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SNCF : exemple d’une destruction annoncée des services publics…

Ainsi  le freluquet de l’Elysée, ses séides ministériels et sa cohorte de parlementaires-godillots veulent détruire la SNCF et le service public du transport ferroviaire…

Car il ne faut pas se laisser prendre à la propagande médiatique, toujours « aux ordres », et aux discours  officiels, comme  cela semble être le cas pour de trop nombreux Français qui, après avoir subi la destruction du Code du Travail qui va les mettre pieds et poings liés à la soumission patronale, et enduré le laminage de leur pouvoir d’achat de salariés et retraités, ne voient toujours pas que la fin du service public ferroviaire, sous prétexte de déficit et de mauvaise gestion de la SNCF,  c’est le début d’un long processus qui va effacer leurs acquis…

Car la « soi disant ouverture à la concurrence » de la SNCF n’est qu’une étape vers la privatisation qu’une transformation en Société Anonyme accélèrera…

En fait, c’est tout simplement l’application des décisions du sommet européen de Barcelone qui, en 2002, prévoyait la disparition des services publics des transports, de l’énergie, du courrier… et  la destruction des régimes de retraite existant (dont le nôtre) !

Ces décisions, approuvées pour la France, par Chirac et Jospin, vont être mises en oeuvre et impulsées par le pouvoir actuel dont chacun ferait bien de se souvenir qu’il est minoritaire : Macron ne représente que 18% des inscrits au premier tour, et 42% au second, tandis que LREM ne représente que 13,44% des inscrits au premier tour puis 16,55 au second !

C’est la perversion et la distorsion antidémocratique du mode de scrutin qui leur donne dans les institutions une majorité qu’ils n’ont pas dans les urnes !

On ne voit pas très bien en quoi la « dénationalisation » de la SNCF et l’effacement du statut actuel des cheminots permettraient la résorption de la dette de l’entreprise, dette que l’Etat lui même a construite, et améliorerait la qualité du service… Et ce, à un moment où des résultats positifs apparaissent (1) !

Qu’on se rappelle la privatisation du transport ferroviaire anglais en 1990 et les résultats catastrophiques qu’elle a donnés, au point que :  » dans les années 2010, la forte détérioration du service ferroviaire depuis sa privatisation pose la question de sa renationalisation dans le débat public. La situation s’est particulièrement dégradée dans le sud de l’Angleterre où 80 % des trains arrivent en retard. Par ailleurs, les Britanniques dépenseraient six fois plus que les Français pour se rendre sur leur lieu de travail, soit 14 % de leurs dépenses mensuelles en moyenne, tandis que les coûteuses subventions publiques délivrées au secteur privé ne permettraient pas à ce dernier de gagner en efficacité. En 2017, deux Britanniques sur trois se prononcent en faveur d’une renationalisation complète » (voir 2)

Le système allemand a fait exactement l’inverse : la « Deutshe Bahn », société dont l’Etat détient 100% du capital, a remplacé les structures privées en 1994 et gère efficacement le réseau ferroviaire général (3)…

Alors ? Valeur de la propagande gouvernementale et médiatique justifiant le démantèlement privatif  de la SNCF qui apparaît en filigrane dans le projet actuel ?

Certes, on peut penser que le statut des cheminots leur octroie des avantages trop importants, et qu’un lissage progressif s’impose, qui permettrait de le rapprocher de la norme générale…

Outre qu’on ne voit pas bien pourquoi il faudrait faire régresser les acquis de ceux qui travaillent (et qu’on doit amener à plus d’efficacité et de productivité, sans doute),  il est bon de dire ici que ce type de raisonnement, pour être pertinent, doit être appliqué à tous et à tout :

aux élus de toutes sortes (dont les privilèges sont exorbitants), aux hauts fonctionnaires (qui se gavent de la manne publique), aux membres des 60 comités nationaux où pantouflent des assoiffés de prébendes, aux subventions massives données à pléthore d’associations inutiles qui se gobergent d’argent public, au coût du fonctionnement de l’Etat, au gaspillage éhonté des décisions gouvernementales (combien va coûter la reculade sur Notre Dames des Landes ?) , aux avantages fiscaux de beaucoup et à l’évasion fiscale des nantis…

Sans parler des 45 milliards d’euros (au bas mot) que représente le déficit annuel lié à l’accueil de toutes les formes de l’immigration !

N’est-il pas bizarre d’entendre un journaliste apostropher pour ses « supposés » avantages indus un cheminot, alors que ce journaliste bénéficie d’un abattement fiscal massif et qu’il appartient souvent à un medium subventionné par l’Etat (2 milliards d’euros en 2016) ? On comprend mieux le statut de « journaleux » qui colle aux fesses de ces valets médiatiques !

Les intentions du pantin des oligarchies financières mondialistes et européistes qui squatte l’Elysée sont bien de détruire, par étapes contrôlées, tout ce que notre pays compte de services au service du public, pour imposer des privatisations, à plus ou moins long terme, dont les tenants du CAC 40 se frottent déjà les mains… C’est vrai qu’au vu de leurs bénéfices de 2017, ils ont – pour eux mêmes –  raison ! (4)

Et ces privatisations se feront aussi contre les intérêts, les conditions de travail et de rémunération des employés de ces services sans, pour autant, améliorer le service rendu… Sans pour autant, surtout, que soit pris en compte la diversité des situations : les « lignes non rentables » seront impitoyablement effacées, et maintes régions, maints territoires ruraux seront encore plus « ruralisés »… Les actionnaires du CAC 40 ne sont pas des philanthropes !

D’ailleurs, quand Veolia, par exemple, gère un service public d’eau et d’assainissement pour le compte d’une collectivité locale, croyez-vous qu’elle le fait pour le bien-être du citoyen abonné ou pour celui de ses actionnaires inscrits au CAC 40 ?

En utilisant les « ordonnances », le gouvernement veut aller vite, court-circuiter les oppositions, éviter le débat public et affaiblir le Parlement (Chambre et Sénat)… Son intention, aussi, est de discréditer les syndicats de la SNCF dont il faut bien dire qu’ils se sont discrédités tout seuls…

Les grèves successives et intempestives de ces dernières années n’ont pas revalorisé les images de syndicats perçus comme des castes d’apparatchiks  ou des groupuscules d’illuminés violents ou des assoiffés de places : les dirigeants de la CFDT qui sont allés très souvent « à la soupe » n’ont pas aidé leurs troupes sur le terrain !

De plus, ces nantis syndicaux qui jouent exagérément de leurs privilèges restent déconsidérés également parce qu’ils apparaissent comme plus immigrationnistes et islamophiles que défenseurs des employés et ouvriers, et qu’attentifs au bon fonctionnement d’une entreprise, quelle qu’elle soit…

La lutte syndicale qui permet au travailleur d’avoir l’outil de défense contre les forces économiques et financières qui le dominent est donc aujourd’hui dépréciée par la carence et l’idiotisme pro-migrants et multiculturaliste des syndicats dits « représentatifs »  mais qui ne représentent en fait que des minorités.

Cette faiblesse-là risque d’être rédhibitoire dans le conflit qui s’ouvre… D’autant que si le seul appui politique est celui de l’immigrationniste Mélenchon (qui tue d’une main ce qu’il prétend sauver de l’autre) ou les moribonds du PS et du PC, ça « risque de craindre »…

Mais il faut que cette lutte s’engage et fasse obstacle au projet macronien – qui en cache maints autres !

Souhaitons à d’autre forces politiques – et en particulier à celle qui va surgir d’un congrès lillois – d’en être partie prenante avec ces travailleurs français pour le mieux du Peuple de France !

Robert Albarèdes

1 – http://www.lepoint.fr/economie/le-sncf-annonce-une-frequentation-en-hausse-et-de-bons-resultats-27-02-2018-2198253_28.php

2- https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_ferroviaire_britannique

3 – https://fr.wikipedia.org/wiki/Transport_ferroviaire_en_Allemagne

4 – https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0301317258241-les-entreprises-ont-verse-1000-milliards-deuros-de-dividendes-en-2017-2154856.php

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/les-champions-du-cac-40-en-passe-de-degager-100-milliards-de-profits-en-2017-6181667

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/2017-s-annonce-comme-une-annee-record-pour-les-dividendes-dans-le-monde-6179027