Si je dis « vive Lemaitre, vive un sprinter blanc, vive la France » est-ce que je suis raciste ?

Ils ont porté haut les couleurs de la France. Ils ont exprimé leur joie avec l’ardeur et la dignité de ceux qui savent partager leur victoire avec le peuple Français.
Il s’appelle Lemaitre et il porte bien son nom, c’est un maître du sprint, c’est le champion d’Europe du 100 et du 200 mètres et il a participé au relais 4 x 100 mètres remporté par une équipe française soudée et efficace. Ce gamin de 20 ans, nous a fait frissonner durant les championnats d’Europe d’athlétisme qui se tiennent actuellement à Barcelone. Il est le premier sprinter blanc à accéder à ce titre depuis bien des années. Jusqu’à présent, les athlètes africains ou descendants de ce continent avaient le monopole des titres.
Il s’appelle Yohann Diniz et il a remporté la médaille d’or du 50 kilomètres marche en se positionnant dès les premiers kilomètres en tête de la course, un exploit.
Il s’appelle Romain Barras et il a été sacré champion d’Europe du décathlon en pulvérisant son propre record, une victoire en guise de cadeau s’anniversaire qu’il s’est offert pour ses trente ans.
Il s’appelle Renaud Lavillenie et il a décroché la médaille d’or du saut à la perche. Il a interrompu son tour d’honneur pour chanter la Marseillaise en l’honneur de Myriam Soumaré qui célébrait sa médaille en haut du podium.
Et puis il y a les filles, Véronique Mang médaillée d’argent du 100 mètres, et Myriam Soumaré qui la suit avec sa médaille de bronze et qui remportera la première place au 200 mètres.
« C’est un vrai bonheur de suivre cette équipe de France. Ceux qui gagnent partagent leur joie avec les copains et ceux qui échouent aux pieds du podium sont heureux pour leurs copains médaillés. Que de plaisir à les regarder ! », « MERCI d’avoir redorer le blason du sport en France ! » peut-on lire en commentaires sur les blogs.
De l’admiration, de l’émotion, du plaisir, et la fierté de voir la France remporter des médailles, voilà ce que nous donne cette formidable équipe Française d’athlétisme.

Ce que nous avons vu à Barcelone c’est autre chose que le lamentable spectacle d’une équipe de foot pourrie par l’individualisme et le fric. On les aime, ces athlètes réunis à Barcelone dans une vraie fraternité. Ils ont le sourire, de la dignité dans la défaite et la victoire modeste. Ils nous font oublier l’ambiance détestable de nos stades de foot. Leurs performances nous étonnent, leur force de concentration est impressionnante et les images que nous donne à voir le petit écran sont un régal d’émotions. Quand, en pleine épreuve, leur visage se décompose, crispé par l’effort, ils ont, dans le regard, cette détermination particulière propre aux guerriers, aux battants. On y perçoit un désir absolu, celui de se dépasser soi même, et si ce n’est de gagner, de se donner au maximum.
Il y a différentes façons de remporter une victoire dans un championnat d’athlétisme. La première c’est de faire mieux que les autres, de gagner une médaille, la seconde c’est de battre son propre record, de se surpasser physiquement. Et parmi tous ces exploits qui nous bouleversent, il y en a de moins prestigieuses qui sont tout aussi respectables et qui nous font aussi aimer la compétition sportive. On admire autant ceux qui ne gagnent pas, ceux qui ont aussi ce courage formidable de lutter jusqu’au bout en sachant qu’ils sont très loin des plus forts.
Mais revenons à l’inégalable Christophe Lemaitre. Avec son look à la Di Caprio, son physique de jeune athlète sans prétention, sa silhouette bien éloignée des clichés que nous renvoient celle des sportifs noirs « bodybuildés », il défie le monde et met à bas tous les préjugés sur la soi disant prédisposition des sprinters blacks à courir plus vite que les blancs. Et nous ne pouvons que nous en réjouir, applaudir à deux mains. Et tant pis si les vrais racistes s’en indignent, tant pis s’ils nous accusent de « lepénisme », notre « Lemaitre blanc » nous fait enfin oublier d’avoir eu honte de notre équipe de foot de racailles.
Les Anelka, Henry, Evra et autres leaders milliardaires, majoritairement issus de la diversité (à l’exception du musulman Ribery), meneurs de la rebellion crapuleuse qui a ridiculisé l’équipe de France de football, peuvent aller se rhabiller. L’image de cette équipe de France, amoureuse du drapeau, fière de son hymne, et de son maillot, leur renvoie en plein visage leur individualisme et leur mépris de leur pays. Le peuple de France n’est pas prêt de leur pardonner, et attend de Laurent Blanc qu’il insuffle, dans sa nouvelle équipe, un esprit équivalent à celui que nous avons vu à Barcelone.
Je ne fais aucune différence dans ma joie des médailles françaises, entre celle de Christophe Lemaître et celle de Myriam Soumaré. Mais je me réjouis, non seulement de voir dans cette brillante équipe de France d’athlétisme la réalité de toute la France, mais aussi que notre champion du sprint ait la peau blanche.
Et si je crie à tue tête « bravo à notre sprinter blanc et vive la France ! », vais-je me retrouver au tribunal, comme un Eric Zemmour ?
Vais-je être qualifiée de « raciste » par les censeurs de Sos Racisme, du Mrap et de la Licra ?
Brigitte Bré Bayle
http://fr.sports.yahoo.com/video/28072010/70/100m-la-finale-de-lemaitre.html
christophe-lemaitre-apres-avoir-gagne-le-100m-le-jeune-francais-devient-champion-d-europe-du-200m_a60968/1/m2#scrolldown

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