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Si aimer son pays, c’est du racisme, alors je suis fier d’être raciste

Le 2 janvier 2021 notre serveur a publié l’article de M. Marcel Berrichon            « Nouvel An à Versailles : voilà le lupanar qu’est devenue la France ». Son auteur précise que c’était la soirée officielle, organisée par le gouvernement pour fêter le Nouvel An. Et il déplore que c’était « un lupanar de pédoques, de gouines et autres choses au sexe indéterminé. » L’article est accompagné de photos montrant le Président Macron, entouré de Noirs déshabillés, faisant des gestes obscènes.

Il se fait que j’ai regardé moi-même, avec ma famille, ce programme. La beauté, la majesté du cadre, dans lequel le programme se déroulait, me consolaient un peu de la laideur de celui-ci. Seuls les feux d’artifice me paraissaient beaux.

Nous avons pu constater un grand nombre de Noirs et de Maghrébins parmi les animateurs et acteurs du programme. On dirait que les Français ne devraient pas trop se présenter à leur propre télévision. En tous cas, pas les Français « souchiens », pour reprendre le terme de Houria Bouteldja, une Algérienne abusant de l’hospitalité française et qui se veut maligne en faisant un jeu de mots : souchien (Français de souche) et sous-chien (valant moins qu’un chien). Mais l’on m’a expliqué qu’il y a de nouvelles ordonnances, d’après lesquelles les responsables des programmes de divertissement doivent veiller à ce que parmi les personnes performantes, toutes les races soient représentées, au prorata de leur part dans la population.

Ce n’est pas avec de telles idées que l’on a édifié le château de Versailles. Ce n’est pas avec de telles idées que l’on a édifié le royaume de France, que l’on a constitué la nation française.
Sans être un Français de souche (sans être donc moins qu’un chien, aux yeux de madame Bouteldja), je me sens quand même offensé et humilié par une telle attitude. Ceux qui nous commandent aujourd’hui veulent nous faire croire que ceux qui étaient plus aptes, qui savaient mieux s’organiser, n’avaient pas le droit d’en imposer à d’autres. Ils nous répètent sous diverses formes l’idée que celui qui est capable est coupable.

Mais pourquoi le serait-il ? Au nom de quoi ?
Dans la nature existe un certain ordre. Pour le croyant, la nature ayant été créée par Dieu, cet ordre peut être qualifié de divin. Celui qui n’est pas croyant sait quand même que son organisme périssable est une petite parcelle d’un univers, régi par certaines lois. D’après celles-ci, ceux qui sont plus capables dirigent ceux qui le sont moins. C’est, tout simplement, dans la nature des choses. Tout au plus, on peut souhaiter que ceux qui sont plus aptes n’abusent pas de leur suprématie sur les moins aptes.

Pour ce qui concerne l’histoire de France, je ne pense pas que les Français devraient avoir honte pour leur passé colonial. Même pour ce qui concerne la traite, il faut savoir que les Européens ne réduisaient pas les Africains en esclavage. Ils les achetaient à leurs maîtres également africains. Le plus souvent, c’étaient des prisonniers d’interminables guerres inter-tribales. Et il faut aussi savoir que des siècles avant la découverte de l’Amérique, des Arabes musulmans réduisaient des Noirs en esclavage et les conduisaient par cortèges à travers le Sahara aux grands marchés aux esclaves autour de la Méditerranée. Et longtemps après que l’esclavage fut aboli par les Occidentaux, il était toujours pratiqué dans le monde musulman. Au fait, il l’est encore aujourd’hui.

Pour ce qui concerne le colonialisme que la France pratiquait aux XIXe et XXe siècles, il s’accompagnait réellement par ce qu’on appelait alors « la mission civilisatrice ». Beaucoup de ceux qui haïssent tant la France aujourd’hui seraient morts tout petits, ou ne seraient simplement jamais nés, si les Français ne leur avaient pas apporté la paix, la médecine moderne, l’instruction, une administration et une justice dignes de ce nom.

Maintenant, les pays d’Afrique sont indépendants depuis déjà plus de soixante ans. Qu’est que leurs habitants et leurs dirigeants ont été capables de réaliser pendant tout ce temps ? Seulement, cela, l’on n’a pas le droit de le dire. Si on le dit, on est qualifié de « raciste ».

À propos du racisme, dans l’esprit de ceux qui nous dominent, le racisme ne peut être qu’à sens unique. Un Blanc qui n’aime pas les Noirs est raciste. Un Noir qui n’aime pas les Blancs ne l’est pas.
Prenons l’exemple de Mgr. Desmond Tutu. Né en 1931, ce Noir sud-africain faisait tranquillement des études supérieures sous le régime de l’apartheid, dans les années 50 et 60 (contrairement à l’auteur de ces lignes à qui, dans sa Tchécoslovaquie natale, les communistes n’ont pas permis de poursuivre ses études). Il a été nommé évêque de l’Église anglicane de Lesotho en 1976, puis l’archevêque du Cap en 1986, cinq ans avant l’abolition de l’apartheid. En 2006, il a béni le mariage de sa fille Mpho Andrea avec une autre femme.

D’après Wikipédia, Desmond Tutu « a nombreuses fois fait des remarques jugées racistes et offensantes à l’égard du peuple juif ». Il se dit être en faveur du « boycott des universitaires et commerçants juifs israéliens ». En 2020, il aurait déclaré que les Juifs devraient « être jugés selon les normes différentes des autres peuples ».
Avec tout cela, Tutu a reçu le prix Nobel de la Paix en 1984, et au total huit doctorats honoris causa des différentes universités du monde. On dirait qu’il est une véritable coqueluche pour les élites occidentales.

Par ailleurs, je viens d’entendre qu’actuellement en France, 40 pour cent de nouveaux-nés ne sont pas d’origine européenne. Un tel fait peut vraiment être caractérisé comme un suicide national. Une nation, ce n’est pas seulement un statut juridique et une langue commune. C’est avant tout, comme disait déjà Renan, un vouloir-vivre ensemble. Ceux qui sont comme Mme Bouteldja, manifestement ne partagent pas un tel vouloir – vivre ensemble.

Et je me permettrais d’ajouter que la nation, c’est aussi quelque chose comme un passé commun, code génétique similaire, donc, n’ayons pas peur du mot, une race commune.
Cela ne signifie pas que l’on doit haïr ou mépriser ceux qui sont différents de nous. Mais nous sommes nous, et eux, ils sont eux. Souhaitons leur beaucoup de bonheur – chez eux.
Si parler ainsi signifie que l’on est raciste, alors je suis raciste et je suis fier de l’être.

Martin Janecek