Socialistes et islamogauchistes en guerre contre nos libertés

Publié le 31 janvier 2017 - par - 1 commentaire - 1 084 vues
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Nous pourrions nous tenir à l’écart de l’étrange combat qui se déploie sous nos yeux, sur notre territoire et au-delà sur tout le continent européen, sur ce bouleversement fondamental et historique, nous pourrions faire semblant de ne pas voir et nous vautrer dans le confort domestique et un conformisme obséquieux, nous endormir à l’ombre du feu qui couve, ne jamais soulever ce qui fâche, la mise en oeuvre possible d’un projet théocratique totalitaire, et la submersion migratoire qui l’a nourri, mais alors nous abdiquerions notre liberté, mais alors nous ne pourrions plus nous regarder en face et convoquer les mânes du courage, du sacrifice et du dépassement, nous ne serions plus « Français » c’est-à-dire des femmes et des hommes « libres ».

La liberté est une passion française et comme le souligne le grand Dominique Venner une vertu européenne. Au nom de ce principe, de cet idéal, des générations de Français se sont battus, ont perdu leur vie sur une barricade, au cours d’une charge héroïque, au sortir d’une tranchée obscure, se sont sacrifiés à Caluire et au nom du même idéal, en Russie ou à Berlin. Peu importe à quoi renvoient précisément ces sacrifices et ce courage. Il est vain de juger l’histoire, tous furent à leur manière et même outrageusement abusés des braves, et tous furent portés par cet amour pour la liberté qu’incarne leur patrie contre la tyrannie.

Il me vient à l’esprit l’essai sur les libertés de Raymond Aron et les discussions ou les polémiques entre les « libertés formelles » de Marx et les « libertés réelles » invoquées par Tocqueville. Pour ce dernier, s’appuyant sur son expérience américaine, les libertés formelles c’est-à-dire les libertés politiques devaient conduire dans le cadre d’un épanouissement économique aux libertés réelles (recul de la pauvreté et des dépendances économiques des individus, égalisation des conditions et arrachement des hommes aux contingences sociales et naturelles). Tocqueville mettait en exergue cette dialectique libérale des libertés que les marxistes et avant lui un précurseur comme Gracchus Baboeuf dans la dernière phase de la Révolution française (« Conjuration des Egaux » afin de passer de l’égalité « proclamée » à l’égalité « dans les faits » ou parfaite égalité jusqu’au bonheur commun) dénonçaient comme inopérante, justifiant ainsi un changement socio-économique radical qui substituerait à une révolution bourgeoise et libérale maintenant l’oppression et l’exploitation du peuple laborieux, une révolution dite populaire et communiste. Peu importe aussi les contradictions inhérentes au projet communiste et sur certains points, la légitimité de sa critique contre les offenses d’un capitalisme dans sa première phase particulièrement sauvage, et le résultat que l’on connaît, la dictature et l’absence totale de liberté.

D’une manière générale, la gauche contemporaine demeure empêtrée dans cette contradiction entre deux principes, l’égalité réelle et totale, principe obsessionnel qu’elle promet imprudemment et qu’elle instrumentalise souvent à dessein hypocritement se construit toujours contre notre liberté, et au final, cette furie égalitariste hypothèque à la fois la prospérité tandis qu’elle nous oppresse. Tout semblait dépassé et soldé définitivement en 1989 et bien avant, ce qui faisait dire à François Chazel, professeur émérite de sociologie à Paris IV Sorbonne, commentant Aron dans la revue française de sociologie en 1966 « En effet la consolidation de la démocratie libérale en Europe est allée de pair avec un exceptionnel taux de croissance : aussi assiste-t-on à un apaisement des passions, qui s’exprime dans le conformisme de l’optimisme occidental actuel et le recul des idéologies, comme systèmes globaux d’interprétation. Il est — ou il paraît — légitime de penser que les trois idéaux des sociétés occidentales, le destin personnel, la citoyenneté bourgeoise et l’efficacité technique sont en mesure de trouver un accomplissement ».

Même si cette période de croissance s’achevait à la fin des années 70, la chute des régimes communistes à la fin des années 80 paraissait mettre un point final à l’opposition entre ses deux déclinaisons de la liberté en meilleure harmonie au moins pour ce qui est de l’Occident…

Pour autant, en France (et encore davantage en Allemagne et en Autriche), « avec les meilleures intentions du monde », de funestes coups ont été portés au principe des libertés politiques dès 1972 (loi Pleven), puis en 1990 (loi Gayssot) et jusqu’à nos jours. Sur ce dernier point, là où les historiens faisaient « loi » à travers leurs controverses et leurs divergences, des groupes de pression mus par des intérêts et des considérations communautaires ont cru bon devoir faire intervenir « le droit » pour délimiter, limiter, contraindre, travestir les recherches et débats historiques. Grave erreur, puisque c’était introduire du même coup la répression, le délit de recherche et bientôt le crime dans le fait même de faire de l’histoire en premier lieu « sur le sujet qu’aucun historien ne peut aborder sans risquer la ruine et l’emprisonnement » à partir des interprétations orientées idéologiquement des magistrats répudiant le droit au nom de leurs dogmes idéologiques.

Les procès actuels qui ciblent prioritairement les mouvements de résistance contemporains dont Riposte Laïque et leurs figures emblématiques, ainsi que tous les penseurs, leaders politiques ou d’opinion, intellectuels, dont le dernier en date est l’infortuné historien Georges Bensoussan procèdent de ces lois liberticides et d’une certaine « gauche » abonnée aux procès politiques et à la justice d’exception depuis les tribunaux révolutionnaires de la terreur quelle soit française, soviétique, asiatique. A partir des lois scélérates initiales et à travers les tribunaux liés au pouvoir, nous sentons que l’omnipotente institution judiciaire animée notamment par ceux du « syndicats de la magistrature » a déclaré la guerre à l’esprit tout court. Il existe une volonté à travers la multiplication des procès politiques (12 procès politiques à l’encontre de la dissidente Christine Tasin, professeur agrégé de lettres classiques, et 43 à l’encontre de Riposte Laïque depuis 2007) de réprimer toute opinion construite, étayée par des faits évoquant et critiquant les méfaits extraordinaires des maux qui nous accablent.

Quelle terrible régression pour la France et une partie de l’Europe qui voient leurs libertés formelles bafouées par un système polico-judiciaire socio traître et leurs libertés réelles les plus élémentaires remises en cause par des principes théocratiques extérieurs à notre culture ancestrale. L’islamo gauchisme qui nous livre une lutte à mort est une réalité politique avérée à travers cette terrible alliance dont Hamon est en France l’idéal-type ou l’incarnation.

François-Xavier Laisne

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Notifiez de
Tonio

INCROYABLE ce qui se passe sous nos yeux : la caste au pouvoir est tout bonnement en train d’écarter (de force) F. FILLON, pour le remplacer par JUPPE ou BAROIN !!! « Le peuple a mal voté ? Il faut réparer ça ». Alors, pour les gens lucides, je dirais « Préparons-nous psychologiquement pour les mois à venir car il va y avoir du sport ! « . CQFD