Si Marine arrivait au pouvoir, la France ressemblerait à l’Ukraine

Publié le 22 février 2014 - par - 5 708 vues
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L’élection présidentielle ukrainienne de 2010 s’est tenue les 17 janvier et 7 février. Cette élection au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, la cinquième depuis l’indépendance de l’URSS, a vu l’élection de Viktor Ianoukovitch au poste de président de la République, pour un mandat de cinq ans.

Des dix-huit candidats, c’est Viktor Ianoukovitch et Ioulia Tymochenko qui sont arrivés en tête du premier tour, avec respectivement 35,32 % et 25,05 % des voix. Contrairement à l’élection présidentielle de 2004, la Russie n’a pas officiellement soutenu l’un des deux candidats arrivés en tête1 ; en revanche, elle avait annoncé sa préférence envers Ianoukovitch et Tymochenko par rapport au président sortant, Viktor Iouchtchenko2. Le chef de l’opposition Viktor Ianoukovitch est élu président de l’Ukraine avec 48,95 % des voix contre 45,47 % pour Ioulia Tymochenko. L’OSCE a jugé le scrutin « transparent et honnête ».

L’élection présidentielle française de 2017 s’est tenue les 7 et 21 mai . Cette élection au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, la 12ème depuis le début de la Vème République, a vu l’élection de Marine le Pen au poste de président de la République, pour un mandat de cinq ans

Des dix candidats du premier tour, c’est Marine Le Pen et François Fillon qui sont arrivés en tête avec respectivement 29,55 % et 28,45 % des voix. Contrairement à l’élection présidentielle de 2012, le parlement européen ne s’est prononcé pour aucun des deux candidats arrivés en tête, en revanche des joutes oratoires sévères ont opposé les parlementaires européens partisans de l’un ou l’autre candidat. Au soir du 21 mai 2017, Marine le Pen est élue président de la République Française avec 51,50 % des voix contre 48,50% pour François Fillon . Cette élection a reçu le blanc-seing de l’OSCE qui a jugé le scrutin « transparent et honnête ».

Cela n’arrive pas qu’aux autres. Comme en Ukraine trois années  plus tôt, bien que le nouveau président de la République, Marine le Pen, ait été élue démocratiquement, un vent de contestation et de révolte a aussitôt commencé à se lever dans les quartiers peuplés majoritairement d’immigrés qui armés de gourdins, de batte de base-ball et de bombes lacrymogènes ont décidé de déferler sur les Préfectures qu’elles accusent d’être des bastions anti-immigrés et d’avoir truqué les résultats des élections présidentielles pour avantager Marine Le Pen.

http://www.europe-israel.org/2014/02/des-quenellistes-menacent-insultent-le-prefet-de-la-somme-et-urinent-sur-la-porte-de-la-prefecture/

De nombreuses préfectures ont dû fermer leurs portes et conseillent à leurs employés de se mettre à l’abri en restant à leur domicile. A Paris, le ministère de la Justice a été pris d’assaut par des hordes de manifestants qui demandent le retour de Christiane Taubira, alors qu’elle était en train de faire ses valises.

La situation de la France vire tellement au cauchemardque le nouveau président de la République, Marine Le Pen, fait courir l’information que même si une nouvelle assemblée parlementaire n’est pas encore été installée, elle va décréter l’état d’urgence comme le lui autorise l’article 16 de la constitution lui conférant pouvoirs exceptionnels en cas de crise du régime ,

Bientôt, toutes les chaines de télévision sont réquisitionnées et les journalistes réfractaires sont soit interdits d’antenne soit démissionnés sur le champ,  pour permettre l’audition sur tous les canaux audiovisiuels, d’une allocution de Marine Le Pen qui solennellement énonce les pouvoirs exceptionnels qui lui donne l’article 16 de la Constitution de 1958 « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité de son territoire ou l’exécution de ses engagements internationaux sont menacés d’une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel. »

Vu la situation extrêmement préoccupante dans laquelle se trouve plongé le pays, Marine Le Pen annonce que toutes les frontières seront dorénavant bloquées sine die et que personne ne pourra ni entrer ni sortir du territoire français métropolitain.

Tous les aéroports sont donc fermés et des effectifs de police et de gendarmerie postés sur les routes arrivant aux frontières. Ils sont épaulés par des citoyens volontaires pour défendre nos frontières.

A retardement, le Conseil constitutionnel est consulté au sujet de ses mesures. L’assemblée nationale ne pouvant être dissoute pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels, le parlement se réunit de plein droit et les débats tournent aux affrontements physiques. Les deux députés du Front National préfèrent ne pas assister aux séances en attendant que cela se calme.

Très rapidement, les échauffourées aux alentours des préfectures prennent un tour extrêmement violent. Les forces de l’ordre sont obligées de repousser des milliers de protestataires. La police détruit les barricades qui s’érigent près des préfectures et du siège de l’Elysée, tirent avec des balles en caoutchouc et lancent des grenades assourdissantes. Les manifestants, eux, ripostent à coup de cocktails molotov mais des kalachnikovs commencent à courir de main en main dans les fonds de cour..

Marine Le Pen fait  promulguer, par décision extraordinaire de la Présidence de la République, des textes qui vont durcir et durcir encore les sanctions contre les opposants au nouveau régime en place. Les manifestants encourent désormais des peines de plus en plus lourdes, jusqu’à cinq ans de prison pour trouble à l’ordre public. Ce sont justement ces textes qui déclenchent de nouvelles vagues encore plus énormes de protestation. Comme lors de l’élection de François Hollande en mai 2012, avec des drapeaux en majorité de pays musulmans, plus de 100.000 personnes se réunissent autour de la place de la Concorde qui devient un vrai coupe-gorge.

Les Américains et les autres pays européens expriment leur inquiétude face à la montée des violences en France, en faisant porter la responsabilité aux autorités en place en raison de l’adoption de lois jugées répressives.

La suite appartient à l’Histoire….

HUINENG

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