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Si votre accompagnatrice voilée chausse du 47, ouvrez l’œil !

Ces dondons me font penser à toutes celles qui ont manifesté le mois dernier à Bruxelles pour un soi-disant viol, ont blessé des policiers, cassé des vitres, insulté les enseignants, et se sont rendues complètement ridicules. Le tout sans même s’excuser, bien entendu. La casse, les dommages, les balayures, ce sont les autres qui s’en sont chargé. Les mécréants, les impies).

Mais personne ne vous empêche d’accompagner Momo  (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) pour sa sortie scolaire,  Fatima, Yasmine, Mouna, car Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux,  le Très Miséricordieux, le paradis est sous les pieds de leur mère.

On vous demande tout juste de vous débarrasser temporairement du symbole évident d’une croyance mortifère, qui a fait des milliers de morts. Lorsque j’accompagne des collègues dans une réunion professionnelle, moi qui me ballade de préférence en short et en espadrilles, et qui ne passe jamais plus de 15 secondes pour me coiffer, croyez-moi si vous le voulez, Fatima, Louna, Yasmine, Marwa, Amira, mais je m’apprête, je me brushe, je me laque, je me vêts, me maquille, me parfume et me chausse avec plus grand soin. Et je n’aime pas cela. Je déteste, même. Au panier, mon short ! Et pourtant, j’y tiens, c’est mon enveloppe, le miroir de ma personnalité ! C’est une question de respect. Votre attribut – celui que vous défendez avec tant d’ardeur – vous serrerait-t-il un peu le caisson, ou me comprenez-vous ? Ça y est, le sou est tombé ?

Vous l’aurez peut-être remarqué, je ne touche quasi jamais aux événements internationaux. Je me contente de faits-divers, tout aussi dramatiques, mais moins ardus. Je n’ai pas une culture politique suffisante. On ne peut pas tout faire. Je cuisine plutôt bien, recevoir 40 personnes à diner n’a jamais été un problème, je taquine les touches de mon piano chaque matin, j’ai un certain don avec les enfants, ce n’est déjà pas trop mal. Bref, je voudrais vous entretenir d’un fait divers qui m’a foutu le weekend en l’air, et pourtant, j’avais un projet démentiel.

En deux mots comme en trois : dès à présent, les familles françaises vont être obligées de confier la sécurité de leurs enfants, leur bien le plus précieux, à des camouflées. Vous vous rappelez Rédoine Faid qui, à peine échappé de prison, faisait son shopping à Créteil, aussi serein qu’un  rocher dans la tempête, dissimulé sous des mètres de torchis ?
La nouvelle m’a bouleversée. Tout le weekend, elle m’a hantée. Dans ma pauvre tête d’ignorante politique je réfléchissais à des trucs de bonne-femme (j’en suis une) pour leur gâcher le plaisir. Car ces koraniks n’arrêtent pas de grignoter, et finalement, il n’y aura plus de gâteau pour nous. Il ne nous en reste de toute façon que des miettes.
Je pensais à imprimer des feuillets à déposer dans les boites aux lettres.

Chers parents,
Vous avez certainement pris connaissance du fait que tout récemment, la justice a donné raison à une boucaque privée de sortie scolaire parce que dissimulée sous une courtepointe. Cette décision pourrait faire jurisprudence !!

http://www.francetvinfo.fr/societe/sorties-scolaires-les-mamans-voilees-ont-le-droit-d-accompagner-les-enfants_945195.htm

Vous vous sentez impuissants ? Vous n’êtes pas d’accord, mais avez peur (genre vraiment très peur) d’ouvrir le bec et de vous faire traiter de raciste ? De passer devant un tribunal qui vous traitera pire qu’un éventreur récidiviste? Eh bien, à toutes les sorties scolaires, vous excusez votre enfant, vous le gardez à la maison. Surtout, ne pas mentir. On n’est pas des lâches. Ne pas raconter qu’il vomit (c’est vous qui êtes en train de vomir !), qu’il a des crampes (idem) ou est atteint d’une maladie éradiquée (ce n’est qu’une question de temps !). Vous écrivez ceci :
Cher-monsieur-le-directeur-qui-vous-croyez-important-mais-qui-n’avez-rien-à-dire, je vous fais savoir que mon fils Jean-Baptiste (Samuel, Robert, Louis) ma fille (Marie-Do, Anne ou Jeanne-Charlotte) n’accompagnera pas ce jour la sortie scolaire, car nous ne la sentirions pas en sécurité. Les temps étant agités, les viols et les attentats se multipliant, nous avons décidé de le/la garder chez nous toute la journée. Nous avons décidé de lui faire réviser le premier chapitre de la tangente à la courbe représentative d’une fonction dérivable en un point afin de le/la faire progresser, car nous avons remarqué un certain déficit en la matière. Ne pensez-vous pas, en outre, que le temps consacré aux sorties est du temps perdu pour l’étude du calcul proportionnel ? En bons citoyens français, nous soutenons l’écologie et nous posons carrément la question de l’utilité de ces voyages, causes de pollution évidente. Accompagnés par des créatures encagoulées, le danger devient réel. Soyez assuré, monsieur-le/la-directeur/trice-sous-la-coupe-de-l’Etat-dictateur, de notre profond sentiment de panique, bien à vous (du moins, provisoirement).
Signé Parent 1, Parent 2, plus tout ce que vous pouvez imaginer en +++

Car vous ne le savez peut-être pas, mais vous pouvez parfaitement empêcher les mises en berne de violer la neutralité de l’école de vos enfants. Et si vous êtes enseignant, il vous suffit d’annuler toutes les sorties et de n’en prévoir aucune tant que le Ministre n’aura pas rétabli le décret Chatel. C’est aussi simple que cela. Vous n’êtes pas des lâches, tout de même ?
Si tous les parents de la classe de votre enfant vous imitent, et que ceux des autres classes/écoles/lycées font de même, ils ne pourront pas vous trainer devant les juges. Les tribunaux sont désespérément encombrés. 50 € d’amende ? Et alors ? Vous les lâchez, quitte à vous passer de sortie le samedi suivant et en lieu et place, vous insérez un article dans le journal local gratuit. Ainsi, vous obtiendrez ce que vous voulez, mieux encore.

Sauf bien entendu si vous rêvez que la sortie de classe se termine comme celle-ci.
https://milano.corriere.it/19_marzo_20/paullese-uomo-da-fuoco-un-autobus-la-benzina-paura-passeggeri-diversi-bambini-bordo-6cc5bc16-4b01-11e9-84f1-6f7b19b096e5.shtml

A la fin du printemps, faites gaffe, surtout. J’ai entendu dire que les fortifiées, en temps de rama-bâfre-la-nuit, ne sont absolument pas fiables car en hypoglycémie diurne permanente.

Si jamais la sortie a lieu et que vous avez oublié de désinscrire votre enfant, la prunelle de vos yeux, le sang de votre sang, votre bébé d’amour, le fruit de vos entrailles (sauf si vous êtes LGBT+++ bien entendu, voir réglementations à appliquer), votre joyau le plus précieux, votre cadeau du ciel, votre princesse ou votre petit miracle, votre ange de douceur, n’oubliez pas de vérifier les chaussures de la dissimulée.

Si elle porte du 47, c’est un homme !

Anne Schubert