Ségrégation burqiniste et assassinat raciste : chut !

Publié le 23 juillet 2019 - par - 6 commentaires - 1 289 vues
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Un « collectif d’universitaires » vient de décider que le burkini serait un marqueur de gauche désormais puisque « demandeur d’égalité » disent ces pseudo-universitaires (car faisant plutôt ici office d’idéologues) utilisant des arguments éculés ou faux comme cette « idée » stipulant que les « fondamentalistes » sont contre, eux aussi (entendez « comme » la « droite et l’extrême droite ») ; ils préfèrent que les femmes soient à la maison, or le burkini l’empêcherait bien sûr ; sauf que l’on ne voit pas pourquoi un « fondamentaliste » laisserait sa dite moitié partir se baigner parce qu’elle en porterait un, ou que l’on ne serait pas une « bonne » musulmane si l’on n’en avait pas un sous la main, ou encore que « le choix » serait un précepte islamique alors que le terme même d' »islam » veut dire justement le contraire ou la « soumission et la sujétion aux ordres de Dieu » ; on nage donc dans l’absurde relativiste agrémenté des éternels appels à la « pudeur » (comme si être dénudé en vue de plus de symbiose entre le corps l’eau, l’air, le soleil était synonyme d’impudeur) sans oublier des contradictions qu’éviterait même un bachelier d’aujourd’hui sur le fait de voir en cet habit quelque chose à la fois de non religieux et de religieux c’est selon ; il est vrai que l’une des universitaires, Marie-Hélène Bacqué, s’était fait connaître en opposant « normes dominantes et normes dites déviantes » lorsqu’il s’agissait de comprendre les affrontements entre policiers et bandes, comme si les premières avaient une légitimité purement et simplement imposée par la légalité, alors qu’elles expriment surtout la possibilité même qu’un espace public puisque émerger, indépendamment d’intérêts privés, par exemple l’intérêt islamique/communautariste cherchant à le régenter ; (mais ce raisonnement, morphologique, a été chassé de l’Université depuis la domination des Bourdieu et Foucault).

En second lieu l’idée que se serait une « demande d’égalité » supposerait que cet espace commun qu’est la piscine publique devrait automatiquement satisfaire toutes les demandes individuelles, ce qui va aux antipodes de sa définition stipulant que cet espace est défini par des principes communs qui suppose le refus de toute discrimination, le souci d’hygiène publique, le refus enfin d’appropriation privée (supra).

 

Enfin cette demande va à l’encontre de tout désir d’intégration, niant ainsi toute l’évolution historique du maillot de bain en France et dans le monde car le regard a en réalité changé ne voyant pas principalement dans le corps dénudé un objet sexuel mais surtout l’émergence d’une sorte de sculpture sur soi, avec plus ou moins de succès au sens où le corps reflète ce que l’on en fait, des imitations certes, mais aussi l’élégance de ne pas se servir de son propre corps comme bouc émissaire de ses  impasses et manques, ce qui implique l’effort de le respecter en limitant son sur poids par exemple ; or toute cette histoire qui vit émerger peu à peu le bikini jusqu’au monokini et le string est balayée d’emblée par ces nouvelles dames patronnesses osant poser le burkini comme évolution et égalité (il manque le terme « réconciliation ») alors qu’il s’agit de servitude, de ségrégation, volontaire.

Et pourquoi ne pas faire en sorte que certaines mosquées voient une partie de leur espace « culturel » se transformer en « piscine pour burkini » à l’instar de certains architectes proposant que le nouveau toit de Notre-Dame se transforme en piscine ouverte géante ?… Loin d’être seulement une boutade, cette « proposition » exprime le fait qu’une demande privée doit se réaliser dans un espace privé car l’espace public en tant qu’espace doté de principes républicains et d’histoire commune exprime un être-ensemble et non pas seulement un vivre-ensemble, une distinction qui échappe à toute la génération post-marxiste il est vrai pétrie dans le relativisme et le nihilisme, puisque servant au fond d’idiots utiles à bien plus stratégique qu’elle.

Ce refus relativiste et au fond autodestructeur (punir l’Occident d’avoir inventé le Mal qu’est « le » capitalisme (peu importe si la famine, la misère, la mortalité infantile, l’absence de confort de base comme l’eau courante ont considérablement reculé dans le monde) ce refus, désormais autiste (au sens vulgaire du terme) se reflète également dans ces atermoiements ayant suivi la mort de ce (vrai) universitaire d’origine guinéenne, la famille et amis insistant sur son caractère raciste effectué par un agresseur (supposé turc) et bien sûr rapidement taxé de « déséquilibré » (il aurait été en plus condamné déjà huit fois) ; le procureur ayant cependant reculé devant l’évidence aux dernières nouvelles en retenant la qualification d’acte raciste, du moins jusqu’à ample rebondissement.

Or, ce qu’il y a à retenir tient sur deux points déjà bien connus :

1/dès qu’il s’agit d’un racisme non blanc, tout de suite le nouveau impérialisme bienpensant s’empresse de botter en touche, refusant d’admettre et surtout d’enseigner qu’il existe un racisme distinctif d’origine arabo-musulman, au sens de non seulement se considérer comme supérieur à tous les autres et de voir les Noirs animistes et adorateurs d’idoles comme des êtres tout juste bons à être mis en esclavage, mais aussi à limiter dans leur reproduction comme l’a démontré un (vrai) universitaire sénégalais, Tidiane N’Diaye dans Le génocide voilé montrant comment la traite arabo-musulmane a été ô combien bien plus exterminatrice que la traite transatlantique, la seule pourtant à parvenir aux oreilles de nos jeunes scolarisés, alimentant dans ce cas la culpabilité et haine anti-occidentale, camouflant la traite arabo-musulmane passée et présente à voir comment en Libye et en Irak les minorités ethniques ont (été) sont traitées.

2/ L’extrême gauche relativiste et autodestructrice a non seulement mis sous sa coupe l’Université, l’enseignement secondaire, la plupart des médias et des structures culturelles, mais aussi de nombreuses autres institutions comme la justice et la psychiatrie, où il n’est pas rare d’entendre que des multirécidivistes souvent étrangers continuent de narguer la communauté nationale sans que l’on ne fasse autre chose que d’avancer des circonstances atténuantes qui auraient pu, depuis le temps, être résolues, comme le manque de place, de suivi d’accompagnement. Or, comment se fait-il que depuis des décennies la situation reste la même voire empire ? C’est bien parce qu’il y a une volonté politique de s’occuper bien plus du sort des criminels censés être les vraies victimes (de la société capitaliste ultralibérale etc.) que des victimes elles-mêmes, dommages collatéraux au fond, et d’ailleurs pourchassées avec véhémence, ardeur, voire inflexibilité si elles ont le malheur de se défendre voire, crime parmi les crimes, de blesser voire tuer leur agresseur, comble de l’horreur pour toute cette gentry gavée aux homards et aux autres « grands crus » (etc.) dans ces dîners offerts également à Bercy (cuisine plutôt familiale dit-on) mais peu importe : la dérive actuelle des crimes et délits, le déni de réalité, ne sont pas des accidents de l’Histoire mais précisément ce qui est visé par toute cette f(r)ange élevée au biberon des Bourdieu et Foucault (je l’ai démontré dans nombre de livres et d’articles, en vain bien entendu).

En ce sens les propos de ces pseudo-universitaires ainsi que les atermoiements autour de l’assassinat de ce père de famille guinéen, qui venait d’obtenir sa thèse, reflètent seulement l’état avancé du délabrement intellectuel, moral et politique de la classe dirigeante française (et occidentale), bien plus soucieuse d’entendre les élucubrations d’une jeune autiste scandinave, comme si ceci, au fond, illustrait cela…

Lucien Samir Oulahbib

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Notifiez de
Anne-Marie

Je comprends complètement pourquoi ils ont baissé le niveau scolaire de façon aussi drastique : il s’agissait de fabriquer les ignares incapables de comprendre leurs manigances !

POLYEUCTE

Boff….

Jill

Laissez donc les Africains et les Maghrébins accumuler leur antifrance et se deconsiderer un max… quand les Français en auront marre, les muzzs comprendront leur douleur au point qu’ils sentiront l’appel du pays de manière irrésistible.

Paskal

On ne sait toujours pas si les jeunes filles portent une burqa pendant les tournantes.

massillon

Pas en vain Lucien, pas en vain !

patphil

j’adorerais voir des hommes en burquini