Séparatisme : Darmanin et Macron protègent l’islam par tous les moyens

Aujourd’hui, certains jeunes se dressent dans les classes pour refuser les apports de la science (et contester par exemple le darwinisme), ou encore l’enseignement de l’Histoire avec sa litanie de guerres, de massacres et d’injustices, ou même encore de monstruosités déshumanisantes ! Cela veut dire qu’ils n’ont pas reçu dans leur famille ce respect de l’autorité professorale et ce goût de la curiosité d’apprendre toutes les formes d’approches du vécu et de la condition humaine…

Catholique libéral d’éducation, j’ai assimilé au lycée les enseignements de certains professeurs marxistes et/ou athées ; je me souviens d’un professeur de français qui nous recommandait, entre autres, la lecture de « La Religieuse » de Diderot : ce livre ne contient-il pas des éléments quelques peu blasphématoires vis-à-vis de la religion catholique ? M’est-il jamais venu à l’esprit de contester ou de rejeter cet enseignement ? Certainement pas, le contexte de mon éducation étant celui de l’ouverture et de la curiosité d’esprit, ce qui n’excluait nullement le discernement critique. Par la suite, j’ai dû accepter les horreurs de représentations intellectuelles ou pseudo-artistiques véhiculées par des films (comme ceux de Pasolini…), des hebdomadaires satiriques ou autres formes d’expression, et la seule contre-violence que j’ai jamais utilisée est celle de l’arme de mon stylo ou de la parole dans l’acceptation du débat contradictoire et du respect de mes interlocuteurs opposants.

Il y a pire : dans une émission télévisée qui accueillait M. Gérald Moussa Darmanin, j’ai eu droit à l’habituel couplet de l’explication de ces conduites inacceptables par les carences du milieu social développée ainsi : notre société républicaine démocratique n’offrirait pas de possibilités et de perspectives d’assimilation, ni même d’intégration, à ces jeunes en rupture, ce que le cadre de l’islam, et sa dérive sociétale l’islamisme, seraient a contrario capables d’apporter !

Si l’on accepte ce discours, de deux choses l’une :

  • ou il faut arrêter de déverser des milliards et des milliards dans la formation sans en réformer en profondeur son cadre, dans l’amélioration de l’organisation urbaine des banlieues « difficiles » (on dit aujourd’hui « sensibles » !), d’accorder des aides et autres prestations sociales en matière de logement, d’allocations familiales et sociales, de revenus de solidarité active, de subventions à des organismes d’insertion etc. ;
  • ou il faut les inciter, eux et leurs familles, à aller s’installer dans un de ces pays prometteurs, porteurs de ces solutions ou de ces valeurs qui semblent mieux leur convenir ; les choix ne manquent pas puisqu’il existe près d’une cinquantaine de pays, regroupant bientôt près de deux milliards d’habitants apparemment plus proches de leurs conceptions de la vie en société.
  • Dans tous les cas de figure, disons-le clairement, l’appartenance à des réseaux de drogues ou de rapines ne saurait constituer la résolution du problème ; et nous nous devons de tout faire pour réduire au maximum ces excroissances d’une société en perdition.

Pour tenter d’expliquer ce que l’on pourrait considérer comme une impasse, j’ai trouvé une excellente analyse dans une thèse de doctorat en psychologie et psychopathologie, présentée en 2015 par Amélie Boukhobza et intitulée « Jouissances jihadistes : genèse d’une haine intellectuelle ». J’ai trouvé chez l’écrivain, aujourd’hui décédé, poète et animateur de radio franco-tunisien, directeur de la revue internationale et transdisciplinaire Dédale, spécialiste du soufisme, cette citation qui résume ce travail : « L’islamisme est la maladie de l’islam, mais les germes* sont dans le texte » (*sous-entendu potentiellement pathogènes).

Ces textes sont en réalité pluriels, outre le Coran, qui est le Livre sacré de tous les musulmans, directement révélé par Allah à Mohammed. Source primordiale de la loi religieuse, qui englobe toutes les actions humaines (il y a lieu de préciser ici qu’il y en a deux : mecquois et médinois), textes auxquels il faut ajouter ceux de l’École théologique de l’islam, sous forme de hadiths (qui sont les paroles orales du Prophète Mohammed). Et, par extension, un recueil qui comprend l’ensemble des Traditions relatives aux actes et aux paroles du Prophète et de ses compagnons, hadiths considérés comme des principes de gouvernance individuelle et collective pour les musulmans, que l’on désigne plus couramment sous le nom de « Tradition prophétique » ou sunna (il existe à ce jour environ 100 000 hadiths !).

Les germes d’une double ouverture à la potentialité d’une légitimation de la violence sont :
– Premièrement, la violence externe à l’égard de tous les mécréants (juifs, chrétiens, « croisés », chiites, « hypocrites », apostats…)  ;
– Deuxièmement, la violence interne intégrée à la subjectivité même du musulman lui-même, violence potentielle prenant la forme :
• de la nécessité d’une soumission absolue à la loi divine,
• et d’une extinction de la raison du sujet.

Dans la plupart des cas, ces germes sont, par le musulman, ignorés, censurés ou refoulés. Ce qui lui permet de vivre paisiblement sa spiritualité religieuse, mais ils peuvent être réactivés…
L’auteure de la thèse en question précise clairement ce qui rend possible le passage à la « maladie (de l’islam) ».

Trois concepts fondamentaux peuvent nous éclairer dans cette recherche :
1) L’idée d’une guerre des subjectivités entre : – une conception de la subjectivité comme soumission à un ordre surmoïque intangible, celui de la charia qui « régente minutieusement l’existence mortelle des individus au nom d’un Dieu créancier, dont la religion gère l’endettement des âmes et les comptoirs des corps dans la cité » et (…). L’éthique de la sujétion n’est que la redevance de cette créance de vie et de mort » ; …
2) Comme il y a l’idée d’une guerre, il y a l’idée d’une différence entre les « contre-Lumières et les « anti-Lumières » représentées prioritairement par les Frères musulmans 39 (auxquels nous consacrerons une étude détaillée). Cette différence capitale entre « contre-Lumières et anti-Lumières » ; …
3) Enfin, l’idée d’un « surmusulman » (absolument nécessaire pour conceptualiser l’idée de jihadiste) articulée à une « clinique des souffrances de l’identité » : « Processus subjectif virulent qui consiste à vouloir redevenir « plus le même que le même qu’on a été »…
Et comme l’énonçait le psychanalyste Jacques Lacan, en 1960 : « Il n’y a que les martyrs pour être sans piété ni crainte, croyez-moi, le jour du triomphe des martyrs, c’est l’incendie universel »

Bref, comme vous l’aurez compris, les ferments de haine sont prégnants dans les textes de l’islam comme ils étaient dans celui de Mein Kampf, qui était véritablement un « bréviaire de la haine » et un catalyseur de celle-ci débouchant sur un programme totalitaire fondé sur la hiérarchie des races. Et l’on sait ce qu’il en est advenu !
« Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende » (Matthieu, XIII)…

Patrick Verro

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11 Commentaires

  1. Toi te religion a des velléités d’être un état dans l’état. Les protestants en ont fait les frais par des milliers de morts, l’église catholique a eu droit à la loi sur la laïcité . Il aurait suffi d’appliquer aux musulmans le même texte que Napoleon a appliqué aux juifs
    : «  Les juifs doivent s’agréger aux français » etc…

  2. Belle photo d’illustration avec le même signe maçonnique, les protagonistes sont plus que complices… A qui adressent-ils leur message ?!…
    La télé, entre autres, et la meilleure boite aux lettres pour cette caste. On dit qu’il faut savoir lire entre les lignes mais il faut aussi savoir lire (regarder) la télé entre les images !
    Perplexe ? Alors cherchez et vous trouverez !

  3. (suite 4)
    , des moralistes, des philosophes et pas assez parties économistes, et des financiers « , affirme l’auteur.

  4. L’idéologie de l’islam est politique car basée sur 1 constitution, le coran, des lois pénales, la charia, justifiées par les Hadiths.
    L’islam interdit et puni de la peine de mort, la liberté de conscience, le libre arbitre et le blasphème, on peut qualifier l’islam de secte. .

  5. Catholique libéral d’ éducation: il s’ agit là d’ un antagonisme… soit vous êtes catholique et vous n’ êtes pas libéral, soit vous n’ êtes pas catholique et alors vous pouvez être libéral Don Félix SARDA y SALVINY stipulait que le libéralisme est un pêché et le Cardinal Pie disait la même chose… suivi en cela par le saint Pape Pie IX dans son Syllabus.

    • Jésus fut un grand libéral dans la mesure même où il laissa la liberté à l’être humain de son choix entre le bien et le mal, à condition qu’il en assume la responsabilité.
      Mais si pour les militants de la droite radicale catholique, le libéralisme catholique se définit comme étant : « essentiellement une tendance, chez des catholiques sincères, à exalter la liberté comme valeur première avec les conséquences que cela entraîne pour les principes qui régissent la vie sociale, politique et religieuse : on en vient à vouloir concilier des inconciliables, les principes sur lesquels étaient fondés la France chrétienne et ceux qui découlent de la Révolution. », selon Arnaud de Lassus, Connaissance élémentaire du Libéralisme catholique, 1988 ; pourtant de grands noms comme Lamennais, Lacordaire,

      • (suite 1)
        Montalembert, Mun en furent les instigateurs et même si le pape Pie IX condamna cette approche du catholicisme dans son encyclique « Quanta Cura », en 1864, en y incorporant le « Syllabus » qui était une recension des propositions erronées condamnées par l’Eglise, et en cela confirmée dans l’encyclique « Libertas Prestantissimus » en 1888 : « Il en est un grand nombre qui, à l’exemple de Lucifer…entendent par le nom de liberté ce qui n’est qu’une pure et absurde licence. Tels sont ceux qui appartiennent à cette école si répandue et si puissante et qui, empruntant leur nom au mot de liberté, veulent être appelés libéraux… Une pareille doctrine apporte le plus grand dommage tant à l’individu qu’à la société…

        • (suite 2)
          dès que l’on répudie le pouvoir de Dieu sur l’homme et sur la société humaine… La multitude se laissera facilement aller à la sédition et aux troubles… » ; on peut répondre que l’infaillibilité papale, décrétée en 1870, n’est qu’un dogme, et que son fondement n’est pas biblique. La Bible ne parle que d’un seul guide permanent, « palpable » et infaillible que Dieu a laissé à son Église : la Parole écrite de Dieu, et non un chef infaillible
          Les tenants du catholicisme libéral, dont on peut ici faire référence de quelques grands protagonistes comme Marc Sangnier, Maurice Blondel, Henri de Lubac ou encore Jacques Maritain, sont en faveur d’une Constitution et d’un régime parlementaire, de la laïcité (séparation de l’Eglise et de l’Etat),

          • (suite 3)
            des libertés de la presse et d’expression, et du libéralisme en économie (cf. l’essayiste, financier et entrepreneur français : Charles Gave :  » La seule forme de pensée économique qui soit conforme aux Évangiles, c’est le libéralisme !  » Sur cette conviction forte et politiquement incorrecte, Charles Gave a écrit un ouvrage où il analyse le texte des Évangiles en économiste qui a fait du libéralisme son credo.  » Venons-en à l’essentiel, c’est-à-dire à la question que nous posons, et qui est la suivante : si les Évangiles sont le fondement même de notre civilisation, si vraiment ils sont de tous temps et de tous les lieux, alors ils doivent avoir quelque chose à nous dire aujourd’hui sur ce qui est moral en économie ! Ils ont peut-être été trop lus et commentés par des religieux

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