais a vous dire mon plaisir de vous lire, lisant les messages des uns et des autres donc je me contente de dire oui croire en Jésus c’est une force, l’indépendance et la spiritualité aussi, sans être attiré par l’argent, avoir de quoi vivre, j’ai envie de vous donner un pseudonyme : belle plume. Sans être sdf j’ai connu une situation similaire suite a un grave accident de la circulation j’avais 30 ans, a ce jour j’ai 80 ans et je m’en suis sortie. Courage : aides-toi, le ciel t’aidera a dit :Jésus, restez positif et choisir vous nouvelles connaissances en s’entre’aidant mutuellement, c’est important de rendre des services.

        • Bon courage à vous également !! « Aime ton prochain comme toi-même !! », dit la Bible…

      • Vous allez devenir bénévole et aider un maximum de gens autour de vous, remonter petit à petit sur la selle… Quelqu un vous paiera pour les services rendus en chèque Emploi services, puis un 2 ème, et ainsi de suite. Bon dimanche, belle messe de carême.

  7. Courage Franck. Ne serait il pas possible que vous trouviez un petit logement à la campagne?
    Vous qui aimez la nature…
    Vous pourriez rencontrer des gens qui ont le même caractère que vous, il y a une ambiance plus contenante qu’ en ville où c est un peu la guerre (et même beaucoup selon les villes), à la campagne, les gens n essaient pas de vous prouver qu’ ils sont mieux que vous ou essaient moins de vous soutirer qqchose, et ils ont plus souvent le sens des réalités. Et à la campagne on vit plus longtemps…

    • J’ai été élevé à la campagne. Lorsque je n’avais pas le moral, je me remémorais alors mes souvenirs passés. Quel bien fou cela procurait alors. Or, quel lointain souvenir !!

    • Il est vrai qu’il s’y trouve une très grande et incomparable qualité de vie !! Et puis, je n’ai plus mon permis-de-conduire, pas davantage de véhicule…

  8. Bonjour Franck, merci pour vos réponses. En ce qui concerne celle qui faisait écho à l’un de mes commentaires, vous avez dit qu’on ne peut se forcer à faire un travail qui déplaît, que nos vues étaient divergentes. Certes, elles le sont car, entre s’astreindre à effectuer un travail qui ne satisfait pas et ne plus gagner sa vie, ce qui signifie se retrouver à la rue, pour moi le choix est vite fait. Par ailleurs, puisque vous êtes attiré par la spiritualité, pourquoi ne pas solliciter une retraite dans un couvent ? Cela vous permettrait de faire une pause, de vous ressourcer. Peut-être que les Pères pourraient vous trouver un travail conforme à vos attentes… Dernière question : aimez-vous les animaux ? Si oui, il y aurait une possibilité de travail pour vous, si ça vous tente, près de CF

    • Plusieurs idées germent dans mon esprit. Si je me revendique chrétien, je refuse d’adhérer à quelque religion que ce soit. J’ai constaté au fil des ans que les gens se comportaient fort mal. « Vous les reconnaîtrez à leurs œuvres !! », déclarent les Écritures…

  9. Vous avez trouvé le divan d’un Psy nommé RL !
    Multiplié par le nombre de lecteurs….
    Je parlais hier d’Enfer, de Purgatoire, de Paradis, bref, de Rédemption…
    Vous connaissant mieux, votre indépendance, votre spiritualisme, ne pourraient-ils vous rapprocher de l’Eglise et de ses oeuvres ?
    « Aider les autres, c’est s’aider soi-même ».
    Accomplissement de Connaisseur ?

    • Je l’ai déjà écrit, je suis chrétien, et je ne voue aucune confiance dans la religion.  » À leurs œuvres, vous les reconnaîtrez !! », disent les Écritures. Marre de la pédophilie, du fric et des rapports ambiguës avec la mafia, notamment. Quoi d’autre !!,

  10. Quand on regarde l’état de décadence morale total de la société Française, c’est vrai qu’il vaut mieux croire à quelque chose de plus beau, de plus grand, de croire à un Paradis et à un Enfer. Un Paradis où les pourris n’iront pas, et si vous avez lu la Bible, vous savez que Jésus a parlé de cela à maintes reprises, qu’il a parlé de la géhenne, là où le feu ne s’éteint pas et où le ver ne meurt pas. Bien sûr, tout cela est imagé, mais je pense que le Paradis, ce sera d’être avec Dieu, et l’Enfer, ce sera au contraire d’être privé de Dieu, pour l’éternité, ce qui est la sentence la plus terrible qu’on puisse imaginer. « Mon ami, je ne te connais pas ». C’est ce que Jésus leur dira, à ceux qui sont destinés à l’enfer. Tout cela est écrit dans la Bible.

    • Franck c’est kevin de Clermont-Ferrand. J’ai été heureux de pouvoir t’aider et si jamais l’envie t’en dis, je suis encore là et serai content de te revoir.

      • Salut à toi !!, mon petit Kévin. J’espère que tu vas bien. Je suis content de te lire ici, ça fait plaisir. Je constate que le message est passé avec Anne. À bientôt, j’espère…

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