Six ans après, hommage au texte de Robert Redeker, paru dans Le Figaro…

Publié le 29 septembre 2012 - par - 5 290 vues
Share

Six ans se sont écoulés depuis la parution de cet article de Robert Redeker dans les colonnes du Figaro du 19/09/2006. Un article qui est plus que d’actualité, il n’a perdu ni de sa fraîcheur ni de sa pertinence et reste collé à nos combats en 2012.  

L’intolérance de l’islam et son incapacité à admettre la liberté d’expression dont la liberté de la presse, a attiré contre Robert Redeker, notre Salman Rushdie français, une fatwa le condamnant à mort (1). Des forums jihadistes ont mis en ligne son adresse, un plan de la rue pour accéder à son domicile ainsi que sa photo (2).

Cette mort plane sur sa tête comme une épée de Damoclès mais l’épée est celle de Mohammad. Depuis, il mène une vie de cloîtré, « un autre type d’existence ». Il décrit sa sombre vie qui est cependant intellectuellement riche (3) : « Il m’a fallu déménager. Je vis isolé dans le sud de la France, dans une sorte de bunker … sous protection policière vingt-quatre heures sur vingt-quatre » (4).  A la question de savoir si cette vie de reclus lui pèse, il répond : «Si je réponds oui, j’assure le triomphe de mes ennemis. Je suis stoïcien : donc accepter son destin, c’est en être l’auteur et rester libre ». Il ne regrette rien, il maintient ses propos publiés dans le Figaro, il ne fera pas son mea culpa : « … ce serait accroître l’agressivité de ceux qui veulent me couper la tête ». 

Robert Redeker n’est pas un philosophe aux abois mais un philosophe à l’esprit toujours libre, qui n’est emprisonné que physiquement par le fanatisme de l’islam.  

Ancien professeur au lycée Pierre-Paul Riquet à Saint-Orens de Gammeville (Toulouse), ses prises de position ne convenaient pas à l’Éducation Nationale. Il aurait directement reçu du ministre de l’Éducation nationale, Gille de Robien,  l’offre de travailler pour le  CNRS et aurait renoncé à enseigner en lycée. Il faut remarquer aussi que  la rédaction du Figaro s’est désolidarisée de Redeker et a retiré l’article de son site web, donnant ainsi une image de forfaiture à la liberté de la presse.  Robert Redeker est reçu par les médias. Il a publié successivement plusieurs ouvrages : Il faut tenter de vivre en 2007, Egobody en 2010 et Emprise sportive en 2012. Pour ce dernier ouvrage, il a été reçu par France Culture à l’émission « Répliques » avec André Dussolier et Alain Finkielkraut, par Bernard Thomasson sur France Info, par Florence Belkacem sur VSD, par le Nouvel Observateur sur le thème « sport overdose », par Laure Adler sur France Culture sur le thème de « Le foot se substitue à la culture » etc. …. Il est ainsi toujours présent parmi nous. C’est sa victoire.

C’est en hommage à Robert Redeker que Riposte laïque publie in extenso l’article qui a valu à son auteur tout le respect et la solidarité des patriotes et aussi par compassion  pour son calvaire carcéral islamo-induit.  

Bernard DICK

Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?

Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.

L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de «troubles à l’ordre public». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à «troubler l’ordre public» que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.

Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’œil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

 

Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des mœurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen «d’idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même.

Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, «Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (…) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (…) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin».

D’autre part, «Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect». Enfin, «après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages».

Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.

Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine.

 

La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité  se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au  cœur du croyant.

Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud. Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident «le monde libre» par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l’œil du Coran, pullulent en son sein.

                                                            Robert Redeker

(1) Une fatwa est un avis juridique. Ici c’est une condamnation sans appel que tout musulman doit exécuter sans avoir recours à aucune autre autorité.

(2) Xavier Ternisien, Un professeur de philosophie menacé de mort pour une tribune sur l’islam, Le Monde, 29 septembre 2006

(3) Sa biographie représente 33 pages sur www.redeker.fr

(4) Une interview par VSD, 19/05/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.