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Seule une force franco-russe peut sauver les Arméniens !

J’entends déjà les cris d’orfraie poussés par les russophobes, création artificielle des médias et par les irréductibles des réalités concrètes, c’est-à-dire tous ceux qui font que tout ce qu’il y a de plus horrible en ce monde reste en l’état. Il n’en reste pas moins que selon moi, la constitution d’une force d’interposition franco-russe placée aux frontières orientale du Haut-Karabakh, Artsakh en bon arménien, repose sur un nombre concret de plusieurs facteurs.

Tout d’abord, la France et la Russie sont membres du Groupe de Minsk de l’OSCE chargé de résoudre le conflit de l’Artsakh, avec les États-Unis. Mais ceux-ci sont trop occupés par les élections présidentielles. Ils seraient d’ailleurs les bienvenus dans la force une fois lesdites élections passées. On sait que c’est Erdogan qui a poussé l’Azerbaïdjan à agresser l’Artsakh peuplé à 98 % d’Arméniens. On s’étonne à ce titre des résolutions négatives de l’Onu à son égard quand on connaît le droit international à l’autodétermination des peuples. La constitution et la mise en place de cette force seraient un bon moyen de taper un grand coup sur la table, faisant comprendre à Erdogan qu’il a plutôt intérêt à modérer ses transports belliqueux.

Côté russe, Vladimir Poutine a tout à gagner. Il n’a pas oublié la suffisance et le mépris qu’ont manifesté les Occidentaux à l’égard de la Russie, ni les sanctions que lui ont imposées et lui imposent encore d’ailleurs, les Européens. Il leur a fait payer – et ils ne l’ont pas volé ! – en devenant le maître en Syrie qu’ils avaient désertée par lâcheté, en s’alliant, certes de façon iconoclaste, avec Erdogan, en creusant dans cet énorme gruyère qu’est l’Otan un très gros trou par la vente de ses S-400. Et là, Erdogan s’est fait piéger par Poutine qui le tient désormais en laisse et qui a fait d’une pierre deux coups : une seconde livraison de S-400 vient d’être effectuée et le sultan hitlérien s’en réjouit… sans se rendre compte qu’en réaction, les États-Unis refusent de lui vendre leurs chasseurs-bombardiers F-35. Et puis, comme beaucoup d’autres pays, la Russie commencent à en avoir vraiment marre d’Erdogan. Elle vient de le lui faire comprendre en bombardant dans le nord de la Syrie des positions djihadistes favorables au sultan hitlérien qui rêve d’un axe Ankara-Bakou. Pour Poutine, cette ambition est don quichotesque car il n’est pas question qu’on touche à sa zone : le Caucase, c’est sa zone à lui : pas touche ! D’ailleurs, l’Arménie est signataire de l’Organisation du traité de sécurité collective et elle accueille une base militaire russe dans l’ouest du pays à Guioumri. Notons d’ailleurs qu’Erdogan vient de concentrer, de l’autre côté de la frontière occidentale de l’Arménie, des forces spéciales nécessairement prêtes à en découdre, ce qui ne peut laisser Poutine indifférent. Enfin, il y a entre la Russie et l’Arménie une communauté religieuse et il se dit à Moscou que le patriarche Kirill insiste fortement sur cet aspect des choses auprès du maître du Kremlin.

Côté français, plusieurs facteurs jouent en faveur d’une participation à la force d’interposition. Les attaques verbales récentes répétées contre Macron et les interventions d’Erdogan en Libye (on se souvient de la frégate française illuminée par une frégate turque), puis ses positions contre la Grèce, Chypre et contre les Kurdes, irritent particulièrement les Français. Autre facteur : Macron semble-t-il, après la décapitation du professeur d’histoire, semble, je dis bien semble découvrir la vraie réalité de l’islam, à savoir qu’il n’y a pas d’un côté des musulmans tranquilles et respectueux du droit français et d’un autre côté, des musulmans djihadistes mais qu’il n’y a que des musulmans ; en d’autres termes, que les musulmans tranquilles deviennent et vont devenir demain, c’est-à-dire au fur et à mesure du renforcement des djihadistes, des musulmans en voie de djihadisation. Or, tous ces musulmans, quels qu’ils soient pour l’heure, sont 10 millions sur la terre de France. Il faut donc montrer que la France désormais s’engage à lutter contre le fléau. Et lutter contre ce fléau qu’est l’islam, c’est, notamment, venir en aide aux Arméniens qui sont des chrétiens… comme nous l’étions encore il y a peu en France, et donc qui sont proches de notre civilisation. Et puis, c’est clouer le bec une bonne fois pour toutes à Erdogan.

Il ne faut pas oublier non plus que l’Arménie est membre de l’Organisation internationale de la francophonie depuis 2004 et membre de droit depuis 2012. Lors du sommet de Kinsasha, les participants ont posé comme principe le « non- recours à la force ou à la menace de la force, à l’intégrité territoriale et à l’égalité des droits et à l’autodétermination des peuples ». Et lors de la 31e session de la Conférence ministérielle qui s’est tenue à Erevan en octobre 2015, a été abordée dans les travaux la prévention du génocide et un hommage a été rendu aux victimes du génocide arménien de 1915, génocide perpétré comme on le sait, par les Turcs. Notons que la langue française est devenue, d’après le ministère de l’Éducation nationale arménien, la troisième langue étrangère optionnelle. La France, ne serait-ce que sur cette seule réalité, a un devoir d’aide à rendre à l’Arménie. Mais ce n’est pas tout. On mesure désormais l’ampleur de cette fumisterie sans limite que constitue l’opération Barkhane au Sahel sur une surface grande comme l’Europe ! faisant suite à l’opération Serval lancée en janvier 2013. Ce sont 6 000 soldats français qui se battent et meurent ! sur une terre totalement musulmane et donc pour des musulmans ! (c’est le monde à l’envers !)… qui ont commencé depuis longtemps à nous traiter de colonialistes. Laissons ces gens dans leur merde. Car le plus intelligent est que ces 6 000 soldats se rendent sur la base russe de Guioumri et constituent avec nos amis russes, très vite, cette fameuse force d’interposition.

Cette force consistera de la part de la France à lutter vraiment, concrètement contre l’islam qu’il faut combattre sur tous les fronts (sans oublier l’énorme boulot qu’il y a à entreprendre sur le territoire national bien sûr !!!) et à montrer qu’elle est, avec nos amis russes, seulement et uniquement une force de paix, ce que l’Onu, toute en gueule, est incapable de constituer ! Le rapprochement franco-russe puis, quelques semaines plus tard, franco-américano-russe, serait un signal très fort lancé à l’islam, une façon de lui faire comprendre que le dar-al-harb n’est pas encore à genoux et que tous les hommes de ce monde ne constitueront jamais la oumma universelle préconisée par leur faux prophète. Notons enfin que ce rapprochement franco-russe peut aider les pays de l’Est de l’Europe à regarder la Russie d’un meilleur œil, la France constituant pour eux une sorte de porte-parole de la paix et mais aussi le seul guide diplomatique de l’Europe.

Philippe Arnon