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Si vous mangez au « Sarah B » à la Roche Bernard (56), vous financez l’invasion migratoire

De passage en Bretagne, des amis m’invitent à visiter La Roche Bernard, délicieuse petite ville du Morbihan, et m’invitent dans un ancien entrepôt à grains, devenu le restaurant branché du coin, le Sarah B, pour « Sarah Bernard ». Même si on ne voit pas pourquoi la divine Sarah verrait son nom réduit à une simple initiale, le nom est de bon augure. Il fleure bon le théâtre, l’histoire de France, l’identité française, même.

Nous y allons donc avec un certain entrain.

Une grande salle, un peu sombre, donnant sur le port, nous sommes placés à l’étage, « au balcon »… Oui, le restaurant a gardé des traces de l’ancienne organisation en salle de spectacle, nous avons donc vue, non pas sur le port (nous sommes trop haut) mais sur les assiettes des clients du rez-de-chaussée et accessoirement sur les décolletés des convives, malheureusement fort rares en hiver, à moins que le lieu ne soit fréquenté que par des gauchistes et des féministes trop tordues et trop haineuses des hommes pour faire l’effort d’être sexy ou au moins agréables à regarder ? Possible. En été, les touristes doivent pulluler dans le coin et ne pas être regardants…

Accueil froid, la patronne (ou la gérante ?) aimable comme une porte de prison…

Une serveuse qui monte pesamment les escaliers et que ça enquiquine apparemment de devoir les redescendre quand on lui dit que le plat est tiède et qu’on aimerait le voir réchauffé. J’attendrai mon assiette si longtemps que les autres convives de notre table auront terminé leur plat quand le mien me sera rapporté…

Une attente fort longue, même en plein hiver, même pour pouvoir commander l’apéro…

Mais là n’est pas l’essentiel.

L’un de nous, arrivé en retard, ayant donc encore accès à la carte (les nôtres nous ont été enlevées vivement dès la commande) lit et nous demande naïvement : 10 centimes à l’association SOS Méditerranée ? Qu’est-ce-que c’est que ça ?

Nous découvrons donc, après avoir pris l’apéritif, après avoir commandé nos plats, que nous allons verser, à l’insu de notre plein gré, 10 centimes par plat à l’association SOS Méditerranée…

Le nom fait tilt. Nous flairons le scandale, que dis-je, l’arnaque, dégainons nos smartphones et découvrons le pot-aux-roses :

Nous tombons sur le rapport d’activités de l’association http://www.sosmediterranee.fr/medias/rapport_activite_2016.pdf

Et nous découvrons qu’elle a armé et finance le bateau Aquarius qui sillonne la Méditerranée à la recherche de bateaux remplis d’illégaux au large des côtes libyennes pour les récupérer et les amener chez nous. C’est le dernier bateau de ce genre depuis les scandales et défections des autres l’été dernier. Ci-dessous capture d’écran de l’une des photos de leur site. Clair et net.

https://www.bastamag.net/Dix-jours-a-bord-de-l-Aquarius-un-bateau-qui-sauve-les-migrants-au-large-de-la

L’Aquarius continue donc son sale boulot, grâce aux nigauds qui vont manger au Sarah B de la Roche-Bernard.

Nigauds ? Oui, puisque le Sarah B ressemble fort à un attrape-nigauds, nigauds dont mes amis et moi avons fait partie, ayant découvert le pot-aux-roses trop tard pour annuler la commande. Nous nous sommes vengés en partant très vite, sans prendre de dessert ni de café, allant faire travailler la concurrence…. Et comme la vengeance est un plat qui se mange froid, aujourd’hui nous racontons nos mésaventures sur le net. Faites tourner, partagez…

C’est qu’il faut avoir l’œil perçant pour voir le petit encart en bas à droite du menu quand on retourne désespérément la carte dans tous les sens, à la recherche d’un menu sympa…

On n’avait pas vraiment regardé la carte, on avait plutôt tendance à chercher ce que l’on allait bien pouvoir manger… C’est waterloo morne plaine ou presque. Surtout quand on s’attend à de la cuisine française traditionnelle, eu égard au nom du restaurant… Or, c’est le trip « cuisine du monde » (si on peut appeler ça cuisine) : tapas, burgers, « fish » (?), cuisine asiatique, salades, tajines et autres pièces du boucher qui pourraient bien être halal… Le choix se réduit comme peau de chagrin : il ne reste que le filet de Saint-Pierre (avec wasabi et nouilles de riz !!!) et le tournedos de cochon ( façon larmes du tigre !!!! ).

Et les animaux habillés qui animent un peu une carte tristounette ne changent rien à l’affaire, sauf qu’ils font diversion. Adieu La Fontaine, adieu Esope, adieu Sarah Bernard… C’est peu dire qu’on a un peu l’impression d’avoir été trompés sur la marchandise. C’est peu dire qu’on a l’impression d’avoir été de bons poissons stupides appâtés par de bons gros vers et découvrant un leurre en plastique.

Et si la carte à l’entrée ne cache rien, l’encart n’attire pas l’oeil de celui qui a faim, grâce aux nombreuses illustrations qui noient… le migrant.

C’est seulement après notre fuite que nous fouinerons un peu et découvrirons la présentation du Sarah B sur Internet :

Lieu alternatif convivial avec vue sur le port de plaisance pour des concerts, des matchs d’impro ou un repas.

Bar à tapas. Café cantine. Café cantine cabaret…

Bref, tout et rien. Touche à tout et à rien. Dans l’air du temps. A la rencontre de celui qui n’a pas de repères, pas de racines, juste le consumériste obéissant aux mots-réflexe de la pub  » burger, tapas, migrants, ambiance »… Tout ça c’est la même chose.

Au Sarah B, on ne pense qu’à une chose, vous faire payer une nourriture sans saveur pour vous faire financer le Grand Remplacement.

Bientôt, au Sarah B, la bouillie de riz, le manioc, la crêpe de sorgho et le lait caillé au menu ?

Bon courage aux prochains pigeons !

Christine Poisson

http://resistancerepublicaine.eu/2018/01/24/si-vous-mangez-au-sarah-b-a-la-roche-bernard-56-vous-financez-linvasion-migratoire/