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Viol : Sibeth trop bête pour comprendre l’humour de Finkielkraut

Sibeth Ndiaye…inénarrable Sibeth Ndiaye… ineffable marcheuse, inaltérable macroniste… Impossible de ne pas avoir au moins une fois entendu une de ses déclarations mémorables qui ravissent les médias et affligent l’opinion par leur stupidité ou leur médiocrité, en tout cas par leur manque d’à propos.

Sibeth Ndiaye, souvenez vous, c’est cette personne dont le look vestimentaire l’apparente plutôt à la famille du cirque qu’à l’appareil d’état dont elle est un membre tellement visible, puisque porte parole du gouvernement. Peu de rigueur et beaucoup de couleur, tenues nonchalantes et tenue provocante…

Pour vous éclairer un peu mieux, rappelez-vous sa brûlante saillie lors du décès de celle qui a tant œuvré pour la mémoire des souffrances de la drôle de guerre, pour le statut des femmes, pour l’élévation du service public de la santé en France, pour la démocratie, bref celle qui était une grande dame et se nommait Simone Veil.  Répondant à un journaliste qui l’interrogeait sur la survenance de ce triste fait, elle dit « Aucune idée, la meuf est morte depuis moins de vingt-quatre heures. »  Quel  belle modernité de langage !…Comme aurait dit le toujours intentionné Jack Lang, celui à qui on ne reproche jamais ses beaux costumes amicalement offerts.

Pour le coup, ceci est un détail de taille ! Sibeth Ndiaye est une menteuse, oui, une menteuse patentée, c’est elle même qui le dit et en  fait même une source de fierté : »J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président ». C’est beau, c’est courageux…Honnête ?  Mais en tous cas, qui vole un œuf vole un bœuf dit le dicton populaire. Qui ment une fois ment toujours !…Vous saurez donc ce que vous devrez penser lors de son prochain compte rendu sur le perron de l’Élysée.

Ce ministre singulier à des mœurs particulières en matière de communication comme on vient le voir. Elle a une façon bien à elle d’assumer le fait de s’immiscer dans le travail des journalistes en leur passant des coups de téléphone quand un article sur le président lui déplaît. Pas sûr que la démarche fasse l’unanimité des démocrates !

Sibeth Ndiaye est une partisane de la communication de combat, certainement provocatrice, adepte des réseaux sociaux plutôt que des médias traditionnels, c’est son côté jeunes et exotique probablement.

Savez-vous que c’est elle qui, en communicante peut-être pas si avertie que ça mais en provocatrice avérée à l’image de son maître et mentor,  a souffler à oreille d’Emmanuel 1er, l’idée de vilipender le « pognon de fou » que coûtent les aides sociales. Les bénéficiaires ont sans doute regretté de peser si indûment et lourdement sur le budget de la Nation.

Mais le plus singulier dans ce personnage haut en couleur et si décalé en regard de ses attributions, est qu’elle ne manque pas de morgue mais d’humilité. Elle manque aussi d’humour et le premier degré de la compréhension semble être son mode de pensée. Ainsi, cédant sans doute à l’air du temps et à la mode  du déglingage à tout va elle s’est permis de reprendre de volée l’inestimable Alain Finkelkraut  au motif que celui-ci s’est agacé de la façon exagérée et pour tout dire hors de propos dont les adeptes du Me Too traite du viol qui est un sujet grave et sérieux dans notre société et qui mériterait d’être considéré avec plus de rectitude.

Que Sibeth Ndiaye n’ait pas saisie la finesse du propos du philosophe n’est guère surprenant. En revanche, elle aurait pu se passer de qualifier les propos du penseur d’idiotie.

Étant elle même très qualifiée voire diplômée en idiotie elle aurait du faire preuve de retenue ce dont elle semble incapable.

Jean-Jacques FIFRE