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Si Marine était sereine, elle n’attaquerait pas aussi stupidement Zemmour

La Marine n’en rate pas une. Elle a le flair pour intervenir à contre-temps, il y a l’Euro de foot, c’est une spécialiste du but contre son camp.

On ne lui demandait rien, la campagne des régionales se termine et voilà qu’elle nous fait une sortie improbable, un triple salto dans la surface.

« La seule crainte que je peux avoir c’est que les propos qui sont souvent très radicaux, et que je ne partage pas avec Éric Zemmour, puissent être assimilés aux miens, c’est-à-dire que mon projet soit victime d’une caricature au regard des propositions qui ne seraient pas les miennes. Éric Zemmour a une vision pessimiste de notre pays. Ce n’est pas mon cas. Cette croyance qu’il a dans la guerre civile n’est pas la mienne, sa vision de l’islam qu’il considère comme incompatible avec la République n’est pas la mienne. Moi, je lutte contre l’islamisme radical qui est une idéologie. Je ne lutte pas contre les musulmans, je ne lutte pas contre l’islam. Je suis très attachée à la liberté religieuse et à la liberté de conscience ”

À ce stade il faut qu’elle aille se faire greffer des neurones.

Avant tout je vais glacer l’ambiance, je sais que beaucoup attendent Zemmour comme le sauveur, je vous le dis tout de suite, s’il se présente ou y arrive, ce qui est un parcours du combattant, ses chances d’être au second tour et élu sont proches de zéro. Ça fera une belle candidature de témoignage idéologique mais pour la gagne faut pas y penser.

On va me répondre il fait de l’audience sur CNews, oui mais on va rétablir les ordres de grandeur, il fait en moyenne 700 000, les deux conneries pour mongolos Quotidien et TPMP c’est 2 millions, les 2 JT de 20 h qui lobotomisent les esprits 10 millions, et pour vous achever, hier 15 millions pour regarder le match de l’équipe d’AFrance. Telle est la réalité du niveau cérébral du pays.

Ceci posé, la réaction de MLP est encore plus débile, si on écoute le staff du RN, le second tour c’est dans la poche, ce qui à mon avis est loin d’être le cas, et la victoire à portée de la main. Normalement elle devrait être sereine, elle aurait dû répondre intelligemment «  c’est le débat démocratique, tout le monde à le droit de concourir, avec Éric nous avons des idées communes, d’autres moins mais sur l’essentiel nous sommes en accord ». La candidature de Zemmour ne devrait pas l’inquiéter.

Non, elle a fait la totale, limite c’est le retour des zeures les plus sombres… Elle démontre une chose, c’est qu’elle a la trouille, est fébrile, n’est pas sûre d’elle, et quand tu prétends gagner une présidentielle et ensuite diriger le pays, ça ne fait pas bon effet.

Je ne reviens pas sur ses propos sur l’islam, de toute façon elle a abandonné idéologiquement sur tout, la dernière reculade en date est sur la Cour de justice européenne ; à ce rythme elle pourra demander un poste de ministre à Narcissisus.

On le voit avec la campagne des régionales, où tout est édulcoré, où les sujets qui fâchent comme l’immigration et ses conséquences sont peu abordés, il y a juste l’insécurité parce qu’ils ne peuvent faire autrement, nous sommes loin des grands débats nationaux des scrutins antérieurs.

Là on en est à savoir qui va être le meilleur chef de gare et distributeur de subventions… oui, à la base les régions ne servent qu’à ça, faire rouler des trains (mal) et arroser les potes, c’est la seule justification de l’existence de ces entités administratives.

Au RN ils sont dans l’euphorie malgré tout, à les entendre la dynamique est pour eux.

Vu le contexte économique, social, sécuritaire, c’est le minimum syndical. Dimanche ce sera le juge de paix avec probablement une grosse abstention, forcément c’est pas très motivant…

Là aussi, mise en perspective, lors des élections de 2015, où le discours était moins timoré, le RN a fait 28 % des voix au premier tour. S’ils ne font pas au moins le même score, on peut considérer que ce sera un échec. S’ils gagnent une région, ça masquera le fiasco comme Perpignan l’a fait pour les municipales, ça leur permettra de se réfugier derrière pour éviter d’aborder les questions qui fâchent, comme remettre en cause la stratégie de MLP…

Paul Le Poulpe