Sextoy électronique Womanizer : cela coûte la peau des fesses!

Un ami m’a envoyé hier soir, histoire de rigoler un coup, une vidéo de Stéphane Marty qui décortique un sextoy électronique appelé mini Womanizer.
C’est un appareil à usage érotique qui fonctionne 30 minutes. Le truc est comme une sorte de poignée avec un trou au bout. Alors moi au départ, j’ai cru que c’était pour les mecs, pour qu’ils se la foutent dedans et qu’ils ne se fatiguent pas à se taper une pignole lorsque l’instinct les submerge. Je trouvais que l’idée était géniale pour le représentant de commerce, le routier, le conducteur de chantier ou celui de la moissonneuse-batteuse dont la main doit tenir le volant ou le jeune puceau regardant un film osé au cinoche. Ni vu ni connu, tu sors le truc de la pochette de ta chemise et te voilà direct au paradis ! Y a un bouton pour régler l’intensité et donc tu peux monter là-haut à toute bringue et pousser la gueulante que tu veux. Enfin, pas pour le puceau dans la salle de cinoche.
Et bien non bon sang, le truc est destiné aux gonzesses ! Je ne suis pas un grand expert de la sexualité féminine mais là, franchement, je ne vois pas ce que ça peut apporter à une femme. Vous prenez 1000 nanas et vous avez 1000 façons de se doigter. Bon, c’est vrai, elle peut faire varier l’intensité mais elle peut faire de même avec le majeur et l’index coopérant à la tâche comme deux copains. Commentatrices ! Répondez-moi, j’ai peut-être tort après tout ! Que les jolies Vénus qui ont utilisé le beau petit engin -souvent tout rose- me viennent à la rescousse, élargissent mes connaissances en la matière. Mais peut-être, la symphonie triomphante et à l’intensité décuplée résultant de cette manipulation mécanique, est-elle douce aux oreilles musicales des hommes qui sont tout près ?
Et j’en reviens justement à eux, les hommes. Car au premier abord, d’accord et vue sa présentation ô combien stylée, le mini womanizer est destiné au sexe faible. Mais qui ne nous dit pas justement que devant le magnifique spectacle offert par une jolie Vénus, le sexe fort ne devient-il pas encore plus fort ? En d’autres termes, que le mini womanizer -comme il y a la désinformation pour l’information- sombrerait dans un usage détourné ? Que le mâle penché sur sa femelle, tout attentionné à l’exaltation de celle-ci, ne verrait pas décupler sa libido ? Que le petit engin fallacieux, subversif même, pourrait être très utile par exemple comme cadeau du mari à fête des mères, d’anniversaire ou encore, comme stratégie de réconciliation dans un petit bosquet sombre et frais en ces jours d’été après une engueulade idiote ?
Quant à ces salopards de capitalistes, sans arrêt avares de profits, toujours à la pointe dans les recherches sur les perversions des hommes pour se faire toujours plus de profit et donc à la pointe du marketing, ils n’ont pas oublié d’inclure dans leur stratégie le mini womanizer. Mini womanizer qui coûte entre 20 et 40 euros … et qui est à usage unique. Ca coûte quand même la peau du cul la p’tite gratouille ! Quels fumiers quand même ! Comme s’ils n’avaient pas pu offrir à ces dames son petit joujou à elle, facile à ranger dans sa boîte à bijou ! Alors le mini womanizer comme instrument de jeu partagé entre l’homme et la femme eut pu être un idéal renouvelant à un très haut degré leurs fantasmes puis, leurs transports sexuels, un renouveau de romantisme ou plutôt, un renouveau de l’amour courtois. Mais eux, les marketeurs de mes deux, ils en ont fait un faux objet de joie finissant dans une poubelle contribuant ainsi à faire du monde une plus grande poubelle encore. Cela a un nom : l’obsolescence programmée érotique !
Philippe Arnon
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8 Commentaires

  1. Ça vaut un article ça ? Au passage, les routiers, les vrp, les agriculteurs ne sont pas tous libidineux, enfin pas davantage en tous cas que la plupart des professions qui rentrent chez eux le soir et où il ne se passe rien de très stimulant sous la couette, c’est assez réducteur cette manière de penser. Après, un sextoy pour femme, oui et alors ? Quoi de neuf ? Il est jetable comme les capotes en somme. On peut le regretter effectivement c’est la société de consommation sans scrupules. Vous aurez contribué à en faire sa promotion en voulant faire l’inverse.

  2. Qui est-ce la Justine qui a envoyé l’échantillon à tester ?

  3. Monsieur Chassaing, seul Stéphane Marty le sait mais … ce que femme veut, Dieu le veut … surtout en matière sexuelle.

  4. Alors, imaginer qu l’on peut mettre son engin à l’intérieur ! c’est qu’il doit être rikiki le kiki! Moralité écologique de l’histoire : branleur = pollueur! 😃

  5. T es a la ramasse au niveau plaisir féminin mon petit philippe…..la caresse clitoridienne et un peu plus efficace et puissante, que le « doigtage » comme tu dis….et ce petit gadget aspire le clitoris…la jouissance féminine est infiniment supérieure à la nôtre…et c est très bien comme ça.

    • Je vois que j’ai affaire à un sacré connaisseur. Bravo Geronimo ! Mais revenons au womanizer proprement dit : vous ne trouvez pas que c’est super dégueulasse qu’au bout d’une demi-heure, la nana soit obligée de le foutre à la poubelle … même si elle a pris son pied plusieurs fois ? C’est pour ça que je parle d’obsolescence programmée érotique ! Vous n’êtes pas d’accord avec moi ?

      • Arnon, étant dépanneur en électronique grand public, je n’aimerais pas mettre mes mains sur cet engin si il tombe en panne, j’ai déjà eu ma dose avec les epilateurs maillot! 😄

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