Seule la violence des peuples ramènera la paix

Publié le 10 janvier 2021 - par - 7 commentaires - 1 005 vues

Depuis Mitterrand en France, Carter aux Etats-Unis et Peres/Rabin en Israël, nous rêvons tous du moment où se lèvera un chef qui, tel Cicéron, philosophe et orateur à Rome il y a environ 2.000 ans, s’adressa au Sénat et osa clamer la vérité aux présomptueux sénateurs gagnés par la lâcheté et la dépravation de la bourgeoisie romaine, qu’il était temps qu’ils cessent tous de mentir. A cause de son combat contre la corruption, Cicéron finira par être assassiné, mais la leçon de courage qu’il nous a donnée est impérissable et a traversé les siècles. Pourquoi est-ce à lui que je pense en particulier alors que ma culture juive foisonne de mille exemples : Gershon, Bar Korba, Eléazar, Mattathias (Matétiahou pour les intimes) ? C’est parce que je regarde le monde occidental plié sous le joug de la soumission que lui impose l’oligarchie dominante, je regarde tous ces peuples contenir leur douleur et leur colère, et je reste persuadé que la vaillance est encore présente dans le cœur de milliers d’entre eux. Et cela sur les trois continents, en tout cas ceux qui forment l’Occident : l’Amérique, l’Europe et l’Australie. Pour Israël, c’est bien plus compliqué. Je bousculerai avec délectation le discours manichéen et abrutissant des gauchistes et antisémites, mais ce n’est pas notre propos.

Nous sommes depuis la fin de la Première Guerre mondiale et le traité de Versailles de 1919 émasculés par la peur. D’ores et déjà, le pacifisme, la modération, la diplomatie et le compromis se sont substitués aux prises de décision qui devraient être fortes et parfois violentes. L’Histoire – la vraie, pas celle réécrite aujourd’hui par les couards – nous parle sans nous conter d’histoires, c’est-à-dire sans nous narrer des mensonges et des vilenies sur nous-mêmes et sur les peuples. Et que nous dit-elle cette histoire ? Que le déclin civilisationnel que nous constatons chaque jour et qui nous creuse l’âme comme un burin qui entame la roche, n’est qu’un retour cyclique de la peur et de la médiocrité de ceux qui possèdent momentanément le pouvoir. Ils sont assez malins pour nous avoir ravi les rênes du monde, mais ils ne perdent rien pour attendre. Parce qu’ils sont définitivement minables et prévisibles.

En fait, ils ne poursuivent qu’un seul but, l’abject orgasme que leur procure l’écrasement des peuples. Pour eux, notre humiliation, c’est l’ultime jouissance

Et oui, c’est pour une simple éjaculation qu’ils font de nous des esclaves, c’est pour leur petit plaisir qu’ils la font perdurer pour ne pas la perdre de vue et qu’ils l’entretiennent savamment. Mais nous savons qu’elle provient du fin fond crasseux d’eux-mêmes. D’ailleurs, cette pitoyable recherche de plaisir porte plusieurs noms, emprunte plusieurs visages, déguise ses intentions, utilise un langage ampoulé pour mieux mentir ou répandre la médisance. Et quand cela ne suffit pas, la diffamation. Mais ils aboutissent tous au même coït autocratique. La liste des méfaits poursuivis par ces fausses élites pour satisfaire leurs médiocres aspirations est longue (là, je n’ai pas voulu faire de mauvais jeu de mots comme dirait Marlène). Nous la connaissons parfaitement cette pitoyable liste, nous croisons ces méfaits chaque jour, sans que cela éveille notre audace ou seulement notre indignation : la moquerie et le mépris, la soumission des humbles, le pouvoir exercé sous toutes ses formes, infimes des petits staliniens et plus grands des immondes hitlériens. La cupidité qui procure tous les plaisirs charnels et sensuels, le raffinement de l’apparence qu’on fait passer pour de l’intelligence et qui rend superficiellement supérieurs les imbéciles, la bienséance apparente, la pensée imposée. La dictature du comportement, le faux respect des marginaux qui forment une nouvelle majorité qui devient hideuse, tyrannique et trahit ses propres idéaux. Tout cela sans vous parler des cruautés et violences barbares des Maures et Africains.

Le mondialisme est dans une logique de déconstruction. Mais on ne peut pas déconstruire ce qu’on connaît mal, et encore moins ce qu’on n’a pas conçu. Ou alors on le démolit comme des brutes et il vous retombe dessus parce qu’il est mal contrôlé. C’est simple, quand ils veulent détruire une maison, ils envoient leurs bulldozers et quand ils veulent démolir un immeuble, ils y vont à la dynamite. Quant aux églises, c’est au lance-flamme qu’ils procèdent à leur éradication. Ils n’ont aucune délicatesse. On voit bien qu’ils ne sont pas des architectes ou des bâtisseurs, et encore moins des rénovateurs, ils ne sont que des barbares qui possèdent le pouvoir de nuire et de renverser le monde, pas de construire l’univers dans le respect de sa trame. Tous ces médiocres qui se vantent de penser pour nous, qui ont l’ignoble prétention de nous guider, qui se targuent de récréer le monde, n’en connaissent pas le mécanisme car c’est une horlogerie minutieuse et bien trop compliquée pour leur infinitésimale cervelle. Ils sont persuadés que l’argent, le pouvoir, la ruse diabolique et la servitude de leurs affidés et de leurs vils valets vont leur donner la maîtrise du monde. Non mais quels vils prétentieux, que ces êtres sont ineptes !

Nous sommes ce jour le 10 janvier. Nous ne savons toujours pas si Trump pourra reconduire pour quatre ans encore son œuvre suite à une réaction du peuple en colère. Ou peut-être nous concocte-t-il d’autres stratagèmes ? Toujours est-il que s’il ne le peut pas, j’ai peur du chaos qui s’ensuivra. Dans ce cas, que le dernier homme libre éteigne la lumière avant de quitter ce monde pour le silence de la méditation ou l’apprêt de sa fureur. Il serait dommage de laisser à ces contempteurs ne serait-ce qu’un soupçon de cette lumière.

Ilan Saada

P.S : Il y deux autres raisons profondes qui ont déclenché la déliquescence de notre civilisation et qui sont de notre fait. J’y reviendrai dans un prochain papier.

Print Friendly, PDF & Email
Notifiez de
Charles DALGER

Excellente analyse

jojo

curieux quand même que tout le monde crie sur celui qui tient le bâton,mais que personne n’ai osé le lui enlever………le peuple est il maso à ce point ???
tout le monde crie sur Monsanto et sa destruction des sols……mais les usines marchent toujours…….on crie sur la pollution,mais on achète qu’étranger…..on n’arrête pas de vouloir se balader et prendre l’avion…..j’arrête les exemples, vous m’avez compris……..
aussi, je me demande de quel côté je vais prendre parti, du tapeur ou du tapé ????

raslebol

Il y a surtout une autre raison profonde au délitement de notre civilisation : celle de ne plus croire au monde surnaturel qui domine hiérarchiquement notre petit monde. Se remettre à considérer humblement cette réalité et savoir l’utiliser, c’est la seule façon de s’en sortir ; il n’y en a pas d’autres. En disant cela, je ne suggère pas de se précipiter dans les églises pour prier, mais d’apprendre simplement à reconsidérer les rapports depuis longtemps oubliés que nous avons avec le monde invisible. Voilà la priorité !

thierry

comme le souligne Michel Maffesoli, la violence est fondatrice en effet : est une forme de vitalité qui remet en cause la société…cette violence parricipe a la regeneration de la societe qui sinon, serait lenifiante car elle porte la mort en son sein par l immobilisme qu elle engendre. Les loges maconniques sont a l oeuvre depuis des decennies et se sont organisees via une savante vicieuse et sournoise kakistocratie pour tout verouiller…

patphil

mathétiaou !!!
vous parlez de Netanyahou, celui qui a vendu des drones super efficaces aux azerbaidjanais pour finir la Shoah arménienne !

kabout

Seule la violence des peuples ramènera la paix…….cela en prends le chemin ! ou l’Article 68 de la Constitution de la Cinquième République française,procédure de destitution du président de la République .

adrien

Mais bien sûr, cet article 68 qu’aucun parlementaire n’a osé invoquer pendant la crise des GJ ??

Lire Aussi